Une Seine catastrophique ?

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L’absence de crue majeure de la Seine depuis plus d’un demi-siècle a éloigné la crainte d’une inondation de la mémoire collective. Pourtant, la croissance urbaine et la densité des réseaux de transports ou d’énergie autour de la capitale française ont accru l’exposition à un tel risque. 

De plus, malgré d’importants travaux depuis la crue historique de 1910, les investissements de grande ampleur ont été modestes au cours des dernières décennies, et il semblerait que les protections ne soient pas au niveau des standards d’autres pays de l’OCDE comparables, notamment en Europe.

Selon Rolf Alter, Directeur de la Gouvernance publique et du développement territorial à l’OCDE, « l’impact d’une inondation majeure sur Paris serait bien plus important aujourd’hui qu’il y a un siècle, avec de sérieuses conséquences économiques et sociales en plus des interruptions de services et des dommages matériels ». Une telle catastrophe pourrait affecter jusqu’à 5 millions de citoyens de la métropole francilienne et causer de 3 à 30 milliards d’euros de dommages, selon un nouveau rapport de l’OCDE. La réduction du PIB sur cinq ans pourrait atteindre entre 1,5 et 58,5 milliards d’euros, et celle de l’activité des entreprises affecterait 400 000 emplois dans le pire des cas.

L’Étude de l’OCDE sur la gestion des risques d’inondation : la Seine en Île-de-France 2014 suggère des pistes d’action pour réduire les risques et mieux préparer la région. Elle note que les projets en cours autour du Grand Paris, à la fois en termes de gouvernance, de développement urbain et d’infrastructures de transport, offrent une bonne opportunité de mettre en oeuvre ces recommandations.

Voir www.oecd.org/fr/gov/risques

© L’Observateur de l’OCDE n° 297 T4 2013 




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