Appréhender les catastrophes

La série de catastrophes naturelles qui a frappé les régions du Pacifique et de l'Océan indien ces dernières semaines a laissé un lourd bilan humain et écologique. Des milliers d'hommes et de femmes ont péri, des vies et des communautés entières ont été dévastées. Aurait-on pu éviter ou atténuer cela ? Nous avons déjà connu une situation similaire, notamment après le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud et la côte orientale de l'Afrique en 2004. Les derniers tsunamis, typhons et tremblement de terre nous ont tragiquement rappelé la vulnérabilité de certains habitats, et soulignent l'importance d'intégrer le risque de catastrophe naturelle dans les pratiques liées au développement.

Tandis que se déploient les actions d'assistance, il est utile de tirer les leçons des catastrophes passées. Nombre des ces enseignements ont été regroupés sur le site de la direction de la Coopération pour le Développement (www.oecd.org/cad). Les auteurs indiquent que les dégâts causés par les catastrophes naturelles peuvent anéantir des années d'aide au développement, et que même une aide humanitaire bien intentionnée peut venir gâcher certaines avancées. Quelques principes clés peuvent aider à éviter certains chausses-trappes.

Ainsi, il faut recenser les besoins réels, notamment en donnant la priorité aux questions considérées comme urgentes par les « bénéficiaires de l'aide » eux-mêmes, plutôt que par les organismes d'aide.

De même, le pouvoir de l'information est crucial : « L'information sur l'aide et les programmes de développement est le point de départ qui permet aux gens de décider par eux-mêmes de la manière dont ils veulent mener leur vie. »

La prévention est également essentielle, comme le savent les professionnels de l'aide. Les tsunamis et les tremblement de terre sont inévitables, mais la réduction des risques et une préparation adéquate peuvent permettre aux communautés et aux pays de mieux faire face aux futures catastrophes et de mieux gérer leurs suites. Répondre à l'urgence est nécessaire, mais l'objectif final doit être que les rescapés retrouvent une vie normale, voire si possible qu'ils améliorent leurs conditions de vie.

Autre exigence fondamentale, pour améliorer l'aide humanitaire et l'aide au développement, il faut continuer à apprendre.

Bien entendu, certaines leçons sont récurrentes. Comme l'a écrit Richard Manning, ancien président du Comité d'aide au développement de l'OCDE, « le séisme à l'origine du tsunami a été très court, mais il nous a transformé à jamais. Il nous a beaucoup appris sur notre condition de mortels, le développement, l'environnement, mais aussi sur l'aide, la solidarité et la coopération entre les continents. »

Voir aussi « Le tsunami : quelques réflexions », L'Observateur de l'OCDE n° 246/247, décembre 2004-janvier 2005, et « Réflexions sur le tsunami : concrétiser les engagements », n° 249, mai 2005.

©L'Observateur de l'OCDE n° 274, octobre 2009




Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016