Qui paie pour vous soigner ?

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Les économies émergentes ont fait récemment des progrès appréciables dans le domaine de la couverture maladie. Cependant, la part des versements directs des ménages dans le total des dépenses de santé y demeure beaucoup plus importante que dans la plupart des pays avancés.

Ces paiements directs peuvent être assez préjudiciables à leur niveau de vie. C’est surtout vrai pour les ménages qui sont en situation de pauvreté, mais cela peut aussi l’être pour les familles relativement aisées lorsque le coût de l’hospitalisation ou des médicaments est élevé.

Les versements directs privés sont particulièrement importants en Inde et au Mexique, ainsi qu’en Chine (plus de 40 % des dépenses totales de santé en 2008), en Indonésie, au Brésil et en Russie (près d’un tiers de ces dépenses).

Dans les pays où le montant des versements directs privés est élevé, la proportion de ménages confrontés à des dépenses de santé catastrophiques – et donc susceptibles de les appauvrir – est également forte en général, comme le montrent certaines études. En outre, les membres des ménages obligés de débourser des sommes importantes pour obtenir des soins retardent souvent les examens médicaux requis et renoncent parfois purement et simplement à se soigner lorsqu’ils tombent malades.

On l’observe surtout chez les plus pauvres, qui dans bien des cas ont le plus besoin de soins. Il est certain que, dans les pays d’Asie où les versements directs occupent une place très grande, comme l’Inde et l’Indonésie, les personnes relativement aisées reçoivent davantage de soins de santé que les pauvres.

Voir www.oecd.org/sante et www.oecd.org/els-fr

©L'Observateur de l'OCDE n° 287 T4 2011




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