En bref - mai 2011

Alerte pauvreté infantile ; Économie ; Verbatim ; Ralentissement de l’aide ? ; Le Japon se reconstruit ; Hausse fiscale ; L’Estonie rejoint l’OCDE ; Sidérurgie : des perspectives plus reluisantes ; Villes et marchés du carbone ; Sûreté chimique : Brésil et Inde adhèrent ; Corruption : mise en garde ; Best of

Alerte pauvreté infantile
Économie
Verbatim
Ralentissement de l’aide ?
Le Japon se reconstruit
Hausse fiscale
L’Estonie rejoint l’OCDE
Sidérurgie : des perspectives plus reluisantes
Villes et marchés du carbone
Sûreté chimique : Brésil et Inde adhèrent
Corruption : mise en garde
Best of


Alerte pauvreté infantile

Selon un rapport récent, la pauvreté des ménages avec enfants est en hausse dans quasiment tous les pays de l’OCDE. Ces dix dernières années, la proportion des enfants vivant dans des familles pauvres a augmenté pour s’élever à 12,7 % dans l’ensemble de l’OCDE. En Israël, au Mexique, en Turquie, aux États-Unis et en Pologne, un enfant sur cinq vit dans la pauvreté. Dans son premier rapport, intitulé Assurer le bien-être des familles, l’OCDE indique que les familles avec enfants risquent plus d’être pauvres aujourd’hui qu’au cours des décennies précédentes. D’après les auteurs du rapport, les gouvernements doivent veiller à ce que les politiques publiques d’aide aux familles visent à protéger les plus vulnérables d’entre elles. Voir www.oecd.org/els-fr

Économie

Les derniers indicateurs avancés de l’OCDE sont mitigés pour les grandes économies. Ces indicateurs, qui incluent les carnets de commandes, les permis de construire et les taux d’intérêt à long terme, ont enregistré une légère augmentation de 0,2 point pour la zone OCDE, sans que cela n’exclue un fléchissement de la croissance dans les pays de l’UE à l’avenir.

Dans le même temps, le PIB de la zone OCDE a augmenté de 0,4 % au cours du quatrième trimestre 2010, en recul par rapport à la croissance du trimestre précédent, à 0,6 %. S’il a cédé 0,3 % au Japon et 0,5 % au Royaume-Uni et a ralenti en Allemagne, passant de 0,7 % à 0,4 %, il est passé de 0,6 % à 0,8 % aux États-Unis.

L’inflation des prix à la consommation dans la zone OCDE a atteint 2,7 % au cours des douze mois précédant mars 2011, contre 2,4 % en février. Elle était principalement due à une augmentation des prix de l’énergie de 12,4 % en mars, contre 10,2 % en février. Les prix des denrées alimentaires ont enregistré une hausse de 3,2 % en mars. Si l’on exclut les denrées alimentaires et l’énergie, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4 % en mars 2011, soit le taux le plus élevé sur une année.

Le taux de chômage, qui s’élevait à 8,2 % en mars 2011 dans la zone OCDE, était inchangé par rapport à février, après trois mois de baisse consécutifs. Pour la première fois depuis 2007, le chômage suit une tendance stable ou à la baisse dans la plupart des pays de l’OCDE.

Les échanges de marchandises se sont accélérés au dernier trimestre de 2010 dans la plupart des grandes économies, la Chine enregistrant des résultats records. Les exportations totales des pays du G7 et des BRICS ont gagné 8 % au quatrième trimestre, contre 1 % au cours du trimestre précédent, alors que les importations totales se sont appréciées de 7 %, contre 1 % également.

Verbatim

 Spéculation sur les matières premières
« Elle [l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie] dépend bien sûr de l’offre et de la demande, mais je pense qu’un autre facteur entre en jeu (…). Dans les pays du monde entier, en particulier aux États-Unis, mais aussi au Royaume-Uni, les autorités financières et monétaires ont injecté ces deux dernières années des liquidités colossales par le biais de l’assouplissement quantitatif (...). Il me semble donc pouvoir affirmer que la Réserve fédérale et dans une moindre mesure la Banque d’Angleterre ont alimenté en partie cette flambée des prix des matières premières ».
Richard Jeffrey, responsable des investissements de Casanove Capital Management, BBC Today, 6h22, 11 mai 2011

La vieille Europe ?
« Le retour des frontières en Europe divise l’Union »
Une du Monde, 6 mai 2011

Remettre l’économie en question
«La science économique devrait être le théâtre de la confrontation d’opinions les plus diverses ; or, la pratique croissante des examens par les pairs et la course aux publications met à mal cette vision. Les économistes de la sphère universitaire, tels que ceux rassemblés à Bretton Woods, sont aujourd’hui soumis à une pression sans relâche visant à leur faire adopter une pensée unique solidement ancrée.»
John Kay, Financial Times, 15 avril 2011

Ralentissement de l’aide ?

L’aide au développement des pays donneurs de l’OCDE s’est élevée à 129 milliards de dollars en 2010, soit le niveau le plus élevé jamais atteint, avec une hausse de 6,5 % en 2009. Toutefois, le non respect par certains donneurs de leurs engagements internationaux pourrait se traduire par un ralentissement de l’accroissement de cette aide.Voir www.oecd.org/cad

 


Le Japon se reconstruit

Le séisme et le tsunami au Japon le 11 mars dernier ont été les plus violents jamais enregistrés par le pays, et la pire catastrophe qu’il ait connue depuis un demi-siècle. La reconstruction et les besoins humanitaires sont une priorité, rappelle la dernière Étude économique de l’OCDE parue en avril. Ceci entraînera une hausse à court terme des dépenses publiques, alors même que la situation budgétaire est critique. S’il est encore trop tôt pour évaluer la pleine ampleur des dégâts, la catastrophe aura pour conséquence immédiate une baisse de la production, une tendance que les efforts de reconstruction viendront toutefois inverser. D’ici là, l’OCDE travaillera en coopération étroite avec les autorités japonaises pour leur apporter toute l’aide possible. Voir www.oecd.org/japon

Hausse fiscale

Selon le dernier rapport de l’OCDE intitulé La fiscalité des salaires, les majorations de l’impôt sur le revenu et les hausses des prélèvements sociaux depuis le début de la crise commencent à éroder les rémunérations nettes des travailleurs dans plusieurs pays de l’OCDE, même si certains d’entre eux réduisent les impôts. Ce rapport annuel révèle que la charge fiscale s’est alourdie dans 22 des 34 pays de l’OCDE en 2010. Les Pays-Bas, l’Espagne et l’Islande en font partie, alors que le Danemark, la Grèce, l’Allemagne et la Hongrie comptent parmi ceux qui ont enregistré les plus fortes baisses. Le rapport compare le coût total de l’embauche d’un salarié pour un employeur et la rémunération nette – allocations et prestations familiales incluses – perçue par ce salarié, et révèle que c’est en France (42,1 % des coûts salariaux), en Belgique (39,6 %) et en Italie (37,2 %) que le coin fiscal est le plus élevé, dans le cas d’un couple marié ayant deux enfants et disposant d’un seul revenu égal au salaire moyen. À l’opposé, c’est en Nouvelle-Zélande (-1,1 %, ce qui signifie que la rémunération nette est supérieure aux coûts du travail pour les employeurs), au Chili (6,2 %) et en Suisse (8,3 %) que le coin fiscal est le plus faible. Sa moyenne dans la zone OCDE s’élève à 24,8 %.

L’Estonie rejoint l’OCDE

L’Estonie est devenue le 34e pays membre de l’OCDE le 9 décembre 2010. Voir www.oecd.org/estonie

Sidérurgie : des perspectives plus reluisantes

Les perspectives de l’industrie sidérurgique mondiale s’annoncent prometteuses, les prévisions relatives à la demande mondiale pour 2011 et 2012 faisant état d’une augmentation annuelle de 6 %. Le Comité de l’acier de l’OCDE a toutefois tempéré cette déclaration, faite le 13 mai 2011, en mettant en garde contre le risque d’augmentation des prix des matières premières, la flambée des prix du pétrole et l’atonie de la croissance dans la zone OCDE. Voir www.oecd.org/sti/acier

Villes et marchés du carbone

Selon un nouveau rapport, les villes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux marchés du carbone dans la lutte contre le changement climatique. Les villes consomment deux tiers de l’énergie mondiale et produisent deux tiers des émissions de gaz à effet de serre liées à cette consommation. Voir www.oecd.org/environnement

Sûreté chimique : Brésil et Inde adhèrent

Le Brésil et l’Inde ont adhéré à un accord de l’OCDE permettant le partage et l’acceptation mutuelle des résultats des essais de produits chimiques, ce qui fait économiser de l’argent aux gouvernements et à l’industrie et réduit les risques de différends commerciaux. Grâce au système de l’OCDE pour l’Acceptation mutuelle des données, les résultats d’essais non-cliniques portant sur la sécurité de substances chimiques telles que les produits chimiques industriels et les pesticides peuvent être acceptés dans tous les pays adhérents. Les travaux de l’OCDE ont montré que cet accord multilatéral permet aux gouvernements et à l’industrie chimique d’économiser quelque 150 millions d’euros chaque année. Le Brésil y a adhéré le 9 mai, et l’Inde le 6 avril. Voir www.oecd.org/environnement 

Corruption : mise en garde

La plupart des gouvernements ne respectent pas leurs engagements internationaux en matière de lutte contre la subornation et la corruption dans les transactions commerciales internationales. En effet, selon un rapport de l’OCDE publié en avril, seuls cinq pays signataires de la Convention anticorruption de l’OCDE ont pris des sanctions à l’encontre d’individus ou d’entreprises au cours de l’année écoulée. Cinq des 38 pays signataires de la Convention ont imposé des sanctions à des individus ou des entreprises en 2010, et l’organisation tient à ce que ce traité d’une importance majeure soit davantage appliqué et respecté. Voir www.oecd.org/corruption-fr

Best of

« Lorsqu’il s’agit de l’évolution de la société, il ne suffit pas de quelques experts conaissant à fond tous les aspects de certaines questions et de certaines techniques. (…) La publication de L’Observateur de l’OCDE vise à assurer une plus large diffusion de ces renseignements. »
Thorkil Kristensen, premier Secrétaire général de l’OCDE, extrait de l’éditorial du 1er numéro de L’Observateur de l’OCDE, novembre 1962.

©L’Observateur de l’OCDE n° 284, T1 2011




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