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Des Indignés au Printemps arabe, Internet est devenu l’un des moteurs des revendications populaires et du dialogue social. Les hommes politiques utilisent également Twitter ou Facebook pour entretenir les liens avec leurs électeurs. Mais les autorités publiques se servent-elles suffisamment d’Internet pour améliorer leurs interactions avec le public ?

La fourniture de services publics en ligne a bénéficié d’investissements importants au cours des dernières années, et le nombre de personnes utilisant ces services s’est par conséquent accru dans tous les pays de l’OCDE. Ce sont de bonnes nouvelles, car ces services sont plus pratiques pour les usagers, mais aussi moins coûteux pour tous les acteurs concernés, notamment dans le contexte actuel de restrictions et de coupes budgétaires dans le secteur public.

Entre 2005 et 2010, la proportion des 16-74 ans utilisant les services administratifs en ligne a augmenté de 28 à 42 % dans la zone OCDE. Les pays nordiques sont en tête, avec plus de 70 % d’usagers en Islande et au Danemark. La Turquie, la Grèce et l’Italie sont à la traîne, avec des taux d’utilisation de moins de 20 %, et peu de signes d’augmentation ces dernières années.

Même dans les pays les mieux classés, le taux d’utilisation d’Internet pour les services administratifs demeure plus bas que prévu, alors que le haut débit se répand. Il faut faire plus pour encourager le public à adopter les services en ligne, notamment utiliser des stratégies marketing pour les faire mieux connaître.

Voir www.oecd.org/gov/egov/services

« La révolution Facebook : le printemps arabe et le futur politique des réseaux sociaux », lesechos.fr

©L'Observateur de l'OCDE n° 286 T3 2011




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