La discrimination sexuelle au grand jour

La base de données du Centre de développement de l’OCDE fait état des discriminations envers les femmes

L’égalité des sexes a connu des progrès indéniables depuis la première célébration de la journée internationale de la femme en Europe, le 8 mars 1911. Mais s’il y a beaucoup à célébrer, il reste aussi beaucoup à faire. La base de données Égalité homme-femme, Institutions et Développement (EID) de l’OCDE, créée récemment (voir lien ci-dessous), peut aider à indiquer la voie à suivre. Elle montre que, dans de nombreux pays, des traditions et des normes sociales profondément ancrées entravent l’émancipation économique des femmes.

Des pratiques discriminatoires à l’égard des femmes, comme les mariages forcés, les mutilations génitales ou les restrictions en matière d’héritage ou de droit de propriété, font obstacle à l’égalité entre les sexes et au développement économique. Grâce à des outils tels que l’EID, nous parvenons enfin à avoir une idée de l’ampleur d’une discrimination qui n’est pas seulement indéfendable moralement, mais représente également un véritable gaspillage économique et social.

C’est seulement en s’attaquant aux causes de la discrimination que l’on pourra parvenir à un financement plus efficace du développement. Par exemple, à quoi bon construire des écoles flambant neuves si les filles ne sont pas autorisées à y entrer ?La nouvelle base de données, gérée par le Centre de développement de l’OCDE, est constituée à partir de sources variées, et fournit des données comparables sur le statut socio-économique des femmes dans 162 pays, de l’Afghanistan au Zimbabwe. En identifiant des pratiques culturelles et traditionnelles discriminatoires à l’égard des femmes, elle souligne la nécessité de réformes institutionnelles et législatives et de stratégies cohérentes, intelligentes et globales qui peuvent aider à faire disparaître pour de bon le fléau de la discrimination.Pour plus de commentaires, les journalistes sont invités à contacter Johannes.Jütting@oecd.org au Centre de développement de l’OCDE ou à téléphoner à Frances, au +33 1 45 24 87 25. ©L’Observateur de l’OCDE


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