Mettre fin au gaspillage alimentaire

Neil Barrett, Vice-Président en charge du développement durable, Sodexo

Neil Barrett, Vice-Président en charge du développement durable, Sodexo

Chaque année, presque un tiers de la production alimentaire mondiale est  jeté, alors même que des centaines de millions de personnes souffrent de la faim.  

Chaque jour, 980 millions de personnes souffrent de la faim, mais la pénurie n’en est pas la cause. La production alimentaire est largement suffisante  pour nourrir la planète aujourd’hui et demain ; on estime même que ce  qui est gaspillé aux États-Unis et en Europe permettrait de nourrir une population trois fois plus nombreuse. Cependant, une personne sur cinq  souffre de la faim, et les efforts pour augmenter la production agricole  menacent d’accélérer les changements climatiques. Or, ce n’est pas une fatalité.  

Le véritable problème est que les pertes et gaspillages au niveau de la  production, la distribution, la préparation et la consommation représentent chaque année environ un tiers (1,3 milliard de tonnes) de la production totale de nourriture destinée à l’alimentation humaine. Comment remédier à cette situation ?

Sodexo, prestataire de services de qualité de vie pour 75 millions de consommateurs chaque jour, s’attaque au problème du gaspillage alimentaire en considérant tous les aspects de la production et de la distribution et en menant des campagnes de communication et de  sensibilisation ciblant employés et consommateurs. En agissant sur les  différents maillons de la chaîne, Sodexo, avec ses 428 000 employés,  apporte sa pierre à l’édifice, et peut suivre ses résultats et progrès.  

Notre position dans la chaîne de valeur et notre champ d’activité économique nous donnent les moyens de promouvoir une consommation plus efficiente. Notre présence tout au long de la filière, de la ferme à la table  puis à la poubelle, nous permet d’avoir une vue d’ensemble de tous les aspects du gaspillage alimentaire, et de nous assurer que les efforts pour le réduire dans un domaine n’en génèrent pas dans un autre.  

Pour savoir où se situent les plus gros gaspillages, et où il serait judicieux d’introduire des innovations, il faut une collaboration tout au long de la  chaîne de valeur. Il est donc nécessaire et important de participer aux forums réunissant des acteurs publics et privés, où collaboration, partage  des bonnes pratiques et innovation sont « institutionnalisés » comme  moyens de garantir les intérêts mutuels des entreprises et la réduction du gaspillage.  

Le gaspillage alimentaire n’est pas la seule préoccupation de nos clients et consommateurs ; la salubrité, la qualité, la traçabilité des aliments et  l’homogénéité des produits tout au long de la chaîne de valeur, qui traverse parfois continents et océans, comptent également. Le poisson d’élevage pêché de façon non durable au large de l’Amérique du Sud et laissé sur le bord de l’assiette à Londres peut, à long terme, priver les habitants des côtes péruvienne et équatorienne de leurs principales sources de protéines et moyens de subsistance.  

Comment donner aux consommateurs les moyens d’agir, les informer de  l’impact de leurs comportements, les rendre heureux de leur contribution ? Chaque année, Sodexo organise la WasteLESS Week, qui mobilise des  centaines de consommateurs, personnels des entreprises, enseignants et étudiants de tous niveaux, autour du gaspillage alimentaire. Le message clé de la WasteLESS Week est simple : moins de gaspillage, c’est une vie  meilleure pour tous. En responsabilisant chaque individu, elle permet à tous, employés, consommateurs ou clients, de mieux comprendre les liens entre actes individuels et qualité de vie collective.  

La vie ne saurait être meilleure que dans un monde où la nourriture produite pour l’alimentation humaine est entièrement consommée, et où chacun, où qu’il soit, peut manger à sa faim.  

Visitez www.sodexofoundation.org    

Sponsorisé par Sodexo

©L'Observateur de l'OCDE, n°299, T2 2014

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