George Esiri/Reuters

La légendaire facilité de raffinage du pétrole nigérian alimente un trafic problématique, le vol de pétrole, qui atteint des sommets : les autorités ont fait état, début 2013, d’une perte de 1,2 milliard USD en un mois, équivalant à une baisse des ventes de 17 %. 

Depuis 13 ans, l’Afrique connait une progression phénoménale, avec un rythme de croissance impresionnant (en moyenne 5,1 % du PIB par an), et bien supérieur à celui de la plupart des pays de l’OCDE. Pour certains, cet essor n’est que le reflet de la récente flambée des prix des ressources naturelles, la plupart des prix des produits de base (agricoles, minéraux et énergétiques) ayant doublé, voire triplé sur la période. Selon eux, la croissance africaine s’essouflera dès lors que ces prix baisseront, comme c’est le cas actuellement. 

Depuis quelques années, les matières premières sont l’un des principaux moteurs de la croissance africaine. Pourtant, curieusement, la contribution des ressources naturelles à la croissance du PIB de l’Afrique (+5 % en moyenne sur la dernière décennie) a été bien moins forte qu’elle n’aurait pu l’être. 

Malthus est mort, mais la prospérité générale ne garantit ni le bonheur ni la paix. Tel est le message principal de La prospérité du vice : Une introduction (inquiète) à l’économie, le nouveau livre de Daniel Cohen. Professeur à l’École normale supérieure et directeur adjoint de l’École d’économie de Paris, l’auteur passe en revue les quatre derniers siècles et, dans le sillage de grands économistes, historiens et sociologues, aboutit à ce constat : la prospérité ne suffit pas à garantir la paix et le bonheur. Si le ton de l’ouvrage est assez pessimiste, le talent pédagogique de Cohen le rend néanmoins stimulant et instructif.

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