Économiser l’énergie dans l’urgence

Saving Electricity in a Hurry: Dealing with Temporary Shortfalls on Electricity Suppliers
Saving Oil in a Hurry
Lorsque les lumières s’éteignent, on a le réflexe de vérifier les ampoules, les branchements, les fusibles, et bien souvent, il suffit d’éteindre un appareil pour alléger la surcharge.
De même, quand survient une panne parce que le réseau électrique est trop sollicité, la première solution qui vient à l’esprit est de réduire la consommation.Dans nos sociétés si dépendantes de la technologie, les pannes prolongées – c’est-à-dire de plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois – peuvent perturber l’économie et menacer des vies humaines. L’ouvrage Saving Electricity in a Hurry revient sur quelques situations de crise survenues récemment en Norvège, en Nouvelle-Zélande, à Tokyo et en Arizona, et décrit les mesures prises par les autorités pour réduire rapidement la consommation d’électricité. Comment les Suédois sont-ils parvenus à diminuer leur consommation de 4 % en seulement trois jours ? La Californie, de 14 % en quelques mois ? Comment se fait-il que les pénuries temporaires aient des répercussions aussi démesurées sur les politiques énergétiques mises en place ultérieurement ?Saving Electricity in a Hurry montre qu’il est possible pour un pays de réduire rapidement la consommation d’électricité sans pénaliser trop lourdement l’économie. Les stratégies sont variées, originales et étonnamment bon marché : campagnes médiatiques, amélioration de l’efficacité des équipements, relèvements rapides des prix. L’ouvrage explique comment la Californie a remplacé un million de feux de signalisation par des modèles économes en énergie, comment des millions d’habitants de Tokyo ont changé le réglage de leur thermostat, et comment les Néo-Zélandais ont réduit la durée de leurs douches, tout cela suffisamment vite pour prévenir des coupures imminentes. Enfin, ces mesures sont mises en parallèle avec l’objectif traditionnel des « économies d’énergie à long terme ».Après les chocs pétroliers des années 70, dans le monde entier, les gouvernements ont cherché à économiser l’énergie dans l’urgence. Ces 30 dernières années, des perturbations de l’offre et des prix du pétrole se sont produites assez régulièrement, avec en moyenne deux ou trois événements majeurs par décennie. À chaque fois, l’approvisionnement en produits pétroliers au détail a connu une chute brutale et les prix du pétrole ont augmenté. Comment les gouvernements peuvent-ils gérer cette volatilité des marchés ?Saving Oil in a Hurry examine les économies possibles et le rapport efficacité-coût des campagnes de limitation de la demande, les pays de l’AIE étant tenus d’avoir mis en place un plan pour réduire de 7 à 10 % la demande de pétrole en cas de rupture de l’offre. Cela concerne en particulier l’utilisation des véhicules individuels, les transports représentant plus de la moitié de l’utilisation de pétrole dans les pays de l’AIE.Certaines mesures, comme la réduction des vitesses maximum et l’incitation à utiliser des carburants alternatifs, sont efficaces en toutes circonstances. La consommation de carburant peut être réduite de 10 à 20 % par les adeptes de l’éco-conduite, c’est à dire la conduite la plus économe possible en énergie. Aux États-unis, pendant la pénurie de carburant des années 70, la limitation de vitesse, portée au niveau national à 55 miles à l’heure (soit 90 km/h), aurait permis d’économiser 363 000 barils de pétrole par jour. D’autres mesures, comme le rationnement de l’essence, ou la limitation de l’utilisation des véhicules, sont surtout indiquées en cas de crise. Mais toutes les mesures, notamment le travail à domicile, l’éco-conduite et le covoiturage, peuvent être mises en oeuvre très rapidement – à condition que les pouvoirs publics s’y soient préparés.Saving Electricity : ISBN 9264109455, Saving Oil : ISBN 9264109412.Les deux ouvrages sont disponibles uniquement en anglais. Voir www.ocdelibrairie.org pour commander.©L’Observateur de l’OCDE n° 250, juillet 2005


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier en anglais par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016