Esclavage moderne

Cet article présente un panorama intéressant et actualisé de toutes les initiatives prises ces dernières années pour empêcher l’esclavage moderne. Il démontre que les mesures facultatives ne suffisent pas à changer les choses en profondeur (ce n’est pas nouveau). Les codes de conduite sont efficaces lorsqu’ils s’accompagnent de subventions et mécanismes de crédit, de procédures et campagnes d’arbitrage ou encore d’obligations de transparence. 

Cela vaudrait la peine de s’attacher à élaborer une stratégie pour les entreprises et les régions à la traîne. Il arrive un moment où les entreprises qui ont recours à l’esclavage moderne ne peuvent pas être plus compétitives qu’à l’heure actuelle. Les traités maritimes ont adopté la clause du « traitement pas plus  favorable » envers les États non-parties, et ce principe pourrait également alimenter le débat sur la responsabilité sociale des entreprises. Les entreprises, en particulier celles qui n’ont pas de relations directes avec le consommateur, ont encore intérêt à ne pas appliquer les modalités proposées. 

Toute initiative au niveau de la chaîne d’approvisionnement n’aura qu’une incidence très limitée si les producteurs ne peuvent pas vendre leurs produits à un prix raisonnable et si les travailleurs ne reçoivent pas un salaire décent.

Sander van Bennekom, commentaire sur l’article « Tackling modern slavery in global supply chains », oecdinsights.org, mars 2015

©L'Observateur de l'OCDE n°306 T2 2016




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