La Corée et l’OCDE : les 20 ans passés et le futur

Ministre des Affaires étrangères, République de Corée

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Cette année marque le 20e anniversaire de l’adhésion de la Corée à l’OCDE. Devenue membre de l’OCDE en 1996, après son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce en 1995 dans le cadre de ses efforts d’ouverture à la mondialisation, la Corée s’est hissée au rang de véritable puissance moyenne, apportant activement sa contribution à la communauté internationale.

L’OCDE – un groupe de pays partageant les valeurs de la démocratie et de l’économie de marché – a particulièrement contribué à l’amélioration globale de la politique, de l’économie et de la société coréennes. Pays exemplaire pour avoir instauré la démocratie et assuré son développement économique, la Corée a apporté une humble contribution à la mise en place de la gouvernance mondiale.

Le pays a évidemment connu son lot de problèmes au cours des deux dernières décennies. Immédiatement après son adhésion à l’OCDE, la crise financière asiatique l’a durement frappé. Pour certains, la Corée n’aurait jamais dû entrer dans ce club. D’autres lui reprochèrent même de sabrer le champagne trop tôt.

Cependant, le chemin emprunté jusqu’ici montre clairement que la Corée a pris la bonne décision au bon moment. Les recommandations et normes internationales de l’OCDE ont contribué à améliorer les politiques et institutions coréennes. Pour le peuple coréen et son gouvernement, l’OCDE s’est imposée comme un conseiller particulièrement digne de confiance.

En tant que partenaire solide, la Corée a joué un rôle de premier plan dans les débats de l’OCDE sur un large éventail de questions, notamment le développement, la lutte contre la corruption, l’économie numérique, l’innovation, l’administration publique et l’environnement. Ce faisant, elle a contribué à la création et à la diffusion de pratiques exemplaires.

La coopération pour le développement en est une bonne illustration. Depuis que la Corée a intégré le Comité d’aide au développement (CAD) en 2010, elle s’est employée à partager avec les autres membres de l’OCDE son expérience de pays bénéficiaire de l’aide devenu donneur. Hôte du quatrième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide qui s’est tenu à Busan en 2011, elle a également jeté les bases de l’important changement de paradigme touchant la coopération internationale pour le développement : promouvoir non plus l’efficacité de l’aide mais l’efficacité du développement. En outre, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable de 2015, la Corée a organisé, en coopération avec l’OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement, une autre manifestation marquante au cours de laquelle le Saemaul Undong (mouvement du nouveau village) a été présenté comme nouveau modèle de développement rural, tenant compte de la situation des pays en développement. Le Saemaul Undong s’implante aujourd’hui progressivement dans plusieurs pays en développement, notamment d’Asie et d’Afrique.

Dans les domaines de la science et de la technologie, la Corée a organisé une réunion du Comité de la politique scientifique et technologique au niveau des ministres à Daejeon en 2015 et piloté les débats sur l’utilisation des innovations scientifiques et technologiques aux fins du développement durable. Les pays membres de l’OCDE ont reconnu l’importance de cette manifestation, première réunion à se tenir en dehors de Paris depuis la création du Comité en 1963. Les membres ont également apprécié les efforts de la Corée pour redonner vie à cette enceinte après un hiatus de 11 ans qui avait suivi la crise économique mondiale.

À l’avenir, la Corée va collaborer avec l’OCDE pour tenter de résoudre de nombreux problèmes mondiaux, de la faiblesse de la croissance économique au protectionnisme, en passant par le vieillissement de la population et le changement climatique, et élaborer des politiques communes en vue d’assurer une croissance inclusive et durable.

Aujourd’hui, le monde se transforme rapidement du fait des progrès technologiques tels que la révolution numérique. Je compte sur l’OCDE, en tant que réseau mondial, pour continuer d’évaluer et d’analyser efficacement les mutations de notre temps et nous présenter les options pertinentes pour l’action des pouvoirs publics. La Corée est prête à apporter sa contribution aux efforts de l’OCDE dans ce domaine.

Les mots de l’ancien Secrétaire d’État américain George C. Marshall, qui ont semé les graines dont est née l’OCDE, sont toujours vrais aujourd’hui : « [Avec] une acceptation, par notre peuple, des immenses responsabilités que l’histoire a clairement imposées à notre pays, les difficultés que j’ai soulignées peuvent être et seront surmontées ». Au cours des 20 prochaines années au sein de l’Organisation, la Corée continuera de collaborer avec les autres pays membres de l’OCDE et fera de son mieux pour concrétiser notre objectif commun : créer des moteurs de croissance fondés sur l’innovation et ainsi parvenir à une croissance durable.

Voir le site internet du ministère des Affaires étrangères : www.mofa.go.kr/ENG/main/index.jsp

©L'Observateur de l'OCDE cotobre 2016




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