En bref - juillet 2010

Dépenses de santé en hausse ; Dépêches ; Verbatim ; Benvenuto ! ; Économie ; Spéculation alimentaire ? ; Flexibilité chinoise bienvenue ; Échanges sans frontières ; Best of...

Dépenses de santé en hausse 
Dépêches 
Verbatim 
Benvenuto ! 
Économie
Spéculation alimentaire ?
Flexibilité chinoise bienvenue
Échanges sans frontières
Best of...




Dépenses de santé en hausse


Les dépenses pour des soins de santé augmentent plus vite que la croissance économique dans tous les pays de l’OCDE, d’après le dernier rapport Éco-Santé. Les dépenses de santé sont passées de 7,8 % du PIB en 2000 à 9 % en 2008, d’après Éco- Santé OCDE 2010, la source la plus complète de données statistiques comparables sur la santé et les systèmes de santé dans les pays de l’OCDE. Le vieillissement démographique, les avancées technologiques et l’exigence de soins de plus en plus qualitatifs vont continuer à augmenter les coûts à l’avenir. Dans certains pays, l’augmentation brusque du ratio des dépenses de santé par rapport au PIB reflète le ralentissement économique, puisque les coûts des soins n’ont pas accompagné la chute du PIB. En Irlande, la part du PIB consacrée à la santé a augmenté, passant de 7,5 % en 2007à 8,7 % en 2008. En Espagne, elle est passée de 8,4 % à 9 %. Aux États-Unis, les dépenses de santé par personne s’élèvent à 7 538 dollars en 2008, bien plus du double de la moyenne de 3 000 dollars des pays de l’OCDE. Après les États-Unis, les pays qui dépensent le plus sont la Norvège et la Suisse, qui, loin derrière les États-Unis, dépensent néanmoins près de 50 % de plus que la moyenne de l’OCDE. Les dépenses publiques de santé totales sont passées d’une moyenne de 12 % en 1990 à 16 % en 2008. De nombreux gouvernements vont devoir limiter la croissance des dépenses publiques de santé, s’ils veulent maintenir leur système actuel de soins pendant la crise et relever certains défis comme celui du vieillissement. Commandez l’Éco-Santé OCDE 2010 sur www.oecd.org/sante


Dépêches

La suppression des subventions aux énergies fossiles pourrait réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 10 % par rapport au niveau qu’elles atteindraient en 2050 à niveaux de consommation inchangés, selon de nouvelles analyses de l’OCDE fondées sur des données de l’Agence internationale de l’énergie.

Les marchés émergents pourraient représenter environ 60 % du PIB mondial d’ici 2030, d’après une analyse fondée sur le travail de feu Angus Maddison, historien de l’économie, qui suggère aussi que le poids économique agrégé des pays en développement et des pays émergents est en passe de dépasser celui du monde dit développé. La production mondiale est suffisante pour nourrir la population en augmentation, mais les hausses récentes des prix et la crise économique ont contribué à l’accroissement de la faim et de l’insécurité alimentaire, d’après le dernier rapport annuel conjoint de l’OCDE et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Dans le même temps, d’après un rapport récent, les subventions publiques aux agriculteurs dans les pays de l’OCDE ont augmenté d’un point de pourcentage, pour atteindre 22 % des recettes agricoles totales en 2009, ce qui inverse la tendance à la baisse des subventions publiques depuis 2004. L’estimation du soutien aux producteurs a atteint 252,5 milliards. La tendance est inverse en Israël, où le soutien public aux paysans est passé de 24 % des recettes agricoles totales au milieu des années 1990 à 17 % en 2008. Israël a récemment été invité à adhérer à l’OCDE. Voir www.oecd.org/israel

Le Comité d’aide au développement de l’OCDE juge particulièrement positive l’action du Royaume-Uni en matière de développement. Selon le rapport du CAD, une forte détermination politique et à une étroite coopération interministérielle ont permis au Royaume-Uni a pu promouvoir son agenda du développement international au cours des dix dernières années. L’aide fournie par le Royaume-Uni s’élevait à 11,5 milliards en 2009, soit 0,52 % de son revenu intérieur brut (RNB). Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/cad 

Le Brésil et l’Indonésie ont substantiellement mis en application les standards fiscaux de l’OCDE, approuvés internationalement, d’après le Forum global sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Ces deux pays ont rejoint le Forum global en septembre 2009. Voir www.oecd.org/fiscalite 

Voir la salle de presse sur www.oecd.org/media-fr


Verbatim

Réalité et fiction

« Il faut établir une distinction entre les marchés qui correspondent à des activités réelles, comme les marchés de matières premières, et les marchés fictifs, comme les marchés de dérivés, où l’on joue au casino. »

Jacques Attali, économiste, Le Monde, 22 mai 2010


Précaires de tous les pays…

« Le précariat – le « prolétariat précaire », ou les travailleurs dépourvus de sécurité de l’emploi – n’a cessé de s’étendre ces dernières années. »

Machiko Osawa et Jeff Kingston, à propos du marché du travail japonais, The Financial Times, 2 juillet 2010


Risque de rechute ?

« La vraie question est plutôt de savoir combien de temps cette croissance anémique va durer et si nous pourrons nous en extraire. »

Jean-Paul Fitoussi, économiste, répondant à une question du Nouvel Observateur sur une éventuelle rechute de l’économie, 15- 20 juillet 2010


Benvenuto !

Silvio Berlusconi, premier ministre italien et président de la Réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres 2010, accueille Felipe Larraín, ministre des Finances du Chili, l’un des derniers pays membres de l’OCDE en date (voir www.oecd.org/chili et notre numéro précédent). Une cérémonie à l’occasion de l’invitation de l’Estonie, d’Israël et de la Slovénie à devenir membres a eu lieu dans le contexte de la réunion ministérielle. Voir
www.oecd.org/adhesion





Économie

L’expansion devrait ralentir dans la plupart des pays de l’OCDE, selon les derniers indicateurs composites avancés. Les indicateurs, qui comprennent les carnets de commande, les permis de construire et les taux d’intérêts à long terme, ont progressé de 0,1 point en mai 2010, soit un peu moins qu’en avril, pour le dixième mois de décélération consécutive.

Le Brésil pourrait éventuellement connaître un pic, ce qui s’annonce plus fermement en France et en Italie. Les indicateurs avancés pour le Japon, les États-Unis et l’Allemagne révèlent que l’essor actuel de l’activité est susceptible de se maintenir, mais probablement à un rythme plus lent. En Chine, les indicateurs avancés de l’OCDE suggèrent un possible déclin de l’activité économique depuis décembre 2009.



Le PIB de la zone OCDE a augmenté pour le quatrième trimestre consécutif, avec une hausse de 0,6 % au premier trimestre 2010 par rapport à la période précédente. Le PIB a fortement progressé aux États-Unis et au Japon, de respectivement 0,7 % et 1,2 %, mais il a reculé à 0,2 % dans la zone euro. L’Italie a renoué avec une croissance positive du PIB, avec une hausse de 0,5 % au premier trimestre, après une légère baisse au trimestre précédent, tandis que le rythme de la reprise s’est tassé en France et au Royaume-Uni et est resté inchangé en Allemagne.

Le chômage a atteint 8,6 % dans la zone OCDE en mai 2010, soit un point de pourcentage de moins qu’en avril.

Les prix à la consommation de la zone OCDE ont augmenté de 2 % sur l’année qui a précédé mai 2010, contre 2,1 % en avril. Cette tendance reflète la moindre inflation des prix de l’énergie, qui ont augmenté de 11 % en mai, contre 12,1 % en avril. Les prix alimentaires ont augmenté de 0,5 % dans l’année qui a précédé mai 2010, ce qui représente la troisième augmentation mensuelle consécutive.

Les exportations en provenance des pays du G7 ont progressé de 3,9 % d’un trimestre sur l’autre et les importations ont augmenté de 3,1 % au quatrième trimestre de 2009.


Spéculation alimentaire ?

L’idée courante selon laquelle la spéculation sur les marchés financiers a créé une bulle des prix sur les marchés agricoles à terme (futures) en 2007-2008 a été remise en question par une étude préliminaire réalisée par deux universitaires américains pour l’OCDE. Les professeurs Scott Irwin, de l’Université de l’Illinois, et Dwight Sanders, de l’Université du Sud de l’Illinois, ont constaté une augmentation des sommes gérées par les fonds de matières premières en 2006-2008. Même si ceci reflétait un changement, du fait de l’entrée des investisseurs des fonds sur les marchés à terme des matières premières agricoles, il n’y a pas eu de lien statistique direct entre leurs opérations et la volatilité des prix, selon l’étude. Les experts de l’OCDE craignent que les régulateurs ne privent les marchés à terme de liquidités en durcissant les règles qui régissent les fonds à terme. Ils citent une série de facteurs liés aux marchés et aux mesures politiques pour expliquer les pics des prix des denrées alimentaires en 2007-2008, y compris les pénuries d’approvisionnement, l’épuisement des stocks mondiaux et la hausse de la demande de nourriture, d’aliments pour animaux et de biocarburants, ainsi que des prix du pétrole relativement élevés. Les politiques telles que les restrictions d’exportations auraient aussi joué un rôle. Cela dit, certains analystes d’affaires et certaines associations de la société civile maintiennent que la spéculation a contribué à la bulle des prix alimentaires. Pour plus d’informations, voir www.oecd.org/agriculture


Flexibilité chinoise bienvenue

L’annonce en juin d’une flexibilité accrue de la politique monétaire chinoise a été saluée par le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría. Celui-ci a indiqué qu’une telle mesure, avec une expansion fiscale et certaines réformes structurelles, devrait contribuer à une croissance mondiale plus forte, plus durable et plus équilibrée. Selon certains économistes, le renminbi, la monnaie chinoise, est sousévaluée, ce qui a stimulé les exportations mais a accru le prix des importations. Voir www.oecd.org/chine


Échanges sans frontières

En dépit de la crise, les pays du G20 n’ont pas dressé de nouvelles barrières protectionnistes contre les investissments étrangers, selon un rapport de l’OCDE et de la CNUCED, mais la vigilance doit être constante. D’après l’OCDE, la plupart des mesures liées à l’investissement prises entre novembre 2009 et mai 2010 visaient encore la libéralisation des flux internationaux de capitaux ou la clarification des règles. Voir www.oecd.org/investissement


Best of...

« La situation économique et sociale actuelle de nombreux jeunes laisse beaucoup à désirer. Il ne s’agit pas simplement du « problème des jeunes ». Tant que le chômage total restera élevé, il sera irréaliste de s’attendre à une amélioration significative des perspectives d’emploi des jeunes. »

Extrait de l’article « Les perspectives de l’emploi de l’OCDE », n° 202, octobre-novembre 1996



©L'Observateur de l'OCDE n°280, juillet 2010




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