Agua, por favor !

Mexique : Progrès dans la mise en oeuvre de la réforme de la réglementation
Au Mexique, 80 % de la population vit dans des zones relativement chaudes et arides, et les ressources souterraines s’épuisent lentement. L’accès à l’eau devient un problème dans les parties les plus actives et développées du pays. Selon l’Examen de l’OCDE de la réforme de la réglementation au Mexique de 2005, la rapide croissance démographique et le développement industriel ont fait augmenter la demande totale d’eau.
Le Mexique, qui a rejoint l’OCDE en 1994, s’est rapproché des objectifs définis dans le plan de 1995-2000 : améliorer l’approvisionnement, le système sanitaire et le traitement des eaux usées. Cependant, le niveau actuel des investissements ne représente que la moitié de ce qui est nécessaire pour obtenir une réserve d’eau durable. Le gaspillage, principalement dû à l’irrigation et au système d’approvisionnement en eau potable, et la surexploitation des nappes souterraines persistent.Avec une rapide urbanisation, la croissance démographique a été plus forte dans les zones arides et semi-arides du nord, du nord-ouest et du centre. Ces régions représentent les trois quarts de la population, mais ne fournissent que 28 % des réserves en eau.De plus, la consommation d’eau au Mexique est relativement élevée, autour de 730 m3 par personne, un peu moins que la moyenne de l’OCDE (920 m3), mais plus que les moyennes européenne ou japonaise.Qui consomme toute cette eau ? Le rapport désigne les agriculteurs. Le Mexique est l’un des plus grands pays d’irrigation, presque un tiers de ses terres arables sont irriguées. En conséquence, 80 % de l’eau est utilisée dans l’agriculture (élevage compris), qui ne représentait que 5,4 % du PIB en 2002.La Commission Nationale de l’Eau (CNA) est l’acteur principal dans la régulation des réserves d’eau, et c’est là que se trouve le défi. En théorie, une autorité de réglementation de l’eau, dans un pays qui manque cruellement d’eau comme le Mexique, devrait être le gardien des réserves nationales d’eau et garantir le futur du pays. En pratique, la CNA est quelque peu tiraillée entre cet objectif et la mission originelle de ses prédécesseurs, qui était de fournir gratuitement de l’eau aux paysans pauvres afin de favoriser le développement agricole du pays. Le rapport suggère que ces deux objectifs sont devenus conflictuels, étant donné notamment que la CNA devrait également pourvoir aux besoins des zones urbaines.Comme les autres pays de l’OCDE, le Mexique tire la plupart de ses richesses des services et de l’industrie qui, tout en payant une plus grande partie du prix de l’eau, en consomment moins que l’agriculture. Le Mexique n’est en aucun cas le seul pays à soutenir les agriculteurs par le biais d’une eau bon marché. Même si l’eau destinée à l’agriculture est de moindre qualité que l’eau potable, et que ses coûts d’infrastructure sont réduits, son bas prix n’incite pas les agriculteurs à plus d’efficacité (voir aussi l’article de MM. Legg et Parris, page 14). De nombreux puits sont épuisés, et les centres urbains et les zones développées du pays sont confrontés à des risques de pénurie d’eau à long terme.Le rapport recommande au Mexique d’établir un objectif fort pour la CNA, en tant qu’instance fédérale de surveillance des eaux nationales, chargée des problèmes environnementaux et de sécurité, avec une solide base scientifique et technique. La CNA devrait avoir un rôle décisionnel clair à l’échelle nationale, et établir des partenariats avec les commissions de l’eau établies au niveau des différents États.ISBN 9264017534. Voir www.ocdelibrairie.org pour commander l’ouvrage.©L’Observateur de l’OCDE, n°254, mars 2006


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