Aide environnementale

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Bien que l’environnement soit très présent sur la scène politique internationale, la part de l’aide au développement pour l’environnement dans l’aide totale a décliné depuis 1996. Cette tendance intervient malgré une augmentation du financement de l’aide : l’aide publique au développement (APD) totale a augmenté de 32 % entre 2004 et 2005, pour atteindre le record de 107,1 milliards de dollars, puis a légèrement décru en 2006. En 2005, l’aide liée à l’environnement représentait environ 12 milliards, contre 10 en 1997. Cependant, sa part dans l’APD totale a presque été réduite de moitié sur la même période, passant de 19,6 % à 10,2 %. Elle est restée stable autour de 10 % entre 2002 et 2005.
Des changements dans la structure d’ensemble de l’aide expliquent partiellement ce déclin. Ainsi, les fonds sont souvent acheminés à travers les budgets généraux d’aide, il est donc difficile de s’assurer qu’ils aillent bien à l’environnement. Par ailleurs, le « coeur » de l’aide environnementale (protection de la nature, gestion des déchets, énergies renouvelables) a decliné, notamment parce que les donateurs bilatéraux – fournissant plus de 80 % de cette aide – se sont davantage portés sur l’aide liée à l’eau. Il y a eu des réductions dans l’aide non environnementale également, alors que davantage d’APD a été allouée à l’allègement de la dette, aux urgences ou autres projets non spécifiques.La situation est contrastée pour l’eau. L’aide en direction de ce secteur restera probablement au-dessus de 40 % du total de l’aide environnementale, selon une définition large prenant en compte les Objectifs du millénaire pour le développement et la gestion des ressources. Mais une définition plus étroite montre un déclin de l’APD au secteur de l’eau et de l’assainissement, de 11 % de l’APD totale en 1997 à 8 % en 2006.Pour plus de statistiques de l’OCDE sur le développement, voir le Système de notification des pays créancier (SNPC) : www.oecd.org/cad/stats/sdienligne ©L’Observateur de l’OCDE n° 266, mars 2008


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