Qui a le sourire ?

Cliquez pour agrandir

Des études de cas sur des produits spécifiques, notamment électroniques, montrent une tendance à une inégale répartition de la création de valeur entre les activités d’une chaîne de valeur. Les activités en amont (développement de nouveaux concepts, R-D, fabrication de composants clés) sortent gagnantes, mais les activités en aval (marketing, stratégie de marque, services aux clients) ne sont pas en reste.

La valeur ajoutée est en revanche faible dans les activités intermédiaires comme l’assemblage, souvent délocalisé dans des économies émergentes ou en développement. La « courbe du sourire » a été utilisée pour la première fois en 1992 par le fondateur d’Acer, Stan Shih, pour illustrer ce phénomène et les problèmes auxquels étaient confrontés les fabricants du secteur des technologies de l’information du Taipei chinois, pris dans le creux de la courbe.

Certains estiment que dans les pays de l’OCDE, le sourire, auparavant relativement plat, a tendance à s’accentuer pour former un « U », ce qui signifie que la création de valeur n’est plus répartie de façon aussi homogène, et qu’en termes de valeur ajoutée, la fabrication et l’assemblage ont reculé. La délocalisation de ces activités à forte intensité de main-d’oeuvre vers des économies pratiquant des bas salaires a entraîné une vraie baisse des coûts. S’élever sur la chaîne de valeur est aujourd’hui l’objectif de nombreux décideurs, particulièrement dans les économies émergentes où les activités manufacturières, importantes, ne tirent pas de la fabrication de produits pour le marché mondial toute la valeur ajoutée escomptée.

Voir Mesurer les Échanges en Valeur Ajoutée : Une initiative conjointe de l'OCDE et de l'OMC

Voir aussi : « Made in the World : Une nouvelle vision des échanges », L’Observateur de l’OCDE n° 294, T1, 2013.

© L’Observateur de l’OCDE n° 296 T3 2013




Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016