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Aujourd’hui, le Japon est l’une des premières économies mondiales, membre du G7 et pays le plus développé d’Asie. Mais en 1964, la situation était bien différente. C’est l’année où le Japon est devenu membre de l’OCDE, a accueilli les premiers Jeux olympiques d’Asie et inauguré son train à grande vitesse. À l’époque, le PIB par habitant était d’environ 8 000 dollars (en prix de 2005), soit moins de la moitié de celui des États-Unis.

Au XIXe siècle, le Japon était l’une des plus grandes économies mondiales, mais la Seconde Guerre mondiale a affaibli ses capacités de production. Des investissements majeurs dans le capital humain et physique au cours des années 1950 et 1960 ont suscité son grand retour.

De fait, malgré les effets de la crise pétrolière de 1973, le PIB par habitant avait augmenté à 15 000 dollars dix ans après l’adhésion du pays à l’OCDE. Les années 1980 ont ensuite marqué une transition de l’économie japonaise des produits manufacturés et de l’agriculture vers une économie en grande partie fondée sur le savoir, permettant au pays de devenir un leader mondial de la haute technologie. En 1990, le PIB par habitant atteignait 27 000 dollars, soit presque 75 % de celui des États-Unis. Mais une bulle spéculative a fini par se former, et l’économie japonaise a pratiquement stagné depuis. Néanmoins, le pays demeure la deuxième économie de la zone OCDE, et la troisième au niveau mondial. Son PIB par habitant en 2012 était d’environ 31 400 dollars (en prix constants de 2005). Il s’agit d’un bond impressionnant par rapport à 1964, et d’une très bonne raison de célébrer les 50 premières années du Japon à l’OCDE.

©L'Observateur de l'OCDE n° 298, T1 2014




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