La petite reine de Paris

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Si les émissions de CO2 dues au transport provoquent le changement climatique, pourquoi ne pas encourager le cyclisme ? C’est exactement ce que commencent à faire Bruxelles, Copenhague, Vienne et Berlin, entre autres. On parle aussi beaucoup de Paris. On pourrait penser que les habitants du pays du Tour de France ont toujours aimé pédaler. Pourtant, jusqu’à l’année dernière, les vélos et pistes cyclables étaient plutôt rares dans la capitale.
Une révolution est maintenant en route, et son catalyseur s’appelle Vélib’. Ce libre-service géré par ordinateur et fonctionnant en permanence a doublé de volume depuis son lancement en juillet 2007 par la Mairie de Paris et la société de mobilier urbain et de communication extérieure JCDecaux. Les 20 000 vélos fabriqués en France sont robustes et sûrs, bon marché et faciles à utiliser.Les Parisiens et les visiteurs aiment Vélib’ parce que le système est pratique, selon Ágoston Fáber, qui l’a testé pour un hebdomadaire d’actualité hongrois : « Vous n’avez plus peur de vous faire voler votre vélo, vous pouvez changer de moyen de transport s’il pleut, c’est beaucoup moins cher que de s’acheter un vélo si l’on suit les règles, et il n’y a pas de réparations à faire puisque c’est JCDecaux qui s’en occupe. »Mais, malgré presque 400 km de pistes cyclables, les carrefours ne sont pas pensés pour les cyclistes, et la cohabitation entre ceux-ci et les automobilistes s’avère parfois difficile.Toujours est-il que le vélo est de retour à Paris. Selon un vendeur de vélo, les ventes se seraient même envolées depuis le lancement de Vélib’ ! Quant à savoir si Vélib’ a contribué à réduire les émissions de CO2 dans Paris, c’est beaucoup moins certain…  RJC Voir www.velib.paris.fr et l’article de M. Fáber sur www.hvg.huL’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008


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