En bref - juillet 2006

Dépenses maladives ; Indices mitigés ; Baisse du chômage ; Des retraites plus sûres ; Outil de prévention ; Des affaires transparentes ; Ralentissement des échanges du G7 ; Best of…
Dépenses maladives
Indices mitigés
Baisse du chômage
Retraites plus sûres
Outil de prévention
Des affaires Transparentes
Ralentissement des échanges du G7
Best of…
Dépenses maladives Les dépenses de santé continuent d’augmenter dans les pays de l’OCDE. Si cette tendance perdure, les gouvernements devront alourdir les impôts, réduire les dépenses dans d’autres domaines ou augmenter la contribution des patients pour préserver les systèmes de santé, selon de nouvelles données rassemblées par l’OCDE.D’après Éco-Santé OCDE 2006, entre 1990 et 2004, les dépenses de santé ont augmenté plus vite que le PIB dans tous les pays de l’OCDE sauf la Finlande. Elles représentaient 7 % du PIB en moyenne dans les pays de l’OCDE en 1990, mais 8,9 % en 2004, contre 8,8 % en 2003.Dans la plupart des pays de l’OCDE, l’essentiel des dépenses de santé est financé par les prélèvements fiscaux. En 2004, les financements publics représentaient en moyenne 73 % des dépenses de santé. Cette proportion devrait encore augmenter avec les nouvelles technologies médicales, coûteuses, et le vieillissement de la population.La part des financements publics dans les dépenses de santé a diminué dans des pays comme la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, mais a augmenté en Corée, au Mexique, en Suisse et aux États-Unis. Entre 1990 et 2004, la part des financements publics est passée de 38 % à plus de 50 % en Corée, et de 40 % à 45 % aux États-Unis. Le secteur privé continue d’être prépondérant dans le financement de la santé aux États-Unis, mais les dépenses publiques de santé par habitant y restent plus élevées que dans la plupart des autres pays de l’OCDE.Éco-Santé OCDE 2006 est une base de données très complète dans le domaine de la santé, avec plus de 1 200 indicateurs.Voir www.oecd.org/santeIndices mitigésLes derniers indicateurs composites de l’OCDE de mai montrent une amélioration des performances pour la zone euro et le Japon mais un affaiblissement pour le Canada et les États-Unis. Pour les États-Unis, l’indicateur composite avancé a diminué de 0,6 point en mai et son taux de variation sur 6 mois est en baisse pour le deuxième mois consécutif. En revanche, le taux de variation sur 6 mois pour le Japon est en hausse depuis juin 2005. La tendance est également positive pour la zone euro. Les données les plus récentes pour les grandes économies non membres de l’OCDE indiquent une expansion moins rapide en Chine, une amélioration des perspectives pour l’Inde et la Russie, mais un affaiblissement à venir au Brésil.Source : OCDEL’indicateur composite avancé de l’OCDE, conçu pour signaler à l’avance les variations de l’activité économique, comprend de nombreux indicateurs : permis de construire, évolution des commandes, taux d’intérêt à long terme et indicateurs de confiance. Pour plus de détails, voir ww.oecd.org/statistiques.Par ailleurs, selon les Perspectives économiques de l’OCDE de juin (basées sur des données collectées avant le 17 mai), la croissance devrait perdurer pour la cinquième année consécutive, malgré certains risques, liés aux prix élevés de l’énergie, aux déséquilibres des balances courantes et aux niveaux des taux d’intérêts à long terme. Cependant, les bénéfices élevés des entreprises pourraient ménager de bonnes surprises. Le rapport recommande aux pouvoirs publics d’intensifier la consolidation budgétaire.Les Perspectives économiques biannuelles présentent une vue d’ensemble détaillée et 100 pages d’analyses par pays, dont des économies non membres de l’OCDE : Brésil, Chine, Inde et Russie. Une évaluation intérimaire sera disponible en septembre.Voir www.oecd.org/economieBaisse du chômageLe taux de chômage standardisé dans la zone OCDE était à 6,1 % en mai 2006, inférieur de 0,1 point de pourcentage à celui du mois précédent et de 0,5 point à celui de l’année précédente. La baisse a été supérieure à la moyenne dans la zone euro, avec un taux de chômage standardisé de 7,9 % en mai 2006, inférieur de 0,8 point de pourcentage à celui de l’année précédente. À 8,8 %, le taux de chômage en France était inférieur de 0,9 point de pourcentage à celui de l’année précédente. En Allemagne, la baisse était de 1,2 point, avec un taux de 8,3 % en mai. Ce taux était de 5,2 % au Royaume-Uni en mars 2006, en hausse de 0,6 point sur un an. En mai 2006, le chômage aux États-Unis était à 4,6 %, inférieur de 0,5 point de pourcentage à celui de l’année précédente. Au Japon, le taux était de 4 % en mai, inférieur de 0,4 point de pourcentage à celui de mai 2005.Pour plus de détails, voir les « Statistiques fréquemment demandées » sur www.oecd.org/statistiquesRetraites plus sûresDes mesures réglementaires urgentes sont nécessaires pour garantir la sécurité des retraites, tout en évitant d’imposer des coûts excessifs aux employeurs. L’OCDE prépare des Lignes directrices pour aider les pouvoirs publics et les administrateurs à améliorer la gestion de certains fonds de pension. Les Lignes directrices sur la capitalisation et la sécurité des prestations, actuellement en projet, constitueront la première norme de ce type pour les réglementations relatives au financement des pensions, notamment professionnelles. Le public est invité à donner ses commentaires sur ce projet jusqu’au 15 septembre. L’avis des parties prenantes est notamment sollicité : organismes de contrôle des pensions privées, associations nationales, sociétés-conseil, associations actuarielles, institutions financières internationales pertinentes, et ONG.Le projet actuel contient des recommandations sur le financement des plans de pension professionnels, en particulier les systèmes à prestations définies. De tels systèmes sont courants au Canada, au Japon, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis, mais beaucoup sont désormais fermés aux nouvelles adhésions. L’une des questions centrales concerne la manière dont l’argent versé par les salariés sur le système de pension de leur entreprise doit être protégé en cas de faillite de l’employeur ou de la société qui finance le plan de pension. Pour lire les Lignes directrices ou obtenir plus de détails, voir www.oecd.org/daf/pensions.Outil de préventionEnviron 900 millions de personnes, soit quelque 15 % de la population mondiale, notamment en Afrique sub-saharienne, vivent dans des zones « à déficit de gouvernance », où les autorités sont incapables ou peu désireuses d’assumer leurs responsabilités en matière d’administration publique et de protection des droits de l’homme.L’Outil de sensibilisation au risque destiné aux entreprises multinationales opérant dans les zones à déficit de gouvernance est destiné à aider les entreprises à réfléchir aux risques et dilemmes auxquels elles risquent d’être confrontées. Il répond à une demande formulée par les participants au sommet du G8 en 2005, et a été élaboré grâce à des contributions d’entreprises, de syndicats et de la société civile. Il est non prescriptif, et énonce un certain nombre de questions que les entreprises doivent se poser : respect de la loi et conformité aux instruments internationaux ; attention plus grande portée à la gestion des investissements ; connaissance des partenaires commerciaux et des clients ; relations avec les agents publics ; et révélation des malversations.Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, qui fournissent une référence en matière de comportement responsable des entreprises, constituent l’une des dimensions du nouvel Outil. Celui-ci peut être téléchargé sur www.oecd.org/daf/investissement/principesdirecteurs.Des affaires transparentesLes Pays-Bas, le Danemark et le Japon doivent être plus fermes contre la corruption, selon les dernières évaluations par pays du Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption.Les Néerlandais devraient adopter une démarche plus volontariste pour combattre la corruption d’agents publics étrangers. Selon le rapport, il n’y a pas eu de procès ou d’inculpation jusqu’à présent, malgré la taille de l’économie et sa nature internationale.Le Danemark devrait alourdir les sanctions pour corruption d’agents étrangers, selon les recommandations. La sanction maximale est actuellement inférieure à celle imposable pour une infraction pénale comparable. L’absence d’un cadre efficace pour détecter et reporter les infractions devrait également être comblée.Par ailleurs, le Japon devrait évaluer les obstacles qui entravent les enquêtes et les poursuites judiciaires dans les cas de corruption d’agents publics étrangers, et élever ces cas en infractions prévues au Code Pénal.Il s’agissait d’une première évaluation pour les Pays-Bas et le Danemark, et d’une deuxième évaluation pour le Japon. Les rapports sont disponibles sur www.oecd.org/corruption-fr.Ralentissement des échanges du G7Le volume des échanges de marchandises dans le Groupe des sept pays les plus industrialisés a augmenté pendant le premier trimestre 2006, avec des hausses de 11,2 % pour les exportations, et de 6,9 % pour les importations par rapport à l’année précédente. Cependant, cette hausse s’est ralentie par rapport au dernier trimestre 2005, à 2,9 % pour les exportations et 1,3 % pour les importations (corrigé des variations saisonnières).Best of…Hausse de la fréquentation, diminution des offres d’emplois, course aux financements publics et privés entre établissements – sous la conjonction de ces trois facteurs, l’enseignement post-secondaire est mis à rude épreuve. Il est en outre de plus en plus déterminé par la demande – tous les types d’établissements sont désormais tenus de s’adapter aux exigences des étudiants. Dans un tel contexte, les pouvoirs publics se doivent de réajuster leurs politiques. L’enseignement post-secondaire est aussi le secteur éducatif où les pressions de la croissance et du changement sont les plus fortes.Alan Wagner, « Redéfinir l'enseignement post-secondaire », extrait du
n° 214, octobre-novembre 1998©L’Observateur de l’OCDE, n°256, juillet 2006


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