Israël : allègements fiscaux inopportuns

Quoique faible, la croissance positive du deuxième trimestre de 2009 a marqué le début de la reprise. Les anticipations concernant des hausses de la fiscalité indirecte ont suscité une poussée des ventes automobiles, et les dépenses de l’État ont augmenté rapidement en raison de l’abandon d’une politique restrictive à cet égard. Les taux de croissance de la consommation de biens non durables, de l’investissement et des exportations sont tous redevenus positifs. L’activité économique devrait se ressaisir tout au long de la période considérée. Les pressions inflationnistes sous-jacentes resteront probablement modérées, mais les risques de divergence par rapport à ce scénario s’accroissent. Le dernier budget de l’État limitait la hausse du déficit, mais s’appuyait de manière excessive sur des mesures de court terme pour atteindre les objectifs de déficit et de dépenses, et les allègements fiscaux prévus pour les personnes morales et physiques en 2010 sont inopportuns. La Banque d’Israël a précocement adopté une position moins expansionniste, mais la persistance de ses interventions sur le marché des changes risque de créer des pressions inflationnistes supplémentaires et de détériorer la crédibilité et la cohérence de l’action publique.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010




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