Plus d’un demi-siècle d’aide au développement

Le développement est au cœur de la mission de l’OCDE, et le Japon a toujours été au cœur des efforts de développement déployés par l’OCDE.

Le Japon a lancé son programme d’aide au développement 10 ans avant d’adhérer à l’OCDE, en rejoignant en 1954 le Plan de Colombo pour le développement économique et social des pays d'Asie et du Pacifique. Pour le Japon, le Plan de Colombo est vite devenu un moyen d’instituer une coopération technique, d’être plus présent sur la scène internationale et plus influent dans les politiques économiques et sociales.

La contribution japonaise s’est affirmée grâce aux prêts en yen, dont l’Inde a été le premier pays bénéficiaire en 1958. Le Japon a reçu en 1966 son ultime prêt multilatéral à l’appui du développement. En 2012, il était, pour la 22e fois, le premier pays créancier au monde. Ses dépenses au titre de l’aide publique au développement (APD) ont également gagné en importance comme instrument de politique étrangère quand le pays a rejoint d’abord le Groupe d’aide au développement (rebaptisé Comité) de l’OCDE, avant d’adhérer à l’Organisation elle-même en 1964. Dès 1989, l’APD totale du Japon était la plus élevée au monde, et elle l’est restée jusqu’en 2000. En 2004, le Japon avait déboursé plus de 220 milliards de dollars pour le développement, répartis entre 185 pays.

Aujourd’hui, l’aide bilatérale japonaise au développement représente moins de 0,2 % du revenu national brut, contre plus de 0,3 % à la fin des années 1980 et au début des années 1990, soit un chiffre inférieur à l’objectif de 0,7 % fixé par les Nations Unies. En 2012, le Japon était néanmoins le cinquième donneur mondial en termes nets, avec 11 milliards de dollars, et le deuxième en termes de versements bruts, après les États-Unis.

Selon l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), qui met en œuvre les programmes d’aide à l’étranger, les projets actuels visent « un développement dynamique et inclusif » en mettant l’accent sur l’auto-assistance et le soutien technique. L’éventail couvert par les projets sous responsabilité japonaise est large : travailler avec des pêcheurs chiliens au lancement de l’élevage de saumons à la fin des années 1960, apporter un soutien technique et financier aux cultures céréalières traditionnelles en Afghanistan dans les années 2000, participer à de vastes projets d’infrastructure comme l’élargissement du Canal de Suez en Égypte depuis la findes années 1950, ou la reconstruction de l’Irak en 2003 avec un programme de prêts et de dons deplusieurs milliards de dollars.


 
Le Japon aide aussi des petites entreprises et des centres de soins, d’éducation et de recherche à s’établir en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Il procède à des aménagements urbains pour améliorer les conditions de vie et le bien-être dans les villes, et apporte une aide d’urgence par le biais d’un secours aux sinistrés, d’équipes médicales bénévoles et de forces d’auto-défense. Donneur traditionnel soucieux d’améliorer l’efficacité de l’aide, le Japon préconise plus récemment de travailler non seulement avec les pays destinataires, mais aussi avec les nouveaux donneurs des pays émergents grâce à une coopération « triangulaire ».

Livre blanc du Japon sur l’aide publique au développement 2004 : « Accomplishments and Progress of 50 Years »
Le prochain examen par les pairs de l’APD japonaise réalisé par le CAD de l’OCDE sera publié en 2014.

Voir www.oecd.org/fr/cad

©L'Observateur de l'OCDE n° 298, T1 2014




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