En bref - mai 2006

Hausse de l'inflation ; Espagne : halte à la corruption ; Chômage stable ; Diminution du coin fiscal ; L'aide culmine à 100 milliards de dollars ; Nouvelle approche des pensions ; Alerte au spam ; En bref...

Hausse de l'inflation
Espagne : halte à la corruption
Chômage stable
Diminution du coin fiscal
L'aide culmine à 100 milliards de dollars
Nouvelle approche des pensions
Alerte au spam
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Hausse de l’inflationEntre mars 2005 et mars 2006, les prix à la consommation ont augmenté de 2,6 % dans la zone OCDE, contre 2,8 % entre février 2005 et février 2006. L’augmentation mensuelle était de 0,4 % entre février et mars, contre 0,2 % entre janvier et février.La hausse était principalement due aux prix de l’alimentation, en hausse de 1,4 % au cours des douze mois précédant mars, contre 1,8 % en février, et aux prix de l’énergie, en hausse de 12,7 % entre mars 2005 et mars 2006, contre 14,5 % pour février.Voir www.oecd.org/statistiques.Espagne : halte à la corruptionSelon un nouveau rapport du Groupe de travail sur la corruption de l’OCDE, l’Espagne devrait rapidement modifier son droit afin que les sociétés puissent être considérées directement responsables de corruption d’agents publics étrangers et soient passibles de lourdes amendes.Les principales recommandations encouragent l’Espagne à élargir l’éventail des sanctions applicables aux entreprises pour y introduire des amendes dissuasives, alourdir les sanctions visant la corruption d’agents publics étrangers en vue d’obtenir des décisions discrétionnaires favorables, élargir la définition de la corruption transnationale aux avantages non pécuniaires et améliorer les flux d’informations à destination des procureurs et juges sur d’éventuels actes de corruption transnationale.Ce dernier rapport sur l’Espagne est le 24ème sur les 36 études de pays du groupe de travail, et fait partie des évaluations de la phase 2 sur l’application de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.Le rapport souligne aussi des aspects positifs de la lutte contre les actes de corruption transnationale commis par des entreprises ou personnes espagnoles, notamment la récente décision de l’Espagne d’attribuer à son service spécialisé de répression de la corruption des responsabilités plus larges en matière d’enquêtes et de poursuites dans les affaires de corruption transnationale. L’Espagne a récemment amélioré sa loi relative à la confiscation des actifs, dont ceux qui sont liés à la corruption transnationale.Pour plus d’information sur les examens de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, voir www.oecd.org/corruption-fr.Chômage stableLe taux de chômage dans la zone OCDE est resté stable à 6, 3 % en février, inférieur de 0,5 % à celui de l’année précédente. Le taux de chômage dans la zone euro, inférieur de 0,6 % à celui de l’année précédente, a baissé de 0,1 % en février pour atteindre 8,2 %.Pour plus de détails, voir www.oecd.org/statistiques.Diminution du coin fiscalIl y a une différence entre le revenu net des employés, allocations sociales comprises, et le coût total du travail pour l’employeur. Cette différence est appelée le coin fiscal, et son ampleur a récemment diminué dans la plupart des pays de l’OCDE. Selon la dernière édition des Impôts sur les salaires, cette tendance reflète en partie des baisses d’impôts, à un moment où les gouvernements luttent contre le chômage. Ces baisses ont été limitées par la nécessité de contenir les budgets, mais le coin fiscal moyen pour les célibataires sans enfants disposant d’un salaire moyen dans l’industrie et les services a néanmoins baissé, de 37,9 % en 2000 à 37,3 % en 2005.Selon Les impôts sur les salaires, les niveaux les plus hauts pour un célibataire gagnant un revenu moyen se trouvent en Belgique, en Allemagne et en Hongrie, et les plus bas en Corée, au Mexique et en Nouvelle-Zélande. Pour un couple marié à revenus moyens avec deux enfants, dont seul l’un des adultes travaille, les coins fiscaux les plus élevés se trouvent en Turquie (42,7 %), en Suède (42,2 %) et en Pologne (42,1 %). En revanche, l’Irlande (8,1 %), l’Islande (11 %) et les États-Unis (11,9 %) ont les coins fiscaux les plus réduits.Pour lire des extraits des Impôts sur les salaires, voir www.oecd.org/ctp/impotssalaires . L’aide culmine à 100 milliards de dollarsL’aide publique au développement (APD) des membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a augmenté de 31,4 % pour atteindre le record de 106,5 milliards USD en 2005. Une grande partie de l’augmentation s’est faite sous forme de dons d’allégement de la dette, qui ont augmenté de plus de 400 % tandis que d’autres formes d’aide ont augmenté de 8,7 %. En 2005, les membres du CAD, qui fournissent 90 % de l’aide bilatérale totale, ont accordé des remises de dette de près de 14 milliards pour l’Irak et d’un peu plus de 5 milliards pour le Nigeria. De nouveaux allégements de dette gonfleront les chiffres de l’APD en 2006 pour le Nigeria, et au cours des trois prochaines années pour l’Irak, suivant les étapes décidées dans le cadre du Club de Paris. Cependant, l’APD devrait connaître un recul en 2006 et 2007.Cette hausse était également due à la catastrophe du tsunami. Les membres du CAD ont fourni environ 2,2 milliard de dollars d’APD aux pays affectés.Voir : www.oecd.org/cad.Nouvelle approche des pensionsLes gouvernements de l’OCDE ont décidé de mettre en place de nouvelles lignes directrices pour une gestion efficace et transparente des fonds de pension. Plus d’un million de ces fonds opèrent dans les pays de l’OCDE, détenant plus de 16 mille milliards USD d’actifs fin 2005. Leurs stratégies d’investissement deviennent plus diverses et sophistiquées à mesure que leur importance grandit. Les nouvelles lignes directrices offrent une feuille de route, et appellent les régulateurs à offrir plus de flexibilité dans les choix d’investissement, et les promoteurs à être plus appliqués dans le contrôle de ces investissements.Elles proposent que les fonds de pension suivent la règle de « l’investisseur prudent » : définir une politique d’investissement globale et la suivre ; exiger que les instances gouvernantes agissent dans le « meilleur intérêt » des bénéficiaires en investissant les actifs ; instaurer des procédures de contrôle des investissements internes ; identifier et mesurer les risques auxquels le fonds est exposé et mettre en place les mécanismes nécessaires à leur contrôle et gestion. Par exemple, la valeur de l’actif et du passif du fonds sur le marché devrait être divulguée régulièrement. Cela permettrait aux sociétés fiduciaires de disposer assez tôt de dispositifs d’alarme les prévenant des contre-performances réalisées et de prendre rapidement les mesures qui s’imposent. Une autre recommandation stipule que des lois ne devraient pas dissuader les fonds de retraite d’investir à l’étranger.Le texte intégral des lignes directrices est disponible sur www.oecd.org/daf/pensions.Alerte au spamDans une nouvelle série de recommandations, l’OCDE engage les pouvoirs publics et l’industrie à renforcer la lutte contre le problème du spam à l’échelle mondiale. Les gouvernements ont récemment approuvé une « Recommandation relative à la coopération transfrontière dans l’application des législations contre le spam », insistant pour que la législation habilite les autorités de lutte contre le spam d’un pays à partager des informations avec les autres pays, rapidement et efficacement. Il faudrait également un point de contact unique pour faciliter la coopération internationale.Il est aussi important de sensibiliser le public à ce problème. Les gouvernements, en collaboration avec l’industrie, devraient mener des campagnes nationales en ce sens, notamment dans les écoles et auprès des citoyens âgés.Ces recommandations font partie d’une boîte à outils anti-spam, qui fournit aux décideurs un éventail complet de stratégies réglementaires concrètes, de solutions techniques et d’initiatives professionnelles pour lutter contre le spam. Elle comprend également un guide de pratiques exemplaires à l’intention des fournisseurs de services Internet et autres opérateurs de réseaux, ainsi que pour le cybermarketing. Ce guide a été réalisé par le Comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE (BIAC) en collaboration avec le groupe de travail contre les abus des messageries électroniques (MAAWG), un organisme regroupant des fournisseurs de services Internet. C’est le premier effort du secteur privé pour élaborer une série de pratiques exemplaires communes au niveau international.La boîte à outils anti-spam de l’OCDE est disponible à l’adresse suivante : www.oecd-antispam.org.Best of...Du point de vue des individus, le progrès économique peut apparaître comme une opération onéreuse et une source de difficultés. Il exigera d’eux qu’ils abandonnent des techniques acquises de longue date, qu’ils renoncent à la sécurité que leur assure l’ancienneté ou l’adhésion à un régime de sécurité sociale.Gösta Rehn, « Adaptabilité de la main-d’oeuvre et croissance économique », extrait de L’Observateur de l’OCDE n°1, novembre 1962.©L’Observateur de l’OCDE n° 255, mai 2006


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