Patient mais pas trop

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Dans la plupart des pays de l’OCDE, les délais d’attente à l’hôpital sont longs, que ce soit pour les soins primaires, les soins ambulatoires de spécialistes, ou même les urgences. 

Les contribuables attendent, à juste titre, un meilleur service, et ces longs délais constituent naturellement une question politique controversée.

Selon Waiting Time Policy in the Health Sector: What Works ?, qui examine et compare la situation dans différents pays, le critère essentiel est le délai d’attente effectif des patients inscrits sur la liste, et pas simplement le nombre de patients. 

Voyager pour guérir plus vite ?

Que faire lorsque les délais sont trop longs ? Aller là où l’attente sera moindre. C’est ce qui se produit dans les pays de l’UE où, en mars 2011, une directive (2011/24/EU) est venue obliger les pays à rembourser les patients pour les traitements reçus dans d’autres pays de l’UE, lorsque les délais d’attente chez eux sont excessifs. Lors d’une enquête Eurobaromètre, 64 % des personnes interrogées dans l’ensemble de l’UE ont déclaré qu’elles se déplaceraient pour être soignées plus rapidement (voir graphique). 

Cela permettra-t-il de réduire les délais d’attente ? Une étude norvégienne répond par l’affirmative, mais précise que le coût pourrait augmenter si le voyage et l’hébergement des proches et des infirmières étaient pris en compte. Comme la tendance aux déplacements s’accentue, une bonne gestion s’impose, tant pour les pays de départ soucieux de réduire leurs délais d’attente, que pour les pays d’accueil désireux de préserver les leurs.

Voir www.oecd.org/fr/sante    

© L’Annuel de l’OCDE 2014 

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