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La rédaction de L'Observateur de l'OCDE souhaite à ses lecteurs un très joyeux Noël ainsi que d'excellentes fêtes de fin d'année !

© Reuters / Enny Nuraheni

Le changement climatique n’attendra pas

Les difficultés économiques actuelles de l’Union européenne ne sauraient être prétexte à retarder la création d’une économie fondée sur une utilisation efficace des ressources et un développement à faible émission de carbone. Réduction des émissions de gaz à effet de serre, meilleure utilisation de l’énergie et des ressources, progression, stimulation de la croissance et de l’innovation : les avantages pourraient être considérables.

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Aujourd’hui, les gouvernements reconnaissent le rôle des énergies renouvelables, non seulement pour promouvoir le développement durable et combattre le changement climatique, mais aussi en tant que source potentielle d’innovation et de croissance économique.

Tandis que le monde est accaparé par la crise économique, le changement climatique prend une tournure de plus en plus grave. Un certain nombre de leçons doivent encore être tirées. 

L’affirmation de Thomas Edison, qui considérait que le génie est fait « de 1 % d’inspiration et de 99 % de transpiration » trouve un écho particulier dans le secteur de l’énergie solaire.

Maria van der Hoeven ©OCDE

En 2012, les marchés de l’énergie, comme l’économie en général, sont caractérisés par une grande incertitude. Les problèmes macroéconomiques mondiaux de 2011 ont détourné l’attention de la politique énergétique, et il pourrait en aller de même cette année.

Pour sortir de la crise et créer des emplois, les pays de l’OCDE ont besoin de croissance. Mais d’où cette croissance viendra-t-elle? Par ailleurs, face à des défis tels que le changement climatique et le développement mondial, comment favoriser une activité économique moins polluante et plus intelligente? Les réponses à ces questions pourraient nous aider à trouver une voie pour sortir de la crise et construire un avenir plus sûr.

L’un des domaines dans lesquels les gouvernements ont cherché à augmenter leurs revenus sont les taxes écologiques. Et ce, pour de bonnes raisons. Les taxes peuvent fournir une incitation claire à réduire les dégâts environnementaux.

Le Rapport planète vivante 2010 du WWF montre que nous consommons actuellement 50 % de ressources au-delà de ce que la Terre peut produire. Si nous suivons cette tendance, il nous faudra deux planètes pour subvenir à nos besoins en 2030. Manifestement, le statu quo ne nous mènera pas à des lendemains prospères.

Dépenses de santé en hausse ; Dépêches ; Verbatim ; Benvenuto ! ; Économie ; Spéculation alimentaire ? ; Flexibilité chinoise bienvenue ; Échanges sans frontières ; Best of...

Radovan Stoklasa/Reuters

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est, dans de nombreux pays, un objectif crucial des politiques énergétiques. Comme la consommation d’énergie continuera de croître à moyen et à long terme, même si la récente crise financière pourrait la freiner momentanément, tous conviennent de la nécessité de favoriser le développement et l’exploitation de toutes les solutions alternatives au carbone envisageables. Quel rôle peut jouer l’énergie nucléaire?

Malgré les avertissements répétés concernant ses effets sur le changement climatique ainsi que l’épuisement des gisements, les dernières estimations du World Energy Outlook 2009 montrent que le charbon restera la principale source d’énergie dans les prochaines décennies. Son utilisation devrait même doubler à l’horizon 2030, ce qui représente 5 % de plus par rapport aux estimations précédentes. Cet ajustement prend en compte une augmentation de 10 % prévue dans les pays d’Asie non-membres de l’OCDE, ainsi qu’une diminution de 8 % dans la zone OCDE. Aujourd’hui, une capacité additionnelle de 217 GW d’énergie à base de charbon est produite à travers le monde, dont 80 % hors zone OCDE, principalement en Chine.

L’efficacité de la combustion du charbon continue à s’améliorer, ce qui encouragera probablement son utilisation. Les technologies dites supercritiques ou ultrasupercritiques devraient faire augmenter les taux d’efficacité de la combustion de 35 % en 2007 à 40 % d’ici 2030. Cette amélioration entraînera une diminution relative des émissions de CO2. Et comme la gazéification et la liquéfaction du charbon pourraient être des sources alternatives de carburant, le charbon en devient une source d’énergie d’autant plus attractive.

Toutefois, bien que le caractère polluant du charbon soit susceptible de s’atténuer, le problème de fond demeure : les réserves de charbon accessibles, y compris en termes de coûts, s’amenuisent. D’après British Petroleum, si le taux d’exploitation actuel se maintient, les réserves mondiales pourraient être épuisées dans un peu plus d’un siècle. Si l’efficacité et l’utilisation du charbon augmentent encore, ce déclin pourrait s’accélérer.


World Energy Outlook 2009 est disponible sur www.oecd.org/librairie, ISBN 978-92-64-06130-9


©L'Observateur de l'OCDE N° 278 mars 2010

JP Moczulski/Reuters

L’agriculture ne fait pas que contribuer au changement climatique et en subir les effets. Elle peut aussi faire partie de la solution.

Cheryl Ravelo/Reuters

Salués il y a peu comme successeurs imminents des combustibles fossiles, les biocarburants traversent une passe difficile. Le temps de freiner est-il venu ?

Fayaz Kabli/Reuters

L’agriculture mondiale doit relever un formidable défi dans les 40 prochaines années : produire 50 % d’aliments en plus d’ici 2030 et le double d’ici 2050. Avec des pressions croissantes issues de l’urbanisation, de l’industrialisation et du changement climatique, une bonne gestion de l’eau sera vitale.

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.

Le gouvernement du Royaume-Uni a établi une carte du monde montrant les différents effets du changement climatique région par région. Cette carte, qui a été présentée au Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría par l'ambassadeur britannique à l'OCDE, Dominic Martin, montre l'impact potentiel d'une hausse de 4 °C de la température moyenne mondiale sur la planète.

Après une année éprouvante marquée par le pessimisme, nous entrevoyons les premiers signes d'une reprise économique. Les mesures économiques et financières résolues prises par les gouvernements tout au long de l'année commencent à produire leurs effets.

©Aladin Abdel Naby/Reuters

De nombreux programmes de relance prévoient des investissements en faveur de l'environnement. Des politiques appropriées pourraient ainsi stimuler la croissance tout en ménageant la planète.

©OCDE

La crise actuelle offre l'occasion de fonder un nouveau modèle économique où l'environnement, l'un des piliers du bien-être humain, doit occuper une place centrale.

Le Secrétaire général Angel Gurría a participé, à la tête d’une mission de haut niveau composée d’économistes et d’experts de l’environnement de l’OCDE, à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, en décembre à Bali. Dans cet extrait de l’une de ses interventions, M. Gurría évoque quelques raisons pour lesquelles l’économie et les marchés doivent être au coeur de toute stratégie de lutte contre le changement climatique.

©Reuters/Gregg Newton

Devant la croissance du transport aérien en termes du nombre d’appareils ou de passagers, l’industrie a engagé avec franchise un important dialogue sur la manière de continuer à croître de manière responsable tout en réduisant encore son impact sur l’écosystème mondial.

©David Rooney

La dure réalité financière met souvent les bonnes intentions à la trappe quand il est question des comptes d’une entreprise ou d’un État. Le changement climatique ne fait pas exception. Il suscite l’inquiétude partout dans le monde, mais on s’inquiète également de savoir combien il va coûter et qui va payer.

©Reuters/Issei Kato

Alors que l’économie mondiale est en proie à de nombreuses et diverses turbulences, les pays de l’OCDE s’appliquent à rechercher des solutions face à ces défis.

©Charles Platiau/Reuters

Face au défi du changement climatique, l’année 2008 sera décisive. J’espère qu’elle permettra de bâtir un consensus international afin d’aboutir à un accord à Copenhague en 2009, propre à approfondir les acquis de Kyoto.
Hausse de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, élévation des températures, multiplication des sécheresses et des tempêtes dévastatrices ; expansion des espaces urbains et agricoles entraînant l’extinction d’un nombre croissant d’espèces animales et végétales ; épuisement des ressources naturelles ; 1 milliard de personnes en plus vivant dans des zones pauvres en eau d’ici 2030 et recrudescence de la pollution, des maladies et des décès prématurés. Comment rester indifférent à ce scénario du pire, exposé dans l’édition 2008 des Perspectives de l’environnement de l’OCDE ?
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Bali en décembre 2007, fut chargée en enjeux politiques et en émotions. Mais a-t-elle donné des résultats, et que reste-t-il à faire ? L’ambassadeur de Nouvelle-Zélande pour le Changement climatique nous donne son point de vue.

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, devant la Conférence de Bali sur les changements climatiques, en décembre 2007
©L’Observateur de l’OCDE n° 264/265, décembre 2007-janvier 2008

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à Bali en décembre 2007, fut chargée en enjeux politiques et en émotions. Mais a-t-elle donné des résultats, et que reste-t-il à faire ? L’ambassadeur de Nouvelle-Zélande pour le Changement climatique nous donne son point de vue.

À Copenhague, les dirigeants de la planète ont avancé ensemble sur le dossier du changement climatique. Cette année, il faudra faire davantage.

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