Un cycle pour le développement

Direction des échanges
Une plus grande libéralisation des échanges promet d’apporter d’énormes avantages à tous les pays, quel que soit leur stade de développement. Les intérêts des pays non membres sont considérés comme étant particulièrement importants pour la réussite de tout cycle de négociations, à tel point qu’au sein de certains cercles, on parle de « Cycle pour le développement ».
Les avantages potentiels de la libéralisation des échanges sont considérables, qu’ils soient exprimés par rapport au PIB où en termes d’amélioration du bien-être. Des simulations réalisées par l’OCDE montrent que si l’on procède uniquement à une libéralisation mondiale et totale des droits de douane, en 2101, le bien-être mondial en termes nets pourrait être supérieur d’environ 1 200 milliards de dollars des États-Unis (aux prix de 1995) à ce qu’il serait si les niveaux de protection tarifaire demeuraient inchangés. Cela équivaut à une progression de 3 % du PIB mondial.Selon ces estimations, c’est l’Inde qui enregistrerait les gains les plus importants en pourcentage du PIB (9,6 %). Ils seraient également appréciables en Chine, où ils représenteraient 5,5 % du PIB. Les simulations de l’étude révèlent en outre que les pays de l’Afrique subsaharienne, en tant que groupe, amélioreraient leur PIB de 3,7 %, ce qui pourrait alors faire « décoller » cette région caractérisée par une faiblesse chronique de ses taux de croissance. En fait, cette progression produirait des gains annuels de 11 milliards de dollars, soit pratiquement l’équivalent de l’aide publique au développement accordée à l’Afrique par les pays de l’OCDE en 1997 (11,37 milliards de dollars).D’autre part, l’étude montre que, quelle que soit la taille des économies, la participation aux échanges internationaux, dans le cadre de règles et disciplines strictes établies par le biais de négociations multilatérales (par opposition à des négociations bilatérales) procurent encore plus d’avantages. Cela vient du fait que les règles multilatérales offrent des chances égales à tous les acteurs, de sorte que les grandes et les petites économies se trouvent placées sur un pied d’égalité en termes de concurrence. De plus, les pays en développement, dont la taille des marchés est relativement plus petite, et qui dépendent donc davantage des exportations comme moteur de la croissance, ont un avantage comparatif dans une gamme plus restreinte de produits et de services. Cela signifie que, par rapport aux pays industrialisés, ils ont un intérêt proportionnellement plus important à ce que l’économie mondiale connaisse une croissance vigoureuse et saine. Pour plus d'informations, envoyez un e-mail à: ech.contact@oecd.org


Données économiques

PIB +0,2% T4 2019
Échanges exp -0,1% ; imp -1,3% T4 2019
Inflation annuelle 2,3% janvier 2020
Chômage 5,1% janvier 2020
Mise à jour: 11 mars 2020

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

<b>Abbonez-vous!</b>

Pour votre edition
de l’Observateur de l’OCDE livré en anglais chez vous



Edition Q2 2019

Editions précédentes sur Issuu

Ne manquez pas

  • "D’ordinaire, il faut des livres ou des discours pour changer notre regard. Cette fois, c’est un site Internet qui vient révolutionner notre vision de l’Afrique urbaine. Lancé jeudi 22 novembre dans le cadre du huitième sommet Africités, à Marrackech, Africapolis.org arrive comme un outil majeur pour comprendre la ville africaine de 2018 et anticiper celle de 2050." Lisez l'entretien du journal "Le Monde" avec Laurent Bossard, Directeur du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest de l’OCDE, ici.
  • Le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, avec le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
  • Star des mathématiques, le français Cédric Villani a remis son rapport sur l’intelligence artificielle au Président Macron le 28 mars. Retour sur ce qu’il expliquait à propos des problèmes de biais d’algorithmes de l’IA à l'OCDE en octobre 2017. Cliquez ici pour regarder le vidéo.
  • Le 24 janvier, la Barbade, la République de Côte d’Ivoire, la Jamaïque, la Malaisie, le Panama et la Tunisie ont signé la Convention multilatérale BEPS, portant à 78 le nombre de signataires. Cette Convention renforce les conventions fiscales existantes et restreint les possibilités d’évasion fiscale par des entreprises multinationales.
  • Suite aux révélations des Paradise Papers, Pascal Saint-Amans, Directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE, s’exprime sur France Inter. Un éclairage essentiel sur ce « scandale de la légalité », l’ampleur de l’optimisation fiscale, et le travail très concret de l’OCDE. A ne pas manquer.
  • Bien que la pauvreté relative n'ait cessé de reculer depuis trente ans, il y a beaucoup plus d'inégalités entre les riches et les moins riches. Ana Llena Nozal, OCDE, participe à la discussion sur la question (RFI).
  • Le logement abordable, un defi pour l'Europe : un article du Monde sur la hausse des inégalités liée au renchérissement de l'immobilier.

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2019