En bref - mars 2006

Début de reprise ; L’énergie nourrit l’inflation; Indicateurs avancés en hausse... ; ...et chômage en baisse ; La Hongrie décore M. Johnston ; Aide intelligente ; Clarté ajoutée ; Best of…

Début de reprise
L’énergie nourrit l’inflation
Indicateurs avancés en hausse...
...et chômage en baisse
La Hongrie décore M. Johnston
Aide intelligente
Clarté ajoutée
Best of…
Début de repriseL’économie mondiale semble avoir surmonté les faiblesses récentes aux États-Unis et dans la zone euro, et se redresser à nouveau. Lors d’une conférence de presse en mars, Jean-Philippe Cotis, économiste en chef de l’OCDE, a dit qu’après un ralentissement à la fin 2005, une reprise économique est en cours des deux côtés de l’Atlantique.Jean-Philippe Cotis©OECD/Laurent EmmanuelM. Cotis a remarqué que, selon les estimations, l’activité avait réaccéléré dans un contexte de prix de l’énergie élevés et instables, mais de taux d’intérêts à long terme étonnamment bas. Mais il a également prévenu que certains des facteurs qui avaient maintenu une croissance générale soutenue jusqu’ici pourraient disparaître. Les valorisations élevées sur certains marchés de l’immobilier représentent notamment un risque souligné précédemment. Cependant, la reprise devrait être solide aux États-Unis au premier trimestre 2006, et bien établie au Japon. En présentant les projections intérimaires pour les principales économies avant la parution des prochaines Perspectives économiques de l’OCDE en mai, le chef économiste a rappelé que la hausse de la demande intérieure devrait soutenir un rebond d’activité dans la zone euro d’ici le milieu de l’année, mais que le potentiel de croissance n’était toujours pas atteint.L’énergie nourrit l’inflationL’inflation a progressé en janvier, avec un indice des prix à la consommation en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente, contre une hausse de 2,7 % pour décembre. En glissement mensuel, le niveau des prix a augmenté de 0,3 % entre décembre 2005 et janvier 2006, après être resté inchangé entre novembre et décembre. Aux États-Unis, l’indice des prix a augmenté de 4 % sur un an en janvier, contre 3,4 % en décembre. Au Japon, cette hausse était de 0,5 % en janvier, contre une baisse annuelle de 0,1 % en décembre. En glissement annuel, l’indice des prix à la consommation en janvier avait augmenté de 2,8 % au Canada, 2,4 % au Royaume-Uni, 2,2 % en Italie, 2,1 % en Allemagne et 2,0 % en France. À l’exception de la Turquie, où l’inflation se situait au-dessus de 10 %, le plus fort taux d’inflation était observé en Islande, avec 4,4%, puis en Espagne (4,2 %).Le facteur principal de ces augmentations était l’énergie, dont l’indice des prix a fait un bond de 16,7 %. Les États-Unis ont enregistré la plus forte hausse, à 24,8 %, alors que le taux d’inflation hors alimentation et énergie était de 2,1 %.Indicateurs avancés en hausse...Les derniers indicateurs avancés de l’OCDE confirment la perspective d’un rétablissement, avec une amélioration des performances se poursuivant sur le mois de janvier 2006. L’indicateur composite avancé de l’OCDE (ICA), conçu pour signaler à l’avance les variations de l’activité économique, comprend de nombreux indicateurs : permis de construire, évolution des commandes, taux d’intérêt à long terme et indicateurs de confiance. Les chiffres du 10 mars indiquent une expansion modérée à venir, avec un taux de variation sur 6 mois en hausse pour le neuvième mois consécutif. Les signaux les plus positifs viennent du Japon, de l’Allemagne et du Canada, et la zone euro montre une hausse pour le huitième mois consécutif. Pour lire les dernières tendances en intégralité, voir www.oecd.org/statistiques.Source : OCDE...et chômage en baisse Le taux de chômage standardisé dans la zone OCDE était de 6,3 % en janvier 2006, soit 0,1 point de moins que le mois précédent et 0,4 point de moins que l’année précédente. Dans la zone euro, le taux de chômage standardisé s’est maintenu à 8,3 % en janvier 2006. Ce taux, bien que stable par rapport au mois précédent, est inférieur de 0,5 point à celui de l’année précédente. Aux États-Unis, ce taux était à 4,7 % en janvier 2006, en baisse de 0,2 point par rapport au mois précédent et de 0,5 point par rapport à l’année précédente. Au Japon, le taux était de 4,5 % en janvier, supérieur de 0,1 point à celui du mois précédent mais identique à celui de janvier 2005. Pour en savoir plus, voir www.oecd.org/statistiques.La Hongrie décore M. JohnstonLe Président de la Hongrie, Laszló Sólyom, a remis la Croix de Commandeur avec l’Étoile de l’Ordre du Mérite de la République de Hongrie au Secrétaire général de l’OCDE Donald J. Johnston. Cette cérémonie fut célébrée à Paris le 10 mars 2006 en reconnaissance du soutien apporté à la Hongrie par M. Johnston ces dix dernières années. La Hongrie a rejoint l’OCDE en 1996, et M. Johnston, ancien avocat, homme politique et ministre du gouvernement canadien, a été élu au poste de Secrétaire général de l’OCDE la même année. Il quittera ce poste en mai prochain, après deux mandats.Aide intelligenteL’aide aux pays les plus démunis devrait atteindre 130 milliards USD en 2010, soit une hausse de 50 milliards par rapport à 2004, et le double du montant alloué en 2000. Mais cette forte progression en 2005-06 est essentiellement imputable à l’allégement de la dette de l’Irak et du Nigeria et à l’aide d’urgence après le tsunami de 2004. Dans son Rapport annuel sur la coopération pour le développement, l’OCDE prévient qu’à compter de 2007, lorsque les opérations d’allégement de dette seront achevées, les donneurs devront accroître d’autres formes d’aide d’environ 10 % par an, soit le double des récentes augmentations annuelles. C’est pourquoi l’OCDE a appelé les donneurs à honorer leurs engagements et à dépenser plus intelligemment.Le Rapport note des améliorations dans la composition de l’aide, par exemple une hausse de 13,3 % des crédits affectés directement aux programmes et projets d’aide à long terme entre 2003 et 2004. Mais il faut faire plus pour améliorer l’efficacité de l’aide. La « coopération technique » représente environ un quart de la totalité des financements – 19 milliards USD en 2004 –, mais on en sait très peu sur son efficacité. La majeure partie de cette coopération finance des études d’experts issus des pays donneurs, dont les frais généraux, comme les indemnités d’expatriation, coûtent souvent plus cher que les honoraires. Le Rapport suggère de confier les fonds aux pays en développement pour qu’ils puissent recruter les spécialistes de leur choix. Une telle solution, correctement appliquée, serait plus économique et aiderait à renforcer les capacités locales.Le Rapport, qui appelle à un renforcement urgent de la croissance économique ciblée sur la réduction de la pauvreté, note que les 12 indicateurs contenus dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, signée en 2005 par plus de 100 donneurs et pays en développement, peuvent aider à rendre l’aide plus intelligente. Le Rapport annuel sur la coopération pour le développement est disponible en ligne sur www.sourceoecd.org/developmentreport (en anglais, version française à paraître).Clarté ajoutéeL’OCDE lance un nouveau projet destiné à clarifier la question de l’application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – également désignée sous le nom de taxe sur les produits et services (TPS) dans certains pays – aux échanges transfrontaliers. L’absence de « règles du jeu » internationales, dans le contexte actuel de croissance rapide des échanges internationaux, notamment dans le domaine des services et des biens incorporels, peut entraîner une double imposition ou une exonération d’impôt imprévue. De plus, les incertitudes dans l’application de ces impôts peuvent dissuader les entreprises de prendre des décisions d’investissement ou d’échange. Les administrations fiscales des différents pays entrent quant à elles souvent en conflit pour l’application de l’impôt aux transactions internationales lorsqu’il n’existe pas de règles admises au niveau international.Dans un premier temps, ces principes mettront l’accent sur les services et les biens incorporels. Dans un second temps, l’application aux marchandises sera également traitée, celle-ci étant également rendue plus complexe par l’évolution des structures de la chaîne d’approvisionnement. Le Comité des Affaires fiscales de l’OCDE, responsable du projet, intégrera l’élaboration de standards et de principes directeurs dans le domaine des impôts sur la consommation au coeur de son travail. Voir les Principes directeurs internationaux pour l’application de la TVA/TPS, disponibles sur www.oecd.org/fiscalite ou www.oecd.org/dataoecd/16/39/36179233.pdfBest of…Les besoins augmentent, mais l'aide s'accroît aussi. L’écart sur le plan économique est tellement grand entre les pays en voie de développement et les nations industrielles plus évoluées que les besoins sont énormes. Toutefois, (...) les pays en voie de développement savent de mieux en mieux absorber et utiliser efficacement l'aide financière accrue qui leur est fournie. Extrait de L'Observateur de l'OCDE n° 1, novembre 1962, p. 20.Extrait de L'Observateur de l'OCDE n° 1, novembre 1962, p20.©L’Observateur de l’OCDE, n° 254, mars 2006


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier en anglais par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016