Investir contre la faim

Institut de recherche international sur la politique alimentaire, Washington, D.C.

Comme l'indique votre article « Prix alimentaires : grains de vérité », la réponse à la crise alimentaire devrait associer des stratégies de court et de long terme, y compris par des politiques encourageant la croissance et le développement et améliorant la productivité agricole (n° 267, mai-juin 2008). Une plus forte croissance agricole est essentielle pour la croissance économique globale, et pour atteindre le premier Objectif du millénaire pour le développement : réduire la pauvreté et la sous-nutrition de moitié d'ici à 2015.

Dans une étude récente, l'Institut de recherche international sur la politique alimentaire montre que l'investissement public supplémentaire requis pour atteindre le premier Objectif serait de 14 milliards de dollars par an pour l'ensemble des pays en développement. Pour la seule Afrique sub-saharienne, ce montant varie entre 3,8 et 4,8 milliards de dollars par an. La croissance et les ressources financières nécessaires dans chaque pays dépendent des progrès effectivement réalisés dans la réduction de la pauvreté, et de la place de l'agriculture dans l'économie.

En l'état actuel des choses, il sera très difficile d'atteindre le premier Objectif de développement. Mais si les gouvernements nationaux et les divers acteurs du développement investissent intelligemment dans l'agriculture, nous pouvons surmonter la crise alimentaire mondiale et réduire la pauvreté chronique et la faim à long terme.

Vous pouvez consulter l'article  « Prix alimentaires : grains de vérité » de Loek Boonekamp, paru dans L'Observateur de l'OCDE n°267

Voir aussi les travaux de l'OCDE sur l'agriculture sur www.oecd.org/agriculture-fr

 

©L'Observateur de l'OCDE n°269, octobre 2008

 

 




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