Vingt ans à l’OCDE : de nouvelles perspectives

Vice-Premier ministre et ministre de la Stratégie et des finances, République de Corée

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L’année 2016 marque le 20e anniversaire de l’adhésion de la Corée à l’OCDE. Au cours de cette période, le pays a continué de se développer, en termes quantitatifs aussi bien que qualitatifs, avec des résultats remarquables correspondant à ce qui est attendu d’un pays membre. La croissance de la Corée est l’une des plus impressionnantes des pays de l’OCDE, et son poids économique a triplé depuis son adhésion. Aujourd’hui, le pays se classe fièrement au 8e rang des pays de l’OCDE en termes économiques.

En outre, la Corée s’est dotée d’un système économique moderne qui conforte sa présence parmi les membres de l’OCDE, en renforçant ses institutions nationales et en menant de façon continue des réformes dans chaque secteur économique. Pendant toutes ces années de partenariat, elle a bénéficié des précieuses recommandations de l’OCDE sur les façons d’améliorer la gouvernance d’entreprise, le système de supervision financière, la flexibilité du marché du travail et les systèmes de protection sociale. La Corée a institutionnalisé ces recommandations avec succès, a surmonté la crise financière de la fin des années 1990 et a consolidé les paramètres fondamentaux de son économie.

Elle s’est également efforcée d’assouplir la réglementation dans son ensemble, en adoptant un système de plafonnement de la charge qu’elle représente (fondé sur un principe de compensation des coûts induits par les nouvelles dispositions) et d’aplanir les obstacles aux échanges et à l’investissement en signant des accords de libre-échange avec une cinquantaine de pays. En ce sens, il est évident que l’adhésion de la Corée à l’OCDE a été une étape essentielle dans la modernisation de son économie.

Participer en tant que puissance moyenne

Par la coopération entre ses membres, l’OCDE a contribué à renforcer l’économie mondiale, et s’est choisi comme devise « Des politiques meilleures pour une vie meilleure » à l’occasion du 50e anniversaire de sa création. L’Organisation s’est également engagée à créer un monde meilleur dans de nombreux domaines, comme l’environnement, la qualité de vie et la coopération pour le développement.

Pour sa part, la Corée a joué un rôle actif en tant que puissance moyenne de l’OCDE. En 2010, elle est devenue le premier pays hors G7 à accueillir un sommet du G20 et a ouvert la voie à la lutte contre le changement climatique en hébergeant le Fonds vert pour le climat et en créant le Global Green Growth Institute (GGGI). En outre, elle a activement participé aux discussions internationales sur la coopération pour le développement en devenant, en 2009, le 24e membre du Comité d’aide au développement (CAD). Récemment, elle a activement entrepris « Quatre initiatives pour la coopération pour le développement », consacrées à l’amélioration de l’enseignement et de la santé dans les pays sous-développés et à la coopération scientifique et technologique, pour contribuer à atteindre les Objectifs de développement durable.

L’économie mondiale se remet progressivement de la crise financière internationale, mais n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant celle-ci. Instabilité et incertitude dominent toujours, et obligent à la prudence. L’érosion de la vitalité économique, le nombre insuffisant d’emplois et la dualisation grandissante de la société sont devenus sources de préoccupation pour les différents pays, et représentent autant de défis à relever.

Aussi le gouvernement coréen s’est-il attaché à ouvrir une nouvelle voie pour la croissance, avec des politiques publiques actives et audacieuses et des efforts en matière de réformes structurelles. La Corée a ainsi dévoilé son « Plan triennal pour l’innovation économique », une stratégie globale visant à corriger les paramètres fondamentaux de son économie et à débloquer le potentiel de croissance. Le gouvernement a aussi réalisé des réformes du travail, des finances, du secteur public et de l’enseignement, mais également des entreprises, en renforçant leur compétitivité et en accompagnant les nouvelles filières de la quatrième révolution industrielle. Dans la lignée de ces politiques publiques, la Corée a poursuivi ses efforts pour stimuler la reprise économique, en menant une politique de relance budgétaire et en encourageant l’investissement productif.

Mettre fin à l’atonie de la croissance mondiale suppose l’implication de tous les pays de l’OCDE en faveur d’une meilleure coordination internationale, avec notamment la mise en place de politiques macroéconomiques volontaristes et de réformes structurelles. Le gouvernement coréen restera déterminé à ouvrir la voie, à l’échelle tant nationale qu’internationale, à la reprise et au développement de l’économie mondiale. Sur la base de cette coopération au sein de l’OCDE, la Corée sera plus efficace dans ses réponses aux nouveaux défis internationaux et dans son action en faveur d’une croissance durable pour tous les pays. Enfin, et surtout, elle continuera à partager son expérience du développement avec la communauté internationale, agissant pour les pays émergents comme un tremplin vers la croissance économique.

Voir le site du ministère des Finances : http://english.mosf.go.kr

©L'Observateur de l'OCDE octobre 2016




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