Un continent doué

Faber

L’image lugubre qu’a eue le plus grand continent du monde pendant si longtemps est peut-être en train de s’éclaircir. Les conflits et maladies y demeurent dramatiques, et les défis dans des domaines comme la gouvernance et les transports perdurent, mais comme nous l’écrivions dans le dernier numéro (n° 255, mai 2006), les dernières Perspectives économiques en Afrique du Centre de développement de l’OCDE sont optimistes pour la future croissance économique du continent.
Cette vigueur nouvelle se remarque notamment dans le domaine de l’emploi. Alors que les perspectives africaines s’éclaircissent, la demande de compétences augmente. C’est l’opinion d’une société de recrutement internationale, Global Career Company (GCC), qui s’est associée à 40 PME pour le sommet « Carrières en Afrique », tenu à Londres en avril dernier. Il y a cinq ans, 13 entreprises seulement étaient présentes. Cette année, le sommet a accueilli environ 800 jeunes professionnels Africains, la plupart désireux de mettre leurs compétences au service des besoins d’entreprises internationales, dans des secteurs allant de la technologie à la banque, de l’ingénierie à l’industrie du bâtiment. Des opportunités se présentent sur tout le continent, notamment au Nigeria, en Angola et en Afrique du Sud.Les chances de retourner en Afrique avec un emploi trouvé lors du Sommet sont élevées, car les participants sont sélectionnés à l’avance pour correspondre aux postes vacants. Une candidate nigériane a expliqué qu’elle était venue au Royaume-Uni pour valoriser son parcours professionnel, mais qu’elle se sentait dorénavant prête à contribuer à l’économie de son pays. Un autre participant venait d’Afrique pour changer de carrière dans son pays.Ce système fonctionne aussi pour les employeurs : ils apprécient le Sommet car il leur permet de trouver les compétences adéquates, de même que les bons profils culturels. Ceci a été clairement dit par le délégué d’une entreprise basée en Afrique : il était venu pour attirer des Africains en Afrique du Sud.Pour Sarah Roe, directrice de GCC, le fait que des PME envoient des délégués au Sommet signifie qu’elles le prennent au sérieux. Elle souligne que le recrutement de professionnels nés en Afrique présente un mélange intéressant : ce sont des individus compétents qui comprennent à la fois le commerce international et les besoins locaux en Afrique. Si cette tendance persiste, l’économie africaine devrait également y gagner. PW/RJC Voir www.globalcareercompany.com. L'Observateur de l'OCDE N° 256, juillet 2006  


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