S’alimenter est un besoin vital qui conditionne notre bien-être. Or, à mesure que l’humanité s’urbanise, elle tend à négliger l’agriculture, ce qui est dangereux. La réunion des ministres de l’Agriculture de l’OCDE, les 7 et 8 avril, vise précisément à prévenir ce processus en contribuant à définir un nouveau paradigme pour les politiques agricoles, au service d’un système alimentaire plus productif, compétitif et durable pour tous.

Lors de ma présentation de l’Étude économique 2011 de l’Irlande par l’OCDE, l’économie irlandaise connaissait les affres d’une profonde récession. Depuis deux ans, les perspectives se sont éclaircies. Je suis ravi aujourd’hui de voir à quel point et à quelle cadence le pays a su rebondir.

Malgré presque une décennie d’efforts politiques, l’économie mondiale reste convalescente. Les séquelles de la crise sont toujours visibles : croissance atone, chômage obstinément élevé dans plusieurs pays, échanges et investissement en berne, et perte de confiance profonde de la part des citoyens. Toute perspective de voir les économies avancées ou émergentes renouer résolument avec la croissance s’éloigne depuis un an. Toutefois, revenir sur les causes de nos difficultés pourrait nous aider à trouver des solutions.

Si l’année 2015 a été marquée par des accords durement acquis, 2016 sera sous le signe de la mise en œuvre. Les accords font l’actualité, leur mise en œuvre améliore la vie des populations. 

Le moment est historique. D’ici la fin de l’année, le nombre de demandeurs d’asile dans l’Union européenne dépassera le million. Le coût humain de cette crise des réfugiés est terrifiant. Pourtant, dans presque tous les cas, les gouvernements européens ont apporté une réponse frileuse à cette catastrophe, reconnaissant au mieux la nécessité d’en faire davantage, tout en s’inquiétant des conséquences. 

La Conférence des Nations Unies (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre offre une occasion unique de parvenir à un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et accélérer notre transition vers une économie bas carbone. Les participants à ce sommet sont conscients de l’urgence de la situation. Cependant, au vu des contributions nationales annoncées jusqu’ici, il nous faudra redoubler d’ambition pour que la hausse des températures mondiales ne dépasse pas la limite convenue des 2ºC. L’« imbroglio du carbone » dont sont tributaires nos économies menace de nous faire entrer en collision avec la nature. 

©Carole Bellaïche

À la perspective d’une destruction radicale de l’homme et de son environnement, nous devons opposer une prise de conscience tout aussi radicale du lien qui unit l’homme et la nature.

©OCDE

Bientôt sept ans se sont écoulés depuis l’effondrement de Lehman Brothers en septembre 2008, qui a marqué le début de la plus grave crise économique et financière de notre époque. Le pire est derrière nous et l’économie mondiale se rétablit progressivement, mais bien plus lentement que lors des cycles précédents. Pour atteindre une croissance robuste et inclusive, il faudra beaucoup de travail et un effort concerté.

©OECD/Matthieu de Martignac

Dans les prochains mois, la communauté internationale va se réunir trois fois, sur trois continents, pour mettre au point un programme de développement durable pour les générations futures.

Heather Smith, Sherpa de l’Australie pour le G20 ©G20 Australie

À chaque présidence du G20 ses propres défis. Il faut bien entendu faire face aux conditions économiques mondiales, mais aussi poursuivre les efforts engagés et ne pas manquer les occasions de faire avancer les réformes lorsqu’un consensus est possible entre les membres.

Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny ©Eric Piermont/AFP

Après trois années de sacrifices, de dur labeur et de réformes difficiles, l’Irlande s’est libérée des profondeurs de la crise financière pour devenir l’une des économies européennes les plus florissantes  et l’un des pays les plus accueillants pour les entreprises. 

Angel Gurría Secrétaire général de l’OCDE

« La vie offre de multiples possibilités, mais aucun choix. » Lorsqu’ils seront réunis à Brisbane en novembre pour définir leurs stratégies économiques futures, les dirigeants du G20 devraient méditer cette phrase du Prix Nobel de littérature australien Patrick White.

2014 Joe Hockey

Ces dernières années ont apporté leur lot d’épreuves. Lorsque l’Australie a pris la présidence du G20, voici bientôt un an, l’économie mondiale se remettait encore de l’une des plus graves crises de l’ère moderne.

Gabriela Ramos, Directrice de Cabinet du Secrétaire général de l’OCDE et Sherpa pour le G20 OCDE

La présidence australienne a apporté une contribution décisive à l’accroissement de l’efficacité et de l’impact du G20 dont les travaux ont gagné en cohérence et en force, ce qui devrait dynamiser nos efforts conjoints pout stimuler et alimenter la croissance future. Notre Organisation est fière d’avoir apporté un concours déterminant à son action.

Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE

« Des économies résilientes et des sociétés inclusives : donner à chacun  les moyens de l’emploi et de la croissance » : le thème de la Réunion du Conseil au niveau des ministres (RCM), tenue à Paris les 6 et 7 mai derniers, en parallèle avec le Forum de l’OCDE (5 et 6 mai), était particulièrement pertinent alors que l’incertitude économique  mondiale, le chômage et le creusement des inégalités soulignent la  nécessité de donner à tous les moyens de réaliser leur potentiel.

Nous célébrons cette année le cinquantenaire de l’adhésion du Japon à l’OCDE. Le Japon a été le premier pays asiatique à rejoindre notre Organisation le 28 avril 1964, marquant ainsi une étape très importante.

Angel Gurria

Après la pire crise de ces cinquante dernières années, la reprise s’imposera-t-elle enfin en 2014 ? Plusieurs signes encourageants le laissent penser, notamment aux États-Unis, où la croissance devrait atteindre 3 % cette année. L’activité reprend également en Europe, au Japon et en Chine. L’Irlande vient de sortir du plan d’aide piloté par le FMI, l’UE et la BCE. 

Les politiques en faveur des jeunes sont déterminantes pour bâtir une société plus forte, plus juste et plus saine après la crise.

L’Afrique peut-elle maintenir sa récente performance économique et mieux tirer parti de ses abondantes ressources ?

©G20 Russie 2013

La Fédération de Russie a pris la présidence du G20 le 1er décembre 2012, alors que l’ensemble des organisations internationales et des pays avaient revu à la baisse les prévisions de croissance pour l’année suivante. Dans ce contexte, des mesures rapides et coordonnées pour accompagner la reprise s’imposaient, et nous avons décidé de recentrer les travaux du G20 sur la croissance et l’emploi, en visant des actions et des engagements très concrets que les dirigeants du G20 pourraient examiner et éventuellement approuver à Saint-Pétersbourg en septembre 2013. En nous appuyant sur les précédents résultats du G20, nous espérons avoir progressé vers cet objectif durant notre présidence.

©OCDE

La tenue du sommet des chefs d’État et de gouvernement à Saint-Pétersbourg les 5 et 6 septembre a marqué le point d’orgue de la présidence russe du G20 – « premier forum de coopération économique internationale ». La Russie a mis à profit la position privilégiée que lui conférait la présidence d’un groupe représentant 80 % du PIB mondial et parfois surnommé le « comité directeur » de l’économie mondiale pour apporter une contribution notable à la reprise de l’économie mondiale.

Un optimisme prudent et de bon aloi se dessine à l’occasion des préparatifs du Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg en septembre, incitant les gouvernants à s’attacher de nouveau à coordonner leurs programmes d’action nationaux pour relever des défis mondiaux urgents.

Il y a vingt ans, au premier Sommet de la Terre de Rio en 1992, les économies les plus avancées étaient en récession. Cette crise était moins grave que celle qui touche de nombreux pays depuis 2008, mais ses symptômes étaient similaires : éclatement de bulles d’actifs, hausse du chômage et reprise incertaine.

Il y a vingt ans, au premier Sommet de la Terre de Rio en 1992, les économies les plus avancées étaient en récession. Cette crise était moins grave que celle qui touche de nombreux pays depuis 2008, mais ses symptômes étaient similaires : éclatement de bulles d’actifs, hausse du chômage et reprise incertaine.

© Evaristo SA/AFP

Dans tous les pays où je me rends, les femmes veulent faire entendre leur voix. Dans les pays arabes, où elles continuent à lutter pour la liberté et la démocratie, mais aussi dans le reste du monde, le combat pour l’égalité des droits, des chances et de la participation se généralise avec, déjà, d’importantes victoires à la clé.

L’année 2012 marquera-t-elle un nouveau départ pour nos économies ? Apportera-t-elle de meilleures perspectives à nos concitoyens ? Embarquonsnous vers une nouvelle ère de croissance plus forte, plus verte et plus inclusive ? Tel est sans doute le souhait du plus grand nombre, et aussi l’objectif des décideurs rassemblés à la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des Ministres (RCM) sur le thème « Tous à bord : des politiques en faveur d’une croissance inclusive et de l’emploi », suivie en juin par le sommet des dirigeants du G20 de Los Cabos, au Mexique, et par la Conférence des Nations unies « Rio+20 » sur le développement durable.

© OCDE

Les pires années de la crise mondiale sont derrière nous et, pour la communauté internationale dans son ensemble, la Turquie fait partie des pays qui ont réussi à renouer rapidement avec une forte croissance.

© Gouvernement du Mexique

Nous vivons dans un contexte de mondialisation dans lequel tout événement important, où qu’il soit, a des répercussions immédiates et directes sur le reste du monde. La faim en Afrique et les turbulences politiques au Maghreb ont ainsi provoqué de nouveaux flux migratoires vers les pays au niveau de développement relatif supérieur.

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