Le Président américain Kennedy avec Thorkil Kristensen, le premier secrétaire général de l’OCDE, en 1961 © The White House/OCDE

La vision de John F. Kennedy

Dans son premier discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier 1961, John F. Kennedy voyait la toute nouvelle OCDE comme une organisation qui « réponde (...) aux espoirs de croissance des pays peu développés ». Le président a explicité cette vision dans une déclaration sur la ratification de l’OCDE, publiée le 23 mars 1961.

« Au nom des États-Unis, j’ai ratifié la convention portant création de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Je l’ai fait avec beaucoup de satisfaction, et avec l’espoir que l’Organisation de coopération et de développement économiques devienne l’une des principales institutions qui nous permettent de servir l’objectif ambitieux de renforcer la Communauté atlantique. Comme je l’ai dit dans mon discours d’investiture, “unis, il n’y a guère d’actions qui nous soient impossibles. Divisés, il n’y a guère d’actions que nous puissions entreprendre, car nous n’oserons pas affronter les grands défis en ordre dispersé”.

En donnant son avis et son accord sur cette loi de ratification, le Sénat des États-Unis a confirmé l’intention de notre pays d’entrer dans une ère nouvelle de coopération avec nos partenaires de l’Atlantique. Nous sommes confrontés à un large éventail de problèmes économiques communs.

Et l’OCDE devrait faire la preuve de son utilité comme cadre de rencontre où les États membres peuvent réfléchir et agir ensemble sur un certain nombre de questions vitales.

De tous ces problèmes difficiles, aucun n’est plus urgent que celui d’aider les pays peu développés dans leur quête de croissance et de stabilité économiques. Les pays représentés à l’OCDE ont un intérêt commun et une responsabilité commune dans cette tâche. Car ils sont parmi ceux qui ont eu la chance d’acquérir les capitaux et les compétences nécessaires pour de tels programmes. Et ils partagent avec l’ensemble de l’humanité l’espoir et la volonté de voir les peuples peu développés réussir dans leurs vaillants efforts pour parvenir à des progrès économiques durables.

La semaine prochaine, le Groupe d’aide au développement, appelé à devenir sous peu le Comité d’aide au développement de l’OCDE, se réunira à Londres. Pour montrer l’importance que j’attache à toutes les étapes des travaux de l’OCDE, j’ai demandé à George W. Ball, notre sous-secrétaire d’État aux Affaires économiques, de représenter les États-Unis à cette réunion.

Cette réunion porte sur l’une des tâches centrales de l’OCDE. J’attends avec intérêt la mise au point de stratégies communes, et de solutions communes, pour lesquelles chaque pays membre assumera sa juste part de notre responsabilité partagée. Cette réunion marquera, j’en suis sûr, un pas en avant décisif dans cet effort. »

Références et liens recommandés Cette allocution est disponible en ligne (en anglais) sur www.presidency.ucsb.edu/ws/?pid=8546, grâce à John T. Woolley et Gerhard Peters, The American Presidency Project (en ligne).    Discours de Kennedy au Congrès sur l’état de l’Union (1961) : www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=8045

Le texte de la Convention relative à l’OCDE a été publié dans le US Department of State Bulletin vol. 44, p. 11, voir www.archive.org/stream/departmentofstat441961unit#page/10/mode/2up

© L' Annuel de l'OCDE 2011




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