Économies d'énergie

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Les politiques de l’environnement peuvent changer nos habitudes quotidiennes. C’est ce que montre une enquête de l’OCDE.

Saviez-vous que les Néerlandais sont les habitants de la zone OCDE qui pensent le plus à éteindre leurs appareils électriques quand ils ne s’en servent pas ? Et que les Norvégiens ont sans doute le plus investi dans les panneaux solaires et les éoliennes ? C’est ce qu’indique, entre autres, une enquête éclairante de l’OCDE sur les comportements à l’égard de l’environnement dans 10 pays de l’OCDE et dans cinq domaines différents, dont l’énergie. L’enquête s’est appuyée sur plus de 10 000 réponses réunies en 2008.

Elle révèle que l’impact des politiques environnementales est bien réel.

Les gouvernements ont pris de nombreuses initiatives pour améliorer l’efficacité énergétique et développer les énergies renouvelables. Contre le changement climatique, ils ont aidé financièrement les entreprises et les ménages à mettre en place des installations productrices d’énergies renouvelables. Ils ont aussi encouragé les consommateurs à ne pas laisser leurs appareils électriques en veille et à préférer les ampoules à basse consommation aux ampoules à incandescence. L’enquête montre que les personnes soucieuses des questions environnementales agissent en conséquence, mais indique également que celles qui sont a priori moins sensibles à ces questions changent leurs habitudes lorsqu’elles disposent des bonnes informations et des bonnes incitations.

Par exemple, selon l’enquête, rendre la consommation d’énergie payante fonctionne bien (graphique 2). Les personnes interrogées qui paient leurs consommations énergétiques tendent à être plus économes que les autres, soit en adoptant des comportements plus sobres, comme le fait d’éteindre les lumières inutilisées, soit en investissant dans des équipements plus sobres. Les politiques qui portent sur les prix semblent particulièrement efficaces.

Les propriétaires sont plus susceptibles que les locataires d’investir dans des appareils à faible consommation énergétique et dans les énergies renouvelables (graphique 3). Il est plus probable, par exemple, qu’un propriétaire se soit pourvu d’isolation thermique ou d’une chaudière plus efficace au cours des 10 dernières années. Cela s’explique en grande partie par la possibilité pour les propriétaires de récupérer les coûts de leur investissement. Plusieurs implications politiques en découlent. Il serait possible, par exemple, d’inciter les propriétaires bailleurs à rendre leurs logements plus « verts », ou de permettre aux locataires de le faire eux-mêmes en se faisant ensuite rembourser par leurs propriétaires. Si les Français sont plus susceptibles de recevoir des aides publiques pour isoler leur logement ou utiliser des énergies renouvelables, peu de personnes interrogées disposent d’aides pour ce type d’investissement, tous pays confondus.

Un peu moins de 20 % des foyers interrogés disent « prendre des mesures spécifiques pour acheter de l’énergie renouvelable à leurs fournisseurs ». Les Pays-Bas et la Corée affichent le plus haut taux de participants choisissant d’acheter de l’énergie renouvelable à leur fournisseur d’électricité, alors que, dans des pays dont une bonne part de la consommation énergétique standard repose sur l’énergie hydroélectrique, comme le Canada ou la Norvège, ces taux sont beaucoup plus bas. L’enquête montre également que près de la moitié des participants ne sont pas prêts à payer beaucoup plus pour l’énergie verte. Près de 50 % des foyers concernés n’étaient pas prêts à payer un supplément pour utiliser de l’énergie renouvelable ; dans certains pays, seulement 25 % des participants se disent prêts à payer plus de 5 % en plus de leur facture d’électricité actuelle pour utiliser de l’énergie verte.


Plus de résultats sont disponibles sur www.oecd.org/environnement/menages. Pour plus d’informations, contactez Ysé.Serret@oecd.org ou Nick.Johnstone@oecd.org 

©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277 décembre 2009-janvier 2010

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