Croissance du bio

La proportion des terres agricoles occupées par l’agriculture biologique a augmenté significativement ces dix dernières années. Cependant, alors que plusieurs pays subventionnent activement la reconversion à l’agriculture biologique, celle-ci, en surface cultivée, reste bien inférieure aux autres pratiques agricoles.

Comme le montrent les espaces vides du graphique, l’agriculture biologique représente moins de 1 % de la surface totale cultivée des pays de l’OCDE. Elle s’est développée rapidement en Autriche et en Suède. Parmi les pays du G7, la croissance la plus rapide a été en Allemagne et en Italie. Un des attraits de l’agriculture biologique est qu’elle réduit la pression de l’agriculture sur l’environnement, surtout en matière de polluants chimiques. Mais pour atteindre les niveaux de productivité de l’agriculture "conventionnelle", il faudrait augmenter significativement les surfaces cultivées ; et en exploitant davantage d’espaces naturels afin d’amener la production au niveau des besoins actuels, on risquerait alors de réduire la biodiversité. Par ailleurs, il serait possible d’améliorer la productivité (et par conséquent baisser les prix de revient) si une plus grande part des dépenses allouées à la recherche sur l’agriculture conventionnelle était affectée à l’agriculture biologique. En bref, pour décider si l’une des pratiques agricoles est plus avantageuse que l’autre ou s’il vaut mieux une pratique agricole mixte, il faut comparer objectivement leurs coûts économiques et environnementaux relatifs avec leurs bénéfices.© L’Observateur de l’OCDE, Nº226/227, Été 2001



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