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Évolution énergétique

Tous les pays luttent pour optimiser leur efficacité énergétique, mais celle-ci est peu aisée à mesurer. Depuis 1971, l’approvisionnement énergétique par unité de PIB dans la zone OCDE a beaucoup chuté, grâce aux évolutions de la production manufacturière, de la production électrique, du comportement des utilisateurs, grâce aux gains d’efficience, etc.
Mais si l’on compare l’approvisionnement d’énergie primaire totale (AEPT) au PIB, l’Amérique latine, les Caraïbes et la zone OCDE apparaissent comme les plus efficaces. Des mesures à considérer avec précaution, car une diminution du rapport AEPT/PIB peut refléter des délocalisations à l’étranger d’industries très énergivores, comme le fer et l’acier, et des importations de produits gros consommateurs d’énergie. De fait, délocaliser peut être néfaste à l’environnement si les contractants étrangers ont une efficacité énergétique moindre. Mais une faible consommation énergétique peut aussi refléter le faible niveau de développement de marchés émergents très peuplés, plutôt qu’une véritable vigilance écologique au stade de la production énergétique.La Chine a l’un des plus bas niveaux d’approvisionnement énergétique par habitant, avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. Selon le Conseil mondial de l’énergie, la demande d’énergie primaire dans les pays en développement devrait tripler et atteindre près des deux tiers de la demande énergétique mondiale en 2050. En attendant, malgré sa grande efficacité énergétique, la zone OCDE a le niveau le plus élevé d’approvisionnement par tête, avec un équivalent pétrole approchant les 5 tonnes, suivi de près par la Russie, à 4,5 tonnes, avec une efficacité énergétique pourtant bien inférieure. ©L’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008


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