Le prix du risque

L’économie de la sécurité
Les outils de sécurité high tech permettent sans doute de renforcer la sécurité dans le monde, mais ils constituent aussi un marché lucratif. D’après les estimations citées dans L’ économie de la sécurité, cette activité en pleine expansion représente un marché mondial de USD 100 à 120 milliards. C’est aux États-Unis que le chiffre d’affaires de la sécurité est le plus élevé, avec USD 40 milliards. Viennent ensuite l’Allemagne, avec environ USD 4 milliards, puis la France et le Royaume-Uni, avec chacun USD 3 milliards.
L’ économie de la sécurité regroupe des articles d’experts internationaux issus des milieux gouvernementaux, des entreprises et des cercles universitaires, qui analysent cette demande d’une sécurité renforcée et la réponse que lui apportent les marchés et les sociétés. Certes, la criminalité a globalement diminué dans les pays de l’OCDE, mais la mondialisation, en favorisant une plus grande liberté de circulation des biens, des capitaux et des personnes, a aussi facilité le vol et la contrebande. Le coût global de la criminalité est considérable ; il est estimé à environ 20 % du PIB aux États-Unis et 7 % au Royaume-Uni.De plus, le risque de dommages à grande échelle dû à des actes de terrorisme s’est accru, indique L’ économie de la sécurité. La peur, le secret, la suspicion envahissent nos vies et influencent les stratégies des entreprises et des pouvoirs publics. D’aucuns voient dans les nouvelles technologies une solution, que ce soit pour vérifier l’identité ou surveiller des transactions par carte de crédit.Mais qu’advient-t-il lorsque la technologie de la sécurité est exploitée à des fins plus invasives et condamnables ? L’ économie de la sécurité met en garde contre une tendance grandissante à utiliser les bases de données non seulement pour classer et identifier les personnes et contrôler leurs horaires de présence sur le lieu de travail, mais aussi pour les catégoriser, parfois à leur insu, comme délinquants potentiels ou comme clients potentiels. L’ économie de la sécurité examine les implications sociales et politiques de ces risques.L’enjeu est de trouver l’équilibre optimal entre mesures de sécurité et efficience. À court et à moyen terme, une sécurité accrue peut revenir très cher, mais dans la mesure où elle peut prévenir des dommages et des perturbations très graves, elle peut s’avérer à long terme extrêmement rentable. L’ économie de la sécurité prend l’exemple d’un nouveau système de détection électronique proposé par les douanes américaines qui, grâce à un meilleur suivi des marchandises, pourrait permettre aux importateurs américains d’économiser environ USD 22 milliards sur 20 ans et épargnerait plus de USD 4 milliards de dépenses aux services douaniers américains. Le passage en douane des marchandises serait certes plus lent, mais il serait plus sécurisé et moins coûteux. ISBN 9264-10772X. Voir www.oecd.org/bookshop pour les commandes .© L’Observateur de l’OCDE, N°244, Novembre 2004


Données économiques

PIB +0,2% T4 2019
Échanges exp -0,1% ; imp -1,3% T4 2019
Inflation annuelle 2,3% janvier 2020
Chômage 5,1% janvier 2020
Mise à jour: 11 mars 2020

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