La taille des classes sur la sellette

La politique menée pour réduire la taille des classes n’a pas nécessairement favorisé la réussite scolaire en France. Cet avis rendu en mars par le Haut Conseil de l’évaluation de l’école (HEEC) au ministre français de l’Éducation, Jack Lang, jette le doute sur un principe tenu pour acquis depuis 30 ans. Selon le HEEC, seule une baisse des effectifs dans les classes de primaire, dans les écoles avec une population défavorisée, a un effet significatif.

Entre 1966 et 1999, les politiques menées pour améliorer la réussite scolaire en réduisant la taille des classes ont fait passer les effectifs moyens de 43,7 à 25,5 élèves dans les classes dematernelle, et de 28 à 22,3 élèves dans le primaire.Or, selon le HEEC, il ne peut y avoir de résultats significatifs que si la taille des classes passe très nettement sous la barre des 20 élèves. De telles mesures seraient coûteuses : 300 millions de francs par an pour ramener les classes primaires à 18 élèves dans l’ensemble du système éducatif français. Le HEEC préconise d’évaluer les résultats de ces classes réduites pour déterminer si de telles dépenses sont justifiées. À ses yeux, d’autres mesures telles que l’aide individuelle aux élèves ou le renforce-ment de la formation des enseignants pourraient s’avérer plus efficaces au regard de leur coût.



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