« Les enfants ne sont pas très doués pour écouter leurs ainés, mais ils ne manquent jamais de les imiter », faisait jadis observer James Baldwin. Et de fait, les jeunes enfants puisent la plupart de leurs repères sociaux et éducatifs chez les adultes qui s’occupent d’eux, comme le montre une méta-analyse sans précédent de 44 études sur l’accueil des jeunes enfants publiée récemment par l’OCDE. Ces études confirment collectivement que la qualité des interactions avec les accueillants est le principal déterminant du développement des enfants dans les structures d’accueil.

En ce qui concerne l’emploi et les revenus, la qualité compte aussi. En effet, comme il a déjà été écrit dans ces pages, un bon salaire, la sécurité de l’emploi et des conditions de travail décentes vont de pair avec un taux d’emploi élevé. De nouvelles données de l’OCDE sur la qualité de l’emploi dans 45 pays étayent cet avis. Les données portent sur trois grandes dimensions du bien-être : la qualité des revenus d’activité, c’est-à-dire la contribution de l’emploi au niveau de vie matériel et à la distribution des revenus dans la population active ; la sécurité de l’emploi, à savoir le risque de chômage et son coût ; et la qualité de l’environnement de travail.

« Le commerce qui, sans être forcé ni contraint, s’établit naturellement et régulièrement entre deux places, est toujours avantageux », écrit Adam Smith dans La richesse des nations.

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Quel est le rapport entre le dentifrice, la crème glacée et l’économie circulaire ? Aucun, diriez-vous ? C’est que vous n’êtes pas en Finlande ! Direction Äänekoski, dans le Pays aux mille lacs. Là-bas, non loin de l’usine papetière, s’est implantée la multinationale CP Kelco, qui transforme les résidus pâteux de sa voisine en CMC (carboxyméthylcellulose), un polymère naturel utilisé comme épaississant dans la fabrication des glaces et du dentifrice.

En un froid jour d’hiver 2014, j’attendais le Secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurría, et mes autres collègues, dans une limousine noire devant l’austère silhouette du parlement à Helsinki. Une ambiance digne des polars de John le Carré. Il se faisait tard. La délégation de l’OCDE que j’attendais rencontrait Alexander Stubb, alors ministre des Affaires européennes et du Commerce extérieur. M. Stubb, l’un des hommes d’État les plus europhiles et férus de technologie de son pays, allait peu après devenir Premier ministre. Que de chemin parcouru par la Finlande en cinquante ans !

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Le moment est venu d’engager des initiatives budgétaires efficaces et de promouvoir des politiques commerciales inclusives.

Balázs Gyimesi L’Observateur de l’OCDE

Des jeunes descendent une rue animée. Un homme muni d’une caméra les arrête et leur pose quelques questions sur ce qu'ils préfèrent dans leur pays. Ils répondent qu'ils aiment la nourriture, la plage et d’autres choses encore. Puis, l'homme leur demande ce qu'ils n'aiment pas dans leur pays. La conversation porte rapidement sur la corruption. Tu veux obtenir ton permis de conduire ? « Le seul moyen de réussir l'examen, c'est de donner un pot-de-vin. » Tu veux obtenir ta carte étudiante sans devoir attendre un temps fou ? « Rajoute un billet de 10 €. »

Manifestation sur les start-up, Helsinki, Finlande ©Jmohammad-saifullah

Si la plupart d’entre nous passons nos soirées à nous adonner à la lecture ou à visionner la dernière série Netflix, les Finlandais, eux, se forment à l’intelligence artificielle (IA). À l’été 2017, Teemu Roos, professeur d’informatique à l’université, apprend que le gouvernement recherche de nouveaux moyens d’enseigner aux néophytes les rudiments de l’intelligence artificielle, dans le cadre d’une initiative de formation continue. L’objectif n’est pas de former des ingénieurs dans le domaine de l’apprentissage automatique, mais d’expliquer aux citoyens le fonctionnement des réseaux neuronaux, et la façon dont l’IA modifie notre façon d’accomplir certaines tâches

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Le commerce illégal d’espèces sauvages est l'une des formes de commerce illicite les plus rentables au monde, une industrie internationale de plusieurs milliards de dollars dont le volume et le degré de sophistication ne font que croître. On estime que la valeur annuelle de ce commerce se situe entre 7 et 23 milliards USD, si bien qu'il constitue une partie lucrative d'une criminalité environnementale plus large qui se chiffre à plus de 175 milliards USD.

Saviez-vous que chaque année, aux États-Unis, près de 730 personnes meurent en tombant de leur lit, tandis que seulement neuf sont tuées par des djihadistes ? Quelle cause de décès, à votre avis, inquiète le plus les Américains ?

La plupart des individus croient certainement prendre leurs décisions en toute intégrité. Pourtant, un certain nombre d’éléments probants sur les comportements révèlent qu’il n’en est rien. Nous avons rarement conscience de dévier des normes éthiques car justifications et autres jugements partiaux modifient notre perception de ce qui constitue un manquement à l’intégrité.  

Depuis le baby-boom, toutes les générations ont vu leur classe moyenne se réduire et perdre de son influence économique. Faut-il s’en préoccuper ? Le rapport Sous pression : la classe moyenne en perte de vitesse répond par l’affirmative et démontre qu’une classe moyenne robuste et prospère est essentielle à la bonne santé de l’économie et à la cohésion sociale. La classe moyenne soutient la consommation, stimule l’investissement dans l’éducation, la santé et le logement et paie des impôts qui servent à financer la protection sociale. Les sociétés qui reposent sur une classe moyenne forte affichent de plus faibles taux de criminalité et des niveaux plus élevés de confiance et de satisfaction à l’égard de la vie. Elles jouissent également d’une plus grande stabilité politique et d’une bonne gestion des affaires publiques.

Premier magasin Artek d’Helsinki, 1936. Photographie spécialement mise à la disposition de l’Observateur de l’OCDE par Artek. ©Artek Collection, musée Alvar Aalto

La Finlande est, pour les designers, les architectes et les artistes, une contrée, une nation, une culture réputée pour son architecture et son design de grande qualité. En tête de peloton dans les enquêtes sur le bonheur et l’éducation, elle produit des icônes du sport combatives, et des biens de haute technologie et des jeux vidéo de renommée mondiale. C’est aussi un pays marqué par une incidence relativement élevée des maladies mentales, qui s’efforce de faire baisser son taux de suicide. Une terre faite d’extrêmes, d’émotions, de talents et d’attentes très variés.

Nous sommes fiers d’avoir contribué, par nos éclairages et nos orientations, à la rédaction de ce rapport, qui constitue la première étude d’ampleur mondiale jamais menée sur les économies autochtones et le développement régional. Communautés et dirigeants autochtones ont été associés tout au long de ce travail, qui arrive à point nommé. Alors que, partout dans le monde, les peuples autochtones sont de plus en plus nombreux à obtenir une reconnaissance juridique de leurs titres autochtones et de leur droit sur les terres et la mer, nous devons impérativement venir à bout des obstacles à l’application de ces droits, et les traduire en une hausse des revenus pour les autochtones. La réconciliation implique de résoudre la question des titres fonciers des autochtones, et d’associer concrètement ces derniers à la planification de la protection et de l’utilisation durable des terres, de l’eau, des ressources naturelles et de la vie sauvage. Elle passe également par la prise en compte des autochtones et de leurs points de vue dans la gouvernance et l’élaboration de l’action publique à tous les niveaux.

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Transformation numérique, changement climatique et urbanisation modifient nos vies et nous obligent à trouver de nouvelles manières de transporter les biens et les personnes. Nous devons réduire nos émissions de carbone et rendre la circulation plus sûre et plus fluide. Les outils numériques peuvent nous y aider. Après tout, des appareils de la taille d’une carte bancaire nous permettent de transférer des données quasi instantanément et d’accéder à l’internet partout dans le monde. Les technologies de téléphonie mobile nous offrent des services dont nous n’aurions pas même osé rêver il y a quelques années.

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Il y a sept ans, Arvo (ce n’est pas son vrai nom) posait le pied dans ce bâtiment pour la première fois. À l’époque, c’était un foyer de l’Armée du Salut d’assez mauvaise réputation et réservé aux hommes sans domicile fixe. Arvo se souvient encore du moment où il a ouvert la porte du dortoir : trois hommes étaient assis sur leurs lits, l’air triste et déprimé. C’est là qu’il allait vivre pendant quelques années.

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Entre le mécontentement populaire, les manifestations et les appels à un retour au protectionnisme, parcourir les gros titres ne laisse pas de place au doute : trop de citoyens se sentent laissés pour compte ou tout simplement exclus. Les crises économiques et sociales ont renforcé ce sentiment et ces fractures sont perceptibles dans nos régions. Nous aurions dû prévoir qu’en nous focalisant sur les moyennes nationales, nous risquions de perdre de vue les besoins de bon nombre de collectivités. Les carences de nos politiques régionales et l’insuffisance des efforts consentis au niveau des territoires sont manifestes, et il n’est pas surprenant que la population perde patience. Toutefois, une analyse plus approfondie de ces fractures régionales montre qu’en redonnant un élan stratégique aux politiques de développement régional, notamment dans le contexte de la transformation numérique à l’œuvre, il est possible de transformer les handicaps géographiques d’aujourd’hui en opportunités de demain.

Un centre de soins dans la ville de Surabaya, Java oriental, Indonésie. © spotters/Shutterstock

Quiconque voudrait apporter la preuve du rôle précieux que joue la protection sociale dans nos économies ne devrait pas chercher plus loin qu’en Indonésie. En effet, avec plus de 260 millions d’habitants répartis sur un archipel de plus de 6 000 îles, les obstacles d’ordre administratif comme logistique y sont monnaie courante ; même l’élection du président indonésien le 17 avril a été saluée comme une prouesse.

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Nous pouvons tous connaître un problème d’ordre mental à un moment donné dans notre vie. Dans l’Union européenne, les maladies mentales concerneraient une personne sur six. En Finlande, où leur fréquence est la plus élevée d’Europe, près d’une personne sur cinq serait touchée. Les troubles de la santé mentale engendrent un coût important : prise en charge, régimes de sécurité sociale, baisse de l’emploi et perte de productivité s’élèvent à près de 4 % en moyenne du PIB des pays de l’UE. En Finlande, le coût estimé est encore plus élevé, atteignant 5.3 % du PIB en 2016.

« Aime chacun, fie-toi à peu, ne fais tort à personne » : le conseil de William Shakespeare dans Tout est bien qui finit bien est toujours valable aujourd’hui. Après la crise financière de 2008, il semblerait que cette recommandation, en particulier sur la confiance, ait été suivie. Les pouvoirs publics et les institutions économiques ont perdu la confiance des citoyens. En conséquence, beaucoup d’institutions et de pays de l’OCDE font désormais de la mesure de la confiance, aussi difficile à conquérir que facile à perdre, une priorité. Comment quantifier avec exactitude et acuité le degré de confiance qui règne entre deux personnes ou entre une personne et une institution ? C’est justement ce qu’ont entrepris de faire les Lignes directrices de l’OCDE sur la mesure de la confiance.

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À l’occasion du 50e anniversaire de l’adhésion de la Finlande à l’OCDE, nous avons invité cinq personnalités à répondre à la question suivante : Selon vous, en Finlande, quelle réalisation a marqué ces 50 dernières années et quel est le principal défi des pouvoirs publics pour les cinquante prochaines années ?

Un centre de soins dans la ville de Surabaya, Java oriental, Indonésie. ©spotters/Shutterstock © spotters/Shutterstock

Quiconque voudrait apporter la preuve du rôle précieux que joue la protection sociale dans nos économies ne devrait pas chercher plus loin qu’en Indonésie. En effet, avec plus de 260 millions d’habitants répartis sur un archipel de plus de 6 000 îles, les obstacles d’ordre administratif comme logistique y sont monnaie courante ; même l’élection du président indonésien le 17 avril a été saluée comme une prouesse.

Trois milliards et demi de GBP, soit près de 4.5 milliards USD, c’est la somme que l’économie britannique perdrait chaque année à cause des problèmes de droit et des litiges en cours. Dans les démocraties, les systèmes judiciaires sont censés avoir pour fonction essentielle d’assurer l’égalité et l’efficacité de l’accès aux services juridiques — notamment à la médiation et à la représentation juridique. Comme le montre la publication Equal Access to Justice for Inclusive Growth, l’égalité d’accès aux services juridiques est certes une bonne chose en soi, mais elle joue également un rôle fondamental dans la promotion d’une croissance économique inclusive.

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Voici 70 ans, le scientifique Alan Turing se demandait en philosophe si les machines possédaient ou non la faculté de penser. Forgé en 1956, le terme d’intelligence artificielle, et son acronyme IA, se rencontrent aujourd’hui partout. Les percées réalisées depuis 2011 par les techniques d’apprentissage automatique–une forme d’IA régie par une approche statistique–ont considérablement accru les capacités prédictives des machines. C’est à l’une de ces techniques, appelée « réseaux neuronaux », ainsi qu’à l’existence de bases de données colossales et à la puissance de calcul disponible, que l’IA doit son développement fulgurant.

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Akira Mizubayashi est un écrivain japonais (né en 1952) qui a choisi d’écrire en français. Dans son essai « Une langue venue d’ailleurs », il explique ce choix et ses conséquences : « Le jour où je me suis emparé de la langue française, j’ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d’origine a perdu son statut de langue d’origine. » Ceci est un bel hommage à la langue française. Il ne parle pas cependant de la francophonie, simplement parce que ce mot, ce concept, cette « chose » manque d’élégance. Moi-même j’utilise très rarement ce terme parce qu’il ne correspond pas à l’étendue entière de ce qu’il est censé couvrir.

La plupart d’entre nous pense sans doute prendre des décisions avec intégrité, mais les sciences comportementales nous démentent. Nous n’avons souvent même pas conscience–quand nous le faisons–de nous écarter des normes éthiques, simplement parce que nos justifications et la partialité de nos jugements faussent notre perception même de ce qui constitue une atteinte à l’intégrité.

Dans l’Amérique du Nord des années 1600, les pionniers ruinés par une mauvaise récolte partaient souvent pour de nouvelles terres. Mais, pour faire des économies, ils brûlaient leur maison et récupéraient les clous afin de les réutiliser. Cela nous évoque une image de bouillonnement, d’ingéniosité et de mouvement, qui a contribué à forger un mythe que beaucoup d’Américains chérissent encore. 

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Pour saisir la profondeur du Printemps arabe en Égypte en 2011, il faut le situer dans l’histoire longue du pays et y voir le point d’orgue d’une série de soulèvements. S’y dessine alors la conquête progressive du libre-arbitre et d’une conscience citoyenne.

Nicolas Anelka, Trappiste devenu star du foot GLYN KIRK / AFP

À 25 kilomètres de Paris, dans les Yvelines, la ville de Trappes comptabilise le plus grand nombre de départs pour la Syrie en Europe. Comment cette ville, lieu de naissance de nombreuses célébrités françaises comme Jamel Debbouze, Omar Sy, Nicolas Anelka ou encore Sofia Aram, en est-elle arrivée à ce triste record ?

Jules Renard, auteur français, écrivait en 1907 : « Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain, ils ne le sont plus. » Pourquoi ? Parce qu’au bas et au sommet de l’échelle de distribution des revenus persistent un plancher et un plafond « collants ». Aujourd’hui, il faut en moyenne quatre à cinq générations pour que les enfants appartenant aux 10 % les plus pauvres de la population se hissent au niveau de revenu moyen. En parallèle, dans des pays comme l’Allemagne ou les États-Unis, 50 % environ des enfants issus de familles aisées seront eux aussi riches.

Données économiques

PIB +0,2% T4 2019
Échanges exp -0,1% ; imp -1,3% T4 2019
Inflation annuelle 2,3% janvier 2020
Chômage 5,1% janvier 2020
Mise à jour: 11 mars 2020

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