Transit air-sol

Les aéroports : des plaques tournantes multimodales

Lorsque l’Airbus A380, le plus gros avion de ligne jamais construit, effectuera son premier atterrissage en service commercial, en 2006, les pistes auront été allongées en conséquence et l’on aura trouvé le moyen de faire débarquer rapidement et en toute sécurité 555 passagers.

Mais les voyageurs pourront-ils aisément rejoindre leur domicile ? Nos modes de transport actuels le leur permettront-ils ?La plupart des aéroports sont déjà confrontés à ce problème. Selon le rapport de la table ronde de la CEMT, intitulé Les aéroports : des plaques tournantes multimodales, d’ici à 2020, le trafic mondial de passagers sera multiplié par deux et demi, et le nombre de départs sur les liaisons passagers actuelles et à venir augmentera de 86 %.La plupart des voyageurs arrivent à l’aéroport en voiture. Bien que la congestion routière croissante aggrave les risques de retard, les voyageurs ainsi que le personnel des aéroports utilisent de plus en plus la voiture. Déposer en voiture le voyageur devant l’aérogare ou l’y aller chercher est une pratique tellement répandue que certains aéroports ont aménagé des « parkings pour portables », c’est-à-dire des espaces de stationnement pour les conducteurs qui attendent que le voyageur qu’ils viennent chercher les appelle sur leur portable. À l’aéroport O’Hare de Chicago, l’un des plus fréquentés du monde, on a aménagé des « parcs d’attente » distants, reliés par une navette ferroviaire aux aérogares, où les automobilistes peuvent attendre les voyageurs.On a jusqu’à présent considéré les aéroports dans une optique modale spécifique, comme un complexe constitué de pistes, de voies de circulation et d’aérogares, ignorant en général la question de savoir comment les voyageurs s’y rendent. Les aéroports : des plaques tournantes multimodales examine différentes pistes pour absorber le trafic induit par les aéroports à l’avenir, notamment les services de cars, le métro aéroport-centre ville, l’intégration de l’aéroport au réseau ferroviaire et l’ « ascenseur horizontal ». Cette dernière innovation, qui se veut un système de transport « personnel » rapide, repose sur l’utilisation de cabines qui acheminent 3 ou 4 personnes à la fois de leur point de départ à leur destination, sans avoir à s’arrêter, sur un réseau ferré à l’intérieur de l’enceinte aéroportuaire. Il est toutefois permis de se demander si l’arrivée d’un A380 ne risque pas de causer des embouteillages aux « stations d’ascenseur » des aérogares. ISBN 9282-10339. Voir les pages « Nouvelles publications » ou le site www.ocdelibrairie.org pour commander l’ouvrage.©L’Observateur de l’OCDE n° 248, mars 2005



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