Universitaires mobiles

Au cours de l’année scolaire 2003/2004, les établissements d’enseignement supérieur américains ont accueilli quelque 82 900 universitaires étrangers chargés d’activités d’enseignement ou de recherche.
La plupart se consacraient à la recherche, bien que la part des enseignants soit en augmentation. Deux tiers travaillaient dans des domaines scientifiques ou techniques, dont une proportion en augmentation rapide dans les sciences du vivant et la biologie.Aux États-Unis, 80 % des universitaires étrangers étaient originaires de vingt pays seulement. Près d’un sur deux venait d’un pays non membre de l’OCDE et un quart de l’Union européenne. La Chine était le premier pays d’origine et l’Asie la région la plus représentée. Environ 18 % des universitaires étrangers étaient Chinois, environ 8 % étaient Coréens ou Indiens et plus de 6 % étaient Japonais. L’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne ont fourni chacun entre 2 % et 6 % des universitaires étrangers. Le Canada et la Russie ont fourni, respectivement, 5 % et près de 3 % du total. Click here for bigger graphDe nombreux universitaires asiatiques travaillaient déjà dans des universités américaines au milieu des années 90, mais leur mobilité s’est accentuée. Pour cent enseignants travaillant dans leur pays d’origine dans la majorité de l’OCDE, on compte au moins deux universitaires titulaires de poste dans des universités américaines. Cette mobilité est particulièrement marquée en Corée (13 %), en Russie (8 %) et au Taipei chinois (6 %). En revanche, la mobilité des universitaires européens s’est ralentie. En 2003/2004, un tiers des universitaires étrangers aux États-Unis était des femmes. Science, technologie et industrie, Perspectives de l’OCDE 2006, ISBN 9264028501.©L'Observateur de l'OCDE N° 258/259, décembre 2006


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