Pour que dure la paix

Le chemin qui mène de la guerre à la paix et de la destruction au développement n’est pas sans embûches : des études montrent que la moitié des pays ravagés par des conflits le sont à nouveau en moins de dix ans.

Le financement des États en transition : vers une meilleure réponse, dans la collection Conflits et fragilité de l’OCDE, explique comment la communauté internationale peut aider les pays à passer de la résolution des conflits à une paix durable, fondée sur ce que les auteurs appellent le « développement durable ». Cela implique une transition vers une plus grande responsabilité de l’État et une meilleure capacité à assurer la sécurité et le bien-être publics.

Plus d’un tiers de l’aide officielle au développement vise chaque année des pays fragiles et frappés par des conflits. Mais cette aide n’atteint pas toujours les zones où elle serait la plus utile. Bien que les donneurs n’aient aucune prise sur de nombreux éléments, ils ont bel et bien un rôle influent, principalement parce qu’ils décident des activités à financer et des moyens de les financer. En effet, le financement doit tenir compte, outre des ressources, des comportements, de l’architecture de l’aide, des pouvoirs, des priorités politiques et des institutions. Une décision de financement a des conséquences qui vont bien au-delà du calendrier et des objectifs de l’activité financée.

Face à ces défis majeurs, Le financement des États en transition promeut une approche plus holistique de l’aide internationale. Par exemple, la séparation institutionnelle entre aide humanitaire à court terme et programmes de développement à long terme, commune à beaucoup de pays donneurs, laisse peu de place aux activités de transition. Une fois la paix rétablie dans un pays en conflit, la communauté internationale a tendance à délaisser les efforts de paix pour mettre l’accent sur la construction étatique, en général très centralisée. De nouveaux types d’acteurs entrent en lice, qui perturbent la reconstruction. Le manque de coordination nuit à l’efficacité, entraîne la duplication des initiatives et une dilution des responsabilités qui fragilise la paix, et aboutit à la formation de factions rivales.

Le financement des États en transition appelle à améliorer la coordination au sein des gouvernements et entre les donneurs, et fournit des conseils pour mieux prendre en compte la mobilisation des ressources nationales et l’allègement de la dette, trop souvent négligés dans les périodes d’après conflit. À travers des études de cas sur l’Afghanistan ou le Soudan et des exemples de réussite telles que le Fonds de stabilité néerlandais, ainsi qu’en analysant les résultats beaucoup plus mitigés de l’aide au Timor-Leste, Le financement des États en transition définit un éventail de meilleures pratiques visant à faciliter la transition. Cet ouvrage intéressera particulièrement les lecteurs interpellés par la résolution des conflits, l’aide humanitaire et le développement au sens large.

ISBN 978-92-64-08399-8


©L'Observateur de l'OCDE n°280, juillet 2010




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