En bref - novembre 2005

Aide aux victimes du tsunami ; La Chine, premier exportateur de technologies ; Ángel Gurría nouveau Secrétaire général ; Leçons de qualité ; L’inflation ralentit ; Best of…
Aide aux victimes du tsunami, un an après
La Chine, premier exportateur de technologies
Ángel Gurría nouveau Secrétaire général
Leçons de qualité
L’inflation ralentit
Best of…
Aide aux victimes du tsunami, un an aprèsLe tsunami survenu le 26 décembre dans l’Océan indien, qui a fait 300 000 morts et disparus et a anéanti des communautés entières, a suscité une mobilisation humanitaire sans précédent. Des gouvernements, des organisations internationales, des organismes de bienfaisance, des entreprises et des particuliers se sont engagés à verser 13,6 milliards USD aux pays affectés. Sur ce total, 5,3 milliards proviennent des pays de l’OCDE.Selon des chiffres récents, les deux tiers de l’aide promise par les 22 pays membres du Comité de coopération pour le développement de l’OCDE (CAD) et la Commission européenne aux pays touchés ont été dépensés ou affectés à des projets spécifiques. Les pays donneurs et la Commission européenne se sont engagés à verser 1,7 milliard USD pour l’aide d’urgence et 1,9 milliard USD pour des projets de reconstruction à plus long terme. Ces sommes devront être dépensées d’ici à 2009. Plus de 90 % des fonds d’aide d’urgence – près de 1,6 milliard – ont été dépensés dans les neuf mois suivant le tsunami. Pour la reconstruction, 473 millions ont été dépensés, ce qui laisse 1,4 milliard USD à dépenser au cours des prochaines années. Le reste des promesses de dons se concrétisera lorsque des projets et des programmes spécifiques auront été identifiés. L’Indonésie et le Sri Lanka ont reçu plus de 60 % des fonds engagés.2005 a été une année extrême pour l’aide humanitaire. Le tsunami a été de loin la catastrophe la plus importante en termes de vies perdues et de destructions, particulièrement pour les femmes et les enfants. Bien qu’impressionnante, la mobilisation en faveur des victimes a révélé la nécessité d’apporter des améliorations majeures aux dispositifs d’aide. Les réponses plus lentes à d’autres catastrophes naturelles comme le tremblement de terre au Cachemire et les cyclones en Amérique du Nord et centrale, la crise alimentaire au Niger et les situations d’urgence au Soudan et en RDC soulignent cette nécessité. Il s’agirait notamment, selon les experts de l’OCDE, d’acheminer plus rapidement l’aide aux zones touchées, de coordonner les secours d’urgence avec les politiques de développement à plus long terme et d’améliorer la transparence et la responsabilité de l’utilisation des fonds de l’aide.Pour plus d’information, voir www.oecd.org/cadLa Chine, premier exportateur de technologiesEn 2004, la Chine a dépassé les États-Unis pour devenir le premier exportateur mondial de biens des technologies de l’information et de la communication (TIC), comme les téléphones mobiles, les ordinateurs portables et les appareils photo numériques. La Chine a exporté pour 180 milliards de dollars US de ces biens en 2004, alors que la valeur des exportations américaines était de 149 milliards. En 2003, les États-Unis occupaient le premier rang avec 137 milliards, suivis par la Chine avec 123 milliards.La part de la Chine dans les échanges mondiaux de TIC, importations et exportations comprises, a atteint 329 milliards USD en 2004, en hausse par rapport à 234 milliards en 2003 et 35 milliards en 1996. En comparaison, la part des États-Unis se chiffrait à 375 milliards en 2004, 301 milliards en 2003 et 230 milliards en 1996.Les données montrent un recul des importations en Asie de TIC provenant de l’Union européenne et des États-Unis. La Chine importe de plus en plus ses composants électroniques de pays asiatiques, dont le Japon (18 % des importations de TIC en Chine), le Taipei chinois (16 %), la Corée (13 %) et la Malaisie (8 %).Pour plus d’informations, contacter Sacha.Wunsch-Vincent@oecd.org.Le rapport est disponible sur www.oecd.org/sti-fr.
©OCDEÁngel Gurría nouveau Secrétaire généralLes 30 pays membres de l’OCDE ont annoncé la nomination d’Ángel Gurría, ancien ministre des Affaires étrangères puis ministre des Finances du Mexique, comme Secrétaire général de l’OCDE à partir du 1er juin 2006, succédant ainsi à Donald J. Johnston, qui prend sa retraite après deux mandats à la tête de l’organisation. Cette annonce a été faite le 30 novembre. Pour plus d’informations, cliquer ici. Leçons de qualité
Lignes directrices UNESCO/OCDE L’augmentation rapide du nombre d’étudiants qui suivent un cursus à l’étranger a incité l’UNESCO et l’OCDE à publier des Lignes directrices, dans le but de préserver la qualité et le niveau de l’enseignement. Les nouvelles Lignes directrices pour des prestations de qualité dans l’enseignement supérieur transfrontalier encouragent les pouvoirs publics, les établissements d’enseignement supérieur, les associations d’étudiants et les autres acteurs concernés à adopter trois grands principes : confiance et respect mutuels entre les pays et reconnaissance de l’utilité de la collaboration internationale dans l’enseignement supérieur, reconnaissance de l’importance de la souveraineté nationale en ce qui concerne les systèmes d’enseignement supérieur et leur diversité, reconnaissance de l’importance de l’enseignement supérieur comme moyen d’expression de la diversité linguistique et culturelle d’un pays et comme instrument du développement économique et de la cohésion sociale.Le but est de faciliter l’accès des étudiants à une information fiable sur l’enseignement supérieur à travers le monde, information qui dépendra d’une plus grande transparence et reconnaissance internationale des diplômes. Les établissements et producteurs d’enseignement supérieur doivent s’assurer que les formations dispensées dans leur pays et à l’étranger sont de qualité comparable, et les Lignes directrices recommandent également aux gouvernements d’établir des systèmes exhaustifs d’assurance qualité et d’homologation des activités transfrontalières d’enseignement supérieur, malgré les différences culturelles et linguistiques. Enfin, les associations étudiantes sont invitées à participer plus activement à la création, au suivi et à l’enrichissement d’une offre de qualité.C’est la première fois que les deux organismes basés à Paris collaborent ainsi pour élaborer des Lignes directrices. Ces dernières n’ont pas force obligatoire, mais leur approbation par deux organisations internationales leur donne un poids considérable.Pour plus d’information, voir www.oecd.org/edu-fr. L’inflation ralentitL’inflation annuelle des prix à la consommation dans la zone OCDE a ralenti à 3 % en octobre 2005, après 3,3 % en septembre, notamment en raison d’une croissance plus modérée des prix de l’énergie (18 % sur un an en octobre, contre 21,1 % en septembre). Hors variations de l’alimentation et de l’énergie, l’inflation annuelle des prix à la consommation est restée stable à 1,8 % en octobre. L’inflation mensuelle dans la zone OCDE était de 0,2 % en octobre.Dans la zone Euro, la variation annuelle des prix à la consommation était de 2,4 % en octobre 2005. Hors variations de l’alimentation et de l’énergie, l’indice des prix à la consommation sur un an est resté inchangé à 1,4 % en octobre. Aux États-Unis, l’IPC a augmenté de 4,3 % au cours de la même période. Au Japon, les prix à la consommation ont diminué de 0,7 % en octobre par rapport au même mois de l’année précédente, contre 0,3 % en septembre.Les chiffres détaillés « hors variations de l’alimentation et de l’énergie » sont disponibles sur www.oecd.org/dataoecd/50/3/35765551.pdf.Best of…« Il est important de nous rappeler que l’objectif ultime de nos politiques n’est pas uniquement de favoriser la croissance économique mais, avant tout, le bien-être social. »José Ángel Gurría, ancien ministre des Finances et du Budget du Mexique, et Président de la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres de 1999. Extrait de L’Observateur de l’OCDE n° 217/218, été 1999.©L’Observateur de l’OCDE, n°252, novembre 2005


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