Une nouvelle ère d’investissement pour l’Egypte

Le ministre de l'Investissement égyptien Mahmoud Mohieldin (à gauche) avec Angel Gurría Michael Sawyer/OECD

L’Égypte va être le premier pays arabe et africain à signer la Déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales. Ces dernières années, l’Égypte a accompli des progrès remarquables dans la réforme de sa politique d’investissement – l’investissement industriel étranger a été totalement libéralisé, par exemple, à l’exception des industries liées à la défense – mais les entreprises tant étrangères que nationales restent confrontées à de sérieux obstacles.
Selon un nouveau rapport sur les politiques égyptiennes d’investissement présenté lors de la signature en juillet, les obstacles à l’entrée ont été allégés pour les investisseurs nationaux et étrangers, les formalités douanières ont été simplifiées et un ministère a été créé en 2004 pour promouvoir et gérer les investissements. Le système fiscal en particulier a été simplifié, avec la réduction du taux d’imposition des sociétés de 32 et 40 % à un taux uniforme de 20 %, et l’élimination d’environ 3000 exonérations diverses.L’examen 2007 de la politique d’investissement de l’Égypte relève que les entrées d’investissements directs étrangers ont été multipliées par douze entre 2001 et 2006, pour atteindre 9 milliards USD sur les trois premiers trimestres de l’exercice 2007, par rapport aux 6,1 milliards pour l’ensemble de l’année 2006. L’Égypte a accepté de revoir les restrictions pesant sur des secteurs comme le tourisme, la construction, les services de messagerie et les exportations. Un assouplissement de ces restrictions aurait pour effet d’attirer davantage d’investissements et d’intensifier la concurrence, pour le plus grand bien de l’économie tout entière, selon l’étude de l’OCDE.Voir www.oecd.org/investissement
Voir aussi www.oecd.org/developpement
©L’Observateur de l’OCDE nº 262, juillet 2007


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