© Srdjan Zivulovic/Reuters

Depuis deux ans, la zone euro est au centre de la tourmente financière mondiale, et certains observateurs commencent à se demander si elle survivra à ces turbulences. La dernière Étude économique de l’OCDE sur la zone euro indique comment faire en sorte que la courageurse entreprise d’intégration économique européenne fonctionne.

La mondialisation et l’émergence de groupes de la société civile interconnectés, quoique d’horizons divers, constituent un véritable défi pour les cadres de gouvernance en place. Il n’y a pas d’alternative au changement.

© INET

Bien plus que les dépenses budgétaires excessives, c’est la toute-puissance des marchés financiers qui menace aujourd’hui la confiance. Or, il existe des investissements judicieux et salutaires pour la société.

L’initiative CleanGovBiz de l’OCDE aide les États à combattre la corruption tout en coopérant avec la société civile et le secteur privé pour promouvoir l’intégrité.

©www.susannwyatt.com

Pour remettre l’économie sur pied, serait-il préférable de miser sur les efforts collectifs des entreprises et des autres parties prenantes plutôt que sur de nouvelles lois ?

Les efforts de la Turquie dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités de revenu donnent d’excellents résultats. Aujourd’hui, le pays fait figure d’exemple dans la région et au-delà. Le Premier ministre turc, M. Recep Tayyip Erdogan, revient sur ces réussites et sur le rôle du pays dans la coopération internationale.

Danilo Türk ©OCDE

Le cycle actuel de 30 ans de déréglementation et de croyance absolue en la « main invisible » du marché touche à sa fin. Cette évolution intervient au milieu d’une grave crise économique et financière qui est souvent comparée à la Grande dépression des années 1930. Les tensions sociales s’étendent.

Mécontents, les citoyens interpellent ceux qui les gouvernent : « Quand verrons-nous enfin des politiques efficaces au service de la croissance et de l’emploi ? ». Le débat fait rage, dans chaque pays et au niveau international, mais les politiques adoptées face à la crise continuent d’apparaître fragmentaires, timides et parfois incohérentes.

Mark Pieth ©OCDE

La crise ne doit pas nous détourner de la lutte contre la corruption. Mark Pieth, qui préside le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption, explique à Lyndon Thompson pourquoi il faut poursuivre les actions menées à ce sujet.

Reuters/Luke MacGregor

La crise économique a suscité certaines images historiques : effondrements bancaires, saisies immobilières, manifestations, files de chômeurs, entre autres. En 2011, l’image marquante restera celle des manifestants occupant les grandes places financières mondiales. Ces « indignés » s’élèvent contre un système qu’ils accusent d’enrichir un petit nombre de favorisés au détriment du grand nombre qui reste en bas de l’échelle économique.

Pour Benjamin Franklin, « les sages n’ont pas besoin de conseils, les fous ne les suivent pas ». Pourtant, de Machiavel à Kissinger, les puissants s’en sont toujours remis aux conseils de personnes de confiance. Mais comment faire la part des choses entre infl uence et intrigue, coût et avantage ? 

Grâce à la croissance économique des dernières décennies, nous avons gagné en qualité de vie, sommes plus prospères et vivons plus longtemps et en meilleure santé quasiment partout. Cependant, les contraintes liées aux ressources sont telles que pour continuer de profiter de ces avantages, il faut maintenant mettre le cap sur une croissance plus durable, plus verte. 

Nous restons aux prises avec la pire crise économique du dernier demi-siècle. Face aux sombres perspectives à court terme, l’opinion publique mondiale est en droit de s’interroger sur l’aptitude des dirigeants politiques à trouver une voie de sortie.

À l'épreuve des chocs ?

Au XXIe siècle, gérer les risques demandera sans doute plus de temps aux autorités. Comment s’y préparer ? 

En juillet 2010, la Russie a connu sa plus grave canicule depuis 130 ans, entraînant l’incendie  de 120 000 km2 de forêt et d’immenses terres céréalières et causant la mort de 34 personnes. Conséquence directe, le prix du blé a bondi de près de 20 %. Anticipant une pénurie, le gouvernement russe a interdit les exportations de céréales, et d’autres pays, se souvenant de la crise alimentaire de 2008, ont commencé à stocker le blé. Pariant sur une hausse supplémentaire des prix, certains agriculteurs russes peu scrupuleux sont allés jusqu’à annuler des contrats prépayés.

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©Reuters/Stringer Shanghai

Faire appel au bon sens et aux bons acteurs contribuerait à débloquer les investissements dans le secteur de l’eau, particulièrement cruciaux pour les pays en développement.

Nous restons aux prises avec la pire crise économique du dernier demi-siècle. Face aux sombres perspectives à court terme, l’opinion publique mondiale est en droit de s’interroger sur l’aptitude des dirigeants politiques à trouver une voie de sortie.

©OCDE

Il y a un an, à la réunion 2010 du Conseil de l’OCDE au niveau des Ministres, Israël a été formellement invité à devenir membre de l’OCDE, au terme de trois ans de négociations d’adhésion. Peu après, en septembre 2010, Israël est officiellement devenu le 33e pays membre de l’organisation. L’Observateur de l’OCDE a recueilli le point de vue du ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, sur les défis économiques de son pays. 

Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales viennent d’être mis à jour. Quelles en sont les nouveautés et quel peut être leur impact sur le comportement des entreprises ?

©Phil Noble/Reuters

La corruption est un fléau des temps modernes pour le commerce international. À l’heure où tant de gens souffrent de la crise économique, la corruption est une maladie bien réelle qui menace notre prospérité. Elle met en péril le développement des économies et contribue à la défaillance des marchés. Elle fausse la concurrence, porte atteinte à la libre entreprise et empoisonne l’activité économique. Elle bride le talent et l’innovation et étouffe l’esprit d’entreprise. Bien souvent, ce sont les plus pauvres qui en paient le plus lourd tribut.

Comment tirer toutes les leçons d’une crise ? Si les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui ne sont pas totalement inattendues, elles ne peuvent que décevoir. Les gouvernements qui ont pris des mesures audacieuses et décisives pendant la crise financière, en 2008-2009, pour renflouer les banques et sauver les marchés financiers, sont ceux-là même que ces marchés s’apprêtent aujourd’hui à châtier sévèrement. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Une mise à jour des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales est prévue pour 2011. Il s’agira notamment de donner aux entreprises des directives plus fermes pour prévenir les atteintes aux droits de l’homme, pour leurs propres activités ainsi que pour celles de leurs fournisseurs.

La dernière réunion du G20, à Séoul en novembre 2010, a renouvelé l’attention portée aux travaux de l’OCDE sur la lutte contre la corruption de fonctionnaires étrangers. Le G20 s’est accordé sur un Plan d’action contre la corruption, définissant des domaines clés dans lesquels les pays du G20 entendent donner l’exemple, notamment en instaurant un régime anticorruption mondial efficace.

« Si c’est un rêve, alors nous pouvons le réaliser », a lancé Jean- Marc Vittori, éditorialiste du quotidien Les Échos, à la suite des orateurs prestigieux réunis à la conférence d’ouverture des Journées de l’économie 2010. Celles-ci ont rassemblé à Lyon les 9, 10 et 11 novembre, quelque 6 000 citoyens soucieux de mieux comprendre les mécanismes économiques de notre temps.

Pendant plus de deux décennies, la croissance économique mondiale et le développement ont été largement alimentés par la mondialisation – l’ouverture des marchés financiers et de produits, ainsi que l’intégration d’économies émergentes, comme la Chine, l’Inde et le Brésil, à l’économie mondiale. Ce processus a été bouleversé par la crise financière de 2008, « la première crise de la mondialisation » selon certains.

En 2007, l’Afrique du Sud a adhéré à la Convention anticorruption de l’OCDE et a rejoint le Groupe de travail sur la corruption dans le cadre des transactions commerciales internationales, qui est composé de représentants des 38 pays signataires et surveille l’application et l’exécution de la Convention.

Ralentissement en vue ?; Économie ; Verbatim ; Dépêches ; Travaux anti-corruption primés ; Lancement d'iLibrary ; Israël rejoint l'OCDE ; Le Secrétaire général reconduit ; Best of...

Alors qu’elle s’apprête à souffler ses 50 bougies, l’OCDE doit continuer à être toujours plus pertinente, utile et ouverte au sein de la nouvelle architecture de gouvernance mondiale, affirme Angel Gurría dans cet extrait des observations qu’il a formulées à l’occasion du renouvellement de son mandat de Secrétaire général.*

©REUTERS/Benoit Tessier

L’OCDE a élaboré de nouvelles lignes directrices pour un lobbying plus transparent et plus équilibré.

Lucas Jackson/Reuters

Les théories actuelles de gestion de portefeuille sont contraires au bien-être des citoyens. Seule l’action publique peut changer cela.

Les gouvernements de la région MENA apparaissent depuis quelques années résolus à lutter contre la corruption dans les marchés publics. Les promesses se réalisent, mais les efforts doivent continuer.

Données économiques

PIB +0.6% T4 2017
Échanges exp +2.7% ; imp +3.0% T4 2017
Inflation annuelle 2,2% fév 2018
Chômage 5.4% fév 2018
Mise à jour: 11 avr 2018

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