Il y a vingt ans, au premier Sommet de la Terre de Rio en 1992, les économies les plus avancées étaient en récession. Cette crise était moins grave que celle qui touche de nombreux pays depuis 2008, mais ses symptômes étaient similaires : éclatement de bulles d’actifs, hausse du chômage et reprise incertaine.

Il y a vingt ans, au premier Sommet de la Terre de Rio en 1992, les économies les plus avancées étaient en récession. Cette crise était moins grave que celle qui touche de nombreux pays depuis 2008, mais ses symptômes étaient similaires : éclatement de bulles d’actifs, hausse du chômage et reprise incertaine.

© Evaristo SA/AFP

Dans tous les pays où je me rends, les femmes veulent faire entendre leur voix. Dans les pays arabes, où elles continuent à lutter pour la liberté et la démocratie, mais aussi dans le reste du monde, le combat pour l’égalité des droits, des chances et de la participation se généralise avec, déjà, d’importantes victoires à la clé.

L’année 2012 marquera-t-elle un nouveau départ pour nos économies ? Apportera-t-elle de meilleures perspectives à nos concitoyens ? Embarquonsnous vers une nouvelle ère de croissance plus forte, plus verte et plus inclusive ? Tel est sans doute le souhait du plus grand nombre, et aussi l’objectif des décideurs rassemblés à la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des Ministres (RCM) sur le thème « Tous à bord : des politiques en faveur d’une croissance inclusive et de l’emploi », suivie en juin par le sommet des dirigeants du G20 de Los Cabos, au Mexique, et par la Conférence des Nations unies « Rio+20 » sur le développement durable.

© OCDE

Les pires années de la crise mondiale sont derrière nous et, pour la communauté internationale dans son ensemble, la Turquie fait partie des pays qui ont réussi à renouer rapidement avec une forte croissance.

© Gouvernement du Mexique

Nous vivons dans un contexte de mondialisation dans lequel tout événement important, où qu’il soit, a des répercussions immédiates et directes sur le reste du monde. La faim en Afrique et les turbulences politiques au Maghreb ont ainsi provoqué de nouveaux flux migratoires vers les pays au niveau de développement relatif supérieur.

L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.

©OCDE

La crise actuelle offre l'occasion de fonder un nouveau modèle économique où l'environnement, l'un des piliers du bien-être humain, doit occuper une place centrale.

©Charles Platiau/Reuters

Face au défi du changement climatique, l’année 2008 sera décisive. J’espère qu’elle permettra de bâtir un consensus international afin d’aboutir à un accord à Copenhague en 2009, propre à approfondir les acquis de Kyoto.

©Reuters/Issei Kato

Alors que l’économie mondiale est en proie à de nombreuses et diverses turbulences, les pays de l’OCDE s’appliquent à rechercher des solutions face à ces défis.

Le revenu moyen des 10 % les plus riches est environ neuf fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, contre sept fois supérieur il y a 25 ans. Même des pays traditionnellement égalitaires, comme l’Allemagne et la Suède, voient ce ratio dépasser 6, contre à peine plus de 3 en 1985. Les inégalités ont diminué au Chili et au Mexique, mais l’écart y est encore de 27 pour 1 ; au Brésil, qui a mis en oeuvre d’impressionnants programmes de lutte contre la pauvreté et les inégalités, il est de 50 pour 1. À l’évidence, les bienfaits de la croissance économique n’ont pas été répartis assez équitablement. 

Nous restons aux prises avec la pire crise économique du dernier demi-siècle. Face aux sombres perspectives à court terme, l’opinion publique mondiale est en droit de s’interroger sur l’aptitude des dirigeants politiques à trouver une voie de sortie.

Nous restons aux prises avec la pire crise économique du dernier demi-siècle. Face aux sombres perspectives à court terme, l’opinion publique mondiale est en droit de s’interroger sur l’aptitude des dirigeants politiques à trouver une voie de sortie.

La Semaine du 50e anniversaire de l’OCDE a été un événement majeur et régénérateur. Dans un contexte de reprise fragile de l’économie mondiale, 21 chefs d’État et de gouvernement et vice-premiers ministres, 86 ministres et secrétaires d’État, et plus de 2 000 représentants des entreprises, des syndicats et de la société civile se sont réunis pour définir des politiques porteuses de croissance et d’emplois plus inclusives et plus respectueuses de l’environnement. Des actions gouvernementales concrètes pour tirer parti de nouvelles sources de croissance, comme la croissance verte, l’innovation au service de l’emploi, les compétences, les échanges et l’adoption d’une stratégie de développement élargie, ont été examinées.

Nous célébrons le 50e anniversaire de l’OCDE alors que la pire crise financière et économique de notre génération touche à sa fin. Le temps est venu de faire le point et de nous poser les bonnes questions. Pourquoi n’avons-nous pas su éviter la crise ?

La crise est-elle enfin derrière nous? En ce début de deuxième semestre 2010, la question est sur toutes les lèvres. Selon les dernières Perspectives économiques, la zone OCDE connaîtra une croissance d’environ 2,7 % en 2010. Mais si l’économie mondiale n’est sans doute plus en soins intensifs, elle reste très fragile, comme le soulignent l’instabilité des marchés, l’augmentation de la dette publique et l’ampleur du chômage. Un facteur essentiel fait défaut : la confiance. Comment la restaurer? Les gouvernements des pays de l’OCDE sont confrontés au double défi de relancer la croissance tout en remettant de l’ordre dans les finances publiques. Ce sont les deux faces d’une même médaille, et seul un nouvel équilibre entre elles permettra une reprise durable.

Conserver une vue d’ensemble, telle est la difficulté pour tout gouvernement confronté à une crise. C’est particulièrement vrai aujourd’hui dans les pays de l’OCDE, qui connaissent, du fait de la crise financière de 2008, des déficits budgétaires très élevés et une lourde dette. Aujourd’hui, la plupart des pays, petits ou grands, doivent faire de nouveaux sacrifices. Et l’on comprend la colère de leur population, qui considère à juste titre qu’elle n’est pas responsable de la situation actuelle.

Le printemps est enfin de retour dans la plupart des pays de l’OCDE, où les signes de reprise commencent à se multiplier. C’est une bonne nouvelle, car la récession a été longue et difficile. Mais si le pire de la crise est sans doute derrière nous, la reprise demeure fragile.

Hausse de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, élévation des températures, multiplication des sécheresses et des tempêtes dévastatrices ; expansion des espaces urbains et agricoles entraînant l’extinction d’un nombre croissant d’espèces animales et végétales ; épuisement des ressources naturelles ; 1 milliard de personnes en plus vivant dans des zones pauvres en eau d’ici 2030 et recrudescence de la pollution, des maladies et des décès prématurés. Comment rester indifférent à ce scénario du pire, exposé dans l’édition 2008 des Perspectives de l’environnement de l’OCDE ?
Lors du Sommet de Heiligendamm en juin, et à la réunion ministérielle de l’OCDE au mois de mai à Paris, l’avenir de l’économie mondiale était dans tous les esprits. La raison en est simple : la configuration économique et politique de la planète a changé, et il devient évident que seule une intensification de la coopération entre les principaux acteurs mondiaux permettra d’avancer sur les grands dossiers. Nous avons commencé à réagir.
L’énergie est devenue l’une des premières préoccupations politiques. D’abord, le prix du pétrole demeure historiquement élevé, malgré une légère détente ces derniers mois, au détriment des producteurs et des consommateurs.

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