Les réformes de la Banque centrale du Nigeria favorisent un environnement macroéconomique robuste et contribuent à la stabilité financière

Sponsorisé par la Banque centrale du Nigeria

La Banque centrale du Nigeria (CBN, Central Bank of Nigeria) a commencé en 2004 un exercice de consolidation des politiques visant à renforcer les banques et à en faire des pivots du développement économique. Grâce à des fusions-acquisitions et à l’augmentation de l’apport en capital, qui est passé de 2 à 25 milliards de nairas (minimum), le nombre de banques a été réduit de 89 à 25 en 2005, un nombre qui devrait bientôt atteindre 24. En outre, l’apport en capital total du secteur est passé de 3 à 5,6 milliards de dollars américains. 

En décembre 2006, la CBN a introduit un cadre basé sur un taux d’intérêt flexible et a fait des taux directeurs sa cible opérationnelle. Ce nouveau cadre a permis à la CBN d’adopter des mesures proactives pour contrer les pressions inflationnistes. L’adoption du « corridor » des taux d’intérêt a permis de réfréner les fluctuations importantes des taux interbancaires et de développer le marché monétaire de manière ordonnée.

Toutefois, la crise financière de 2008/2009 a fragilisé certains des avantages acquis puisque la plupart des banques ont été exposées à des problèmes d’illiquidité et d’asymétrie des échéances dus à la baisse des capitaux étrangers, à la cession de portefeuilles par les banques sur le marché boursier et aux prêts sur marge, qui ont créé une bulle sur les valeurs bancaires.

Par conséquent, en 2009, la Banque centrale du Nigeria a initié des politiques visant à renforcer le secteur bancaire. Ces politiques s’articulent autour de quatre piliers fondamentaux : améliorer la qualité des banques, établir une stabilité financière, assainir le secteur financier et s’assurer que le secteur financier contribue à l’économie réelle.

Afin d’améliorer la qualité des banques, la Banque centrale du Nigeria a entrepris de remédier aux lacunes en matière de création de rapports, de mise en application, de gouvernance d’entreprise et de gestion des risques. La surveillance basée sur le risque a été introduite parallèlement aux réformes du cadre réglementaire et aux initiatives en matière de protection et d’information des consommateurs.

Pour renforcer la stabilité financière, un cadre macroprudentiel a été établi pour garantir que les effets contracycliques des politiques fiscales gouvernementales et que la tendance à la baisse sur le marché des capitaux n’ont pas d’impact sur la stabilité macroéconomique. Par ailleurs, le modèle bancaire universel introduit en 2001 a été remplacé par un nouveau modèle dans lequel les banques ne sont pas autorisées à investir dans les filiales non bancaires. Le secteur a également été segmenté en plusieurs divisions (national, international, régional, rehaussement de crédit et banques spécialisées) aux besoins variés en termes de capitaux.

L’AMCON (Asset Management Corporation of Nigeria) a été créé en 2010 pour soutenir la stabilité du système fi nancier. L’AMCON est un mécanisme de résolution polyvalent dont l’objectif est de racheter les actifs non performants des banques, d’injecter les capitaux nécessaires via l’émission d’obligations et de favoriser les fusions-acquisitions ainsi que l’injection de capitaux par de nouveaux investisseurs. Jusqu’ici, l’AMCON a racheté plusieurs billions de nairas d’actifs toxiques aux banques en diffi culté dans lesquelles la CBN est intervenue, leur a fourni des liquidités et a facilité leur recapitalisation.

La CBN, en collaboration avec d’autres parties prenantes, a mis en place un certain nombre de politiques, recommandations et initiatives visant à renforcer le système des paiements. À cet égard, la CBN a introduit en 2011 la politique de paiement « sans numéraire » et a commencé sa mise en oeuvre en avril 2012 à Lagos.

RESULTATS
L’environnement macroéconomique


Les efforts de réforme ont eu un impact positif sur l’environnement macroéconomique. La croissance du produit intérieur brut a atteint 6,2 % en moyenne et les taux de prêt, même s’ils restent à deux chiffres, connaissent une tendance à la baisse. La CBN arrive également à contrôler l’inflation depuis 2009 grâce à sa politique monétaire.

La gestion efficace des opérations de change et des réserves extérieures a permis de stabiliser la valeur du naira et a fait du Nigeria une destination de choix pour les investissements étrangers. Les réserves de change brutes du Nigeria fin juillet 2013 atteignaient les 44,96 milliards de dollars américains.

Santé du secteur bancaire


La santé du secteur bancaire s’est considérablement améliorée depuis les réformes. Le ratio de solvabilité bancaire moyen du secteur atteignait 19,1 % fin juin 2013 par rapport au seuil mondial de 10 %. De même, le ratio capital de catégorie 1/actifs pondérés en fonction des risques a augmenté de 4,9 % fin décembre 2009 pour atteindre les 18,5 % à la fin du premier semestre 2013. La qualité des actifs mesurée par le ratio prêts improductifs/total des prêts du secteur s’est sensiblement améliorée tandis que le ratio de liquidités est resté élevé et supérieur au minimum stipulé pendant la période postréformes, par rapport à la période pré-réformes.

Globalement, l’environnement macroéconomique nigérian reste solide et les perspectives sont positives. L’économie continue d’attirer les investisseurs étrangers et le système bancaire reste sain. 

Sponsorisé par la Banque centrale du Nigeria. Voir www.cenbank.org/

Voir aussi www.oecd.org/daf/fin/financial-markets/48501035.pdf

© L’Observateur de l’OCDE n° 296 T3 2013

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