Têtes migrantes

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Environ 72 % des personnes nées à la Jamaïque et titulaires d’un diplôme du supérieur vivent dans les pays de l’OCDE, selon un nouveau rapport. Bien que la Jamaïque soit de loin le pays ayant le niveau d’émigration le plus fort pour les personnes disposant de telles qualifications (acquises à l’étranger ou non), cette nouvelle étude montre que certains pays de l’OCDE suivent ce modèle. Les données, qui couvrent la somme des émigrants jusqu’en 2000, montre que 22,1 % de l’élite académique irlandaise vit dans un autre pays de l’OCDE, contre 10 % pour le Royaume-Uni. En revanche, à peine plus de 3 % des diplômés turcs vivent dans un autre pays de l’OCDE.
Dans la zone OCDE, le taux d’émigration tend à être plus élevé pour les personnes ayant suivi des études supérieures que pour la population dans son ensemble. Ceci est dû principalement à un manque d’opportunités professionnelles, des instabilités politiques ou sociales dans le pays d’origine, ou à la perspective d’un plus haut revenu et d’une meilleure qualité de vie ailleurs. Cette constatation soulève plusieurs questions politiques. Il y a la fuite des cerveaux, pour les pays qui peinent à retenir leurs chirurgiens, enseignants, ingénieurs, etc. Par ailleurs, les immigrés trouvent souvent des emplois ne correspondant pas à leurs hautes qualifications. Des politiques visant à mieux intégrer ces groupes seraient bénéfiques pour les immigrants et leurs pays d’accueil, selon le rapport. Les femmes doivent affronter des difficultés supplémentaires, même dans les pays nordiques, relativement égalitaires, où la différence de taux d’emploi entre les femmes nées dans le pays ou à l’étranger est de 12 %.A Profile of Immigrant Populations in the 21st Century sur www.oecd.org/librairie  ISBN 9789264040908


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