Table ronde sur les politiques régionales

Ce que font les gouvernements

Mari Kiviniemi, Ministre finlandaise des collectivités publiques et des collectivités locales ©Gouvernement finlandais

La crise économique touche des familles et des communautés dans le monde entier. Les régions étant les premières concernées, les politiques régionales peuvent jouer un grand rôle dans la recherche de solutions.

Dans cette optique, les ministres responsables du développement régional et territorial de plusieurs pays se sont rassemblés à l'OCDE les 30 et 31 mars. Pour la septième table ronde ministérielle de L'Observateur de l'OCDE, nous avons posé la question suivante à sept ministres, de la Finlande (qui a présidé la réunion), de l'Australie, du Brésil, des États-Unis, du Japon, de la Pologne et de l'UE :

Quelles actions engagez-vous au niveau régional pour répondre à la crise économique ? 

Pour plus d'informations sur la réunion ministérielle 2009 du comité des Politiques de développement territorial, voir www.oecd.org/regional-fr/min2009

Finlande : pourquoi la coopération compte
Australie : préparer les régions à l'avenir
Etats-Unis : la reprise par l'investissement fr
Japon : les politiques urbaines et régionales, une stratégie nationale fr
Pologne : activer les financements fr
Union Européenne : une cohésion plus verte fr
Brésil : renforcer la résilience des régions fr

Finlande

Crise économique et développement régional : pourquoi la coopération compte

Mari Kiviniemi, Ministre de l'Administration publique et des Collectivités locales et Présidente de la réunion ministérielle de 2009 du comité des Politiques de développement territorial de l'OCDE

L'expérience de la Finlande dans les années 1990 montre que la récession économique rejaillit inévitablement sur le développement régional. Bien que les zones urbaines soient plus durement touchées que les autres par la récession, elles ont aussi un plus gros potentiel de récupération lorsque la reprise économique s'amorce. C'est en partie pourquoi le développement économique tend à se concentrer dans et autour des zones urbaines.

Sortie de la récession de 1990 en quelques années seulement, la Finlande est devenue l'une des économies les plus compétitives au monde. Comment a-t-elle fait ? La recette tient en trois mots : détermination, persévérance et chance. Le temps a montré que les choix difficiles faits à l'époque étaient judicieux. Cependant, le rôle joué par Nokia dans la bonne performance du pays est indéniable.

La coopération a été indispensable au succès de nos actions. Au plus fort de la crise, les dirigeants politiques et les représentants de l'économie finlandaise ont travaillé ensemble pour déterminer les mesures nécessaires et les objectifs à atteindre. Le gouvernement et le parlement ont adopté des réformes, et les changements structurels dans l'industrie ont été activement soutenus. De nouveaux investissements, soigneusement ciblés, ont été réalisés, notamment dans l'éducation et la R-D. Ces investissements, de même qu'un maillage dense d'établissements d'enseignement et d'universités décentralisés au niveau régional, et de solides liens de coopération et réseaux entre les instituts d'enseignement supérieur, les instituts de recherche et les entreprises, ont contribué à faire de la Finlande l'une des économies les plus compétitives au monde.

Notre riposte efficace à la récession de 1990 prouve qu'une politique de relance déterminée et bien ciblée peut avoir un impact positif sur les régions et l'économie nationale. Cependant, les mesures macro-économiques ne suffisent pas à assurer le succès des investissements publics et des autres mesures. Une large coopération entre les autorités centrales, régionales et locales est également nécessaire, afin d'élaborer des solutions adaptées.

Aujourd'hui, les réponses que nous cherchons à apporter à la crise économique sont largement du même ordre que lors de la récession antérieure. Les investissements publics visent des projets cruciaux pour le développement régional ; les investissements dans la R-D, l'éducation et les compétences augmentent ; l'innovation et l'expertise régionales et locales sont développées ; et les réseaux entre les acteurs régionaux impliqués sont élargis, même au niveau international. Pour renforcer ces mesures, les structures et modes de fonctionnement du secteur public sont réformés et de nouvelles méthodes et formes de coopération sont mises au point.

Outre l'amélioration des conditions préalables au développement régional à long terme, le plan de relance de la Finlande prévoit aussi des mesures rapides et souples pour aider les régions et les municipalités à faire face à des problèmes immédiats, tels que ceux entraînés par les fermetures d'usines. Les ministères, les autorités régionales et les autorités locales peuvent désormais prendre des mesures de changement structurel en étroite coopération dès que ce genre de problème apparaît. L' objectif est d'atténuer les effets de la crise, de renouveler la structure de production des régions et, à long terme, de créer de nouvelles opportunités de développement au niveau régional.

Il est encore trop tôt pour dire si ces mesures suffiront à sécuriser l'avenir de la Finlande face à la crise économique mondiale actuelle.

Voir www.valtioneuvosto.fi/etusivu/en.jsp

 

Australie

Préparer les régions à l'avenir

Anthony Albanese, Ministre des Infrastructures, des Transports, du Développement régional et des Collectivités locales

Près des deux tiers des Australiens vivent dans les grandes villes, mais ce sont les régions qui génèrent les deux tiers de nos recettes d'exportation.

Nos richesses naturelles - ressources naturelles et agriculture - sont les piliers de notre économie. La qualité de vie dans les villes, les villages et les communautés de l'outback dépend de l'efficacité de ces secteurs d'activité régionaux.

Le gouvernement australien prend des mesures énergiques et met en oeuvre des plans d'ensemble pour répondre aux conséquences régionales à court terme de la récession mondiale, mais aussi pour préparer au mieux l'Australie à la reprise.

En février 2009, les autorités ont annoncé un Plan de cohésion nationale et de création d'emplois de 42 milliards de dollars pour investir dans les infrastructures et soutenir l'emploi. Cela s'ajoute aux importants financements alloués aux infrastructures dans le budget national de l'an dernier.

Les communautés rurales et régionales vont ainsi bénéficier d'importants investissements dans leurs réseaux routiers et ferroviaires, et dans leurs équipements sociaux et communautaires.

Nous investissons 8,4 milliards de dollars dans le réseau d'autoroutes et de routes régionales. Ce financement d'un montant sans précédent a permis aux travaux de prendre jusqu'à 12 mois d'avance, sur 46 projets routiers essentiels, partout dans le pays. Nous investissons aussi 3,2 milliards de dollars dans le réseau ferré australien, qui dessert essentiellement les régions.

Les autorités ont également lancé un Programme pour les infrastructures communautaires de 800 millions de dollars - le plus important jamais entrepris en Australie. Il octroiera des financements aux autorités locales pour construire des infrastructures comme les mairies, les bibliothèques et les installations sportives, et soutenir ainsi l'emploi au niveau local.

Nous assurerons le financement de la construction ou de la réhabilitation d'un bâtiment dans chaque école primaire rurale et régionale, ainsi que des financements supplémentaires pour l'entretien et les travaux de rénovation mineurs de l'ensemble des établissements scolaires.

Nous avons créé le Conseil australien des collectivités locales, un forum consultatif sur les infrastructures et les services locaux.

Nous mettons aussi en place le réseau Regional Development Australia, qui relie les comités consultatifs locaux, afin de favoriser une plus grande implication des communautés et d'améliorer l'exécution des programmes publics.

Les projets du gouvernement australien visent non seulement à aider les communautés régionales à résister à la tempête économique mondiale, mais aussi à leur permettre de mieux tirer parti des opportunités économiques à venir.

Voir www.infrastructure.gov.au

 

États-Unis

La reprise par l'investissement

Gary Locke, Secrétaire au Commerce des États-Unis

L'administration Obama agit vigoureusement pour répondre à une crise économique sans précédent depuis la Grande Dépression, en investissant davantage et plus intelligemment dans les activités régionales pour favoriser la croissance de l'emploi et le développement économique. L' American Recovery and Reinvestment Act de 2009 constitue un effort inédit pour relancer l'économie, créer ou sauver des millions d'emplois et s'engager à résoudre des problèmes trop longtemps négligés, afin que notre pays puisse prospérer au XXIème siècle.

Le Recovery Act comprend une enveloppe de 150 millions de dollars pour l'Administration de développement économique (EDA) du ministère du Commerce des États- Unis afin qu'elle octroie des subventions aux régions économiquement en difficulté, avec une priorité aux régions ayant connu des bouleversements économiques graves et soudains et des pertes d'emploi dues aux restructurations. Les subventions de l'EDA soutiennent les efforts régionaux de création d'emplois plus qualifiés et mieux rémunérés, en encourageant l'innovation et l'entreprenariat et en reliant les économies régionales au marché mondial.

Outre les financements prévus pour l'EDA dans le cadre du Recovery Act, le projet de budget fédéral pour 2010 du Président Obama prévoit pour cette administration :

50 millions de dollars pour la planification régionale et les subventions de contrepartie, afin de soutenir la création de pôles régionaux d'innovation, qui favorisent la création d'emplois et la croissance économique à partir des atouts compétitifs des régions ; et

et 50 millions de dollars pour lancer une initiative visant à créer un réseau national d'incubateurs d'entreprises publics-privés, afin d'encourager l'entreprise dans les zones en difficulté économique. L'EDA a récemment financé une étude qui évalue l'impact économique et les coûts au niveau fédéral de ses investissements dans la construction. Cette étude a montré, entre autres, que les investissements de l'EDA dans les incubateurs d'entreprises étaient davantage corrélés à la croissance de l'emploi que d'autres types de projets.

Bien entendu, le financement des activités de l'EDA n'est qu'un élément d'une stratégie beaucoup plus large engagée par l'administration Obama, qui implique l'ensemble des agences de l'administration fédérale. Dans ce contexte, les citoyens américains peuvent être pleinement acteurs de la reprise grâce à un nouveau site Internet fédéral, recovery.gov, qui donne des informations sur les modalités d'application de la loi, des instruments destinés à assurer la transparence de l'action gouvernementale, et des données actualisées sur les dépenses réalisées.

Voir aussi www.eda.gov

 

Japon

Les politiques urbaines et régionales, une stratégie nationale

Makoto Taketoshi, Vice-Ministre, Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme

Le Japon a connu une crise économique lors de l'éclatement de la bulle des actifs dans les années 1990. Pour y faire face, le pays a mis en oeuvre certaines mesures, non seulement dans le cadre des politiques monétaires et budgétaires, comprenant l'élimination des prêts improductifs, mais aussi dans le cadre des politiques régionales.

L'une de ces mesures a été la politique de rénovation urbaine. L'objectif était de redynamiser les zones urbaines et leur activité économique, en encourageant l'investissement privé dans les projets d'aménagement urbain. À cette fin, deux types d'incitations ont été introduits : premièrement, des mesures de déréglementation afin d'encourager le plus possible l'initiative privée et, deuxièmement, des aides financières et des mesures d'allégement d'impôts pour les entreprises, compte tenu des restrictions de crédit en vigueur à l'époque.

Cette politique de rénovation urbaine reste un important pilier du cadre d'action du Japon, et devrait beaucoup contribuer à accroître la demande intérieure. Nous pensons qu'il s'agit d'une mesure efficace pour faire face à la crise économique actuelle.

Une autre mesure prise à l'époque a été l'établissement des J-REIT (Japan-Real Estate Investment Trust), un marché de titrisation immobilière. Durant cette période, les grandes banques ont dû être nationalisées, en raison du volume croissant des prêts improductifs. Face à la paralysie des institutions financières, l'inscription à la cote des titres des J-REIT a été lancée en septembre 2001, afin de revitaliser le marché de l'immobilier.

L'OCDE a commencé à examiner la question du déclin urbain et régional en tant que problème d'intérêt national dans les années 1980. Les débats tenus alors ont beaucoup contribué aux progrès de la rénovation urbaine du Japon.

Face à la crise économique actuelle - de celles qu'on ne connaît qu'une fois par siècle - j'attends beaucoup du rôle que peut à nouveau jouer l'OCDE.

Voir www.mlit.go.jp/index_e.html

 

Pologne

Activer les financements

Elzbieta Bienkowska, Ministre du Développement régional

Bien que la Pologne n'ait pas été le pays le plus touché par la récession en cours, l'impact de celle-ci a varié selon les régions. De ce fait, toute réponse à la crise devrait à la fois tenir compte des spécificités régionales et mettre en oeuvre une panoplie d'actions sectorielles bien coordonnées. C'est le cas des fonds structurels de l'UE, par exemple, qui constituent la principale source d'investissements publics pour le développement régional en Pologne.

Pour 2007-2013, les autorités régionales polonaises sont directement responsables de 25 % de l'affectation de ces fonds, soit environ 17 milliards d'euros. Ces financements sont cruciaux pour atténuer les effets négatifs de la contraction du crédit sur les finances des administrations centrale et régionales, et sont devenus l'un des piliers de l'effort de redressement national polonais.

Dans le cadre de cette panoplie de mesures, j'ai présenté au Conseil des ministres, en janvier 2009, le Programme pour une mise en oeuvre accélérée des programmes financés par les fonds européens. Je considère qu'un versement rapide des fonds nous permettra en 2009 de doter notre économie d'investissements dans les infrastructures, le capital humain et l'environnement des entreprises, d'une valeur équivalant à environ 1,3 % du PIB. Ce Programme comprend des instruments tels qu'un recours accru aux versements anticipés pour tous les bénéficiaires, l'accélération des transferts de fonds alloués aux grands projets d'infrastructure, et un montant supplémentaire de 1,3 milliard d'euros à utiliser en 2011 pour renforcer les programmes qui auront été réalisés le plus rapidement et le plus efficacement, dont 16 programmes régionaux.

Les régions seront ainsi fortement incitées à améliorer rapidement leurs performances, car au bout de deux ans, l'affectation de ces ressources supplémentaires sera subordonnée à l'évaluation de leur efficacité dans la mise en oeuvre des programmes régionaux, conformément aux priorités de leurs stratégies de développement. La rapidité des transferts de fonds étant cruciale en période de crise financière, des mécanismes plus rapides et plus efficaces de financement des administrations régionales sont également envisagés.

J'espère que cette réaction rapide des autorités polonaises contribuera non seulement à atténuer les difficultés des régions atteintes par la crise économique et la contraction financière, mais permettra aussi, grâce aux diverses mesures favorisant la concurrence et l'efficacité, à l'économie polonaise d'être dans la meilleure position possible lorsque la reprise s'amorcera.

Voir www.mrr.gov.pl/english/Strony/ default.aspx

Union Européenne

Une cohésion plus verte

Danuta Hübner, Commissaire européenne chargée de la Politique Régionale

Principale source d'investissement de l'Union européenne dans l'économie réelle, la politique de cohésion, qui s'élève à 347 milliards d'euros, assure des financements indispensables et sûrs au niveau régional. L' importance de cet investissement est particulièrement manifeste dans le climat économique actuel.

Ces fonds, qui représentent 35,7 % du budget de l'Union européenne et 0,38 % du PIB total, cofinancent des centaines de milliers de projets. Ils visent à créer des emplois durables et à favoriser la croissance et la compétitivité, en réalisant des investissements dans des domaines prioritaires, comme la modernisation des infrastructures, l'innovation, les petites entreprises, l'environnement, les réseaux à large bande et la formation.

La politique de cohésion contribue largement au Plan de relance européen de la Commission, avec des mesures destinées à accélérer la mise en oeuvre des projets et à restaurer la confiance dans les économies régionales. On peut citer notamment :

Une augmentation des versements anticipés au titre du développement régional, avec le déblocage de 6,25 milliards d'euros supplémentaires en 2009 (ce qui porte le total de l'aide régionale concentrée en début de période à près de 30 milliards d'euros depuis 2007) ;

Une prorogation de six mois (jusqu'au 30 juin 2009) du délai pour les demandes de remboursement des dépenses au titre des programmes régionaux lancés en 2000-2006. Cela permettra aux régions de s'assurer qu'elles ont investi jusqu'au dernier euro disponible ;

Une flexibilité accrue permettant aux États membres de redéployer les fonds entre les postes budgétaires et de les affecter là où ils auront le plus d'impact ;

Le financement immédiat des grands projets sans approbation préalable obligatoire de la Commission (900 grands projets seront mis en oeuvre en 2007-2013, pour un investissement total de 120 milliards d'euros) ;

La simplification des règles d'admissibilité afin de réduire la paperasserie ;

L' autorisation pour les États membres d'allouer jusqu'à 8 milliards de dollars sur leurs dotations au titre du Fonds européen de développement régional à des instruments favorisant l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables dans le logement (cela signifie que l'UE peut cofinancer des initiatives d'autorités locales ou régionales encourageant l'installation de double vitrage, les travaux d'isolation, le remplacement des chaudières, etc.).

Plus généralement, la politique de cohésion est axée sur l' « économie verte » à venir. Sur les 357 milliards d'euros alloués au développement régional en 2007-2013, plus de 30 % (105 milliards d'euros) concernent des objectifs et des emplois liés à la protection de l'environnement. Près de la moitié de l'enveloppe (48 milliards d'euros) concerne des mesures visant à réaliser les objectifs climatiques de l'Union et à instaurer une économie faiblement émettrice en carbone, avec 23 milliards d'euros pour les chemins de fer, 6 milliards d'euros pour les transports urbains propres, 4,8 milliards d'euros pour les énergies renouvelables et 4,2 milliards d'euros pour l'efficacité énergétique.

Voir ec.europa.eu

Brésil

Renforcer la résilience des régions

Geddel Vieira Lima, Ministre de l'Intégration nationale

S'il est un point sur lequel s'accordent tous les observateurs de la crise, y compris l'OCDE, c'est le fait que le Brésil, même s'il en subira certains effets négatifs, sera moins touché par la crise mondiale que beaucoup d'autres pays.

L'économie brésilienne connaissait de forts taux de croissance, avec de nombreuses créations d'emplois et une amélioration de la répartition des revenus. Le gouvernement brésilien a adopté une position vigilante et proactive, et il est préparé, en permanence, à lancer des actions d'ensemble pour atténuer tout impact de la crise sur l'économie.

Ces actions couvrent un large éventail, depuis de interventions gouvernementales ciblées au niveau des politiques budgétaires, des taux d'intérêt, des taux de change et des échanges, jusqu'au soutien structurel à l'infrastructure et au renforcement du marché intérieur.

Le Brésil s'est engagé à investir massivement dans les infrastructures. Sous la responsabilité de mon seul ministère, 1,6 milliard d'euros sont investis dans des travaux publics pour garantir l'approvisionnement en eau des zones semi-arides du pays. En outre, 1,2 milliard d'euros sont consacrés au développement des chemins de fer dans la région du Nord-Est, ce qui assurera un transport de marchandises d'un bien meilleur rapport efficacité-coût que ce qui était possible jusqu'ici dans cette partie du pays. Le renforcement et l'intégration croissante du marché intérieur proviennent de l'amélioration de l'accessibilité pour des secteurs de production récemment restructurés, et de la forte hausse du pouvoir d'achat d'importants segments de la société, grâce aux programmes sociaux qui ont contribué à l'expansion de la classe moyenne brésilienne.

En résumé, je dirais que la politique nationale de développement régional, formellement mise en oeuvre ces deux dernières années par le ministère que j'ai l'honneur de diriger, a joué un rôle central pour renforcer la capacité de résistance du pays aux conséquences de la crise mondiale.

Nos politiques d'amélioration du capital social et d'appui aux secteurs économiques les plus compétitifs et les plus orientés vers le marché, mais aussi aux secteurs les plus respectueux de l'environnement et les plus engagés localement, contribuent à doter le Brésil d'un nouveau modèle de développement durable, qui permettra des flux de production et de consommation plus efficaces que ne le permettaient les règles économiques et financières d'avant la crise.

Voir www.integracao.gov.br/

 

©L'Observateur de l'OCDE n° 272, avril 2009




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