Alors qu’elle s’apprête à souffler ses 50 bougies, l’OCDE doit continuer à être toujours plus pertinente, utile et ouverte au sein de la nouvelle architecture de gouvernance mondiale, affirme Angel Gurría dans cet extrait des observations qu’il a formulées à l’occasion du renouvellement de son mandat de Secrétaire général.*

Dépenses de santé en hausse ; Dépêches ; Verbatim ; Benvenuto ! ; Économie ; Spéculation alimentaire ? ; Flexibilité chinoise bienvenue ; Échanges sans frontières ; Best of...

©Mike Hutchings/ Reuters

La gestion des écosystèmes peut favoriser la création d’emplois verts et une croissance économique durable.

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La croissance verte peut-elle susciter une reprise durable ? Cela dépendra beaucoup des politiques mises en oeuvre. En 2011, l’OCDE présentera sa Stratégie pour une croissance verte. En voici quelques prémices.

Nobumori Otani (photo ©Gouvernement du Japon)

Le Japon est considéré comme l’un d’un des pays les plus innovants en matière environnementale. Nobumori Otani, Secrétaire parlementaire à l’Environnement du Japon, de passage à Paris début mai, nous explique pourquoi.

Malgré les avertissements répétés concernant ses effets sur le changement climatique ainsi que l’épuisement des gisements, les dernières estimations du World Energy Outlook 2009 montrent que le charbon restera la principale source d’énergie dans les prochaines décennies. Son utilisation devrait même doubler à l’horizon 2030, ce qui représente 5 % de plus par rapport aux estimations précédentes. Cet ajustement prend en compte une augmentation de 10 % prévue dans les pays d’Asie non-membres de l’OCDE, ainsi qu’une diminution de 8 % dans la zone OCDE. Aujourd’hui, une capacité additionnelle de 217 GW d’énergie à base de charbon est produite à travers le monde, dont 80 % hors zone OCDE, principalement en Chine.

L’efficacité de la combustion du charbon continue à s’améliorer, ce qui encouragera probablement son utilisation. Les technologies dites supercritiques ou ultrasupercritiques devraient faire augmenter les taux d’efficacité de la combustion de 35 % en 2007 à 40 % d’ici 2030. Cette amélioration entraînera une diminution relative des émissions de CO2. Et comme la gazéification et la liquéfaction du charbon pourraient être des sources alternatives de carburant, le charbon en devient une source d’énergie d’autant plus attractive.

Toutefois, bien que le caractère polluant du charbon soit susceptible de s’atténuer, le problème de fond demeure : les réserves de charbon accessibles, y compris en termes de coûts, s’amenuisent. D’après British Petroleum, si le taux d’exploitation actuel se maintient, les réserves mondiales pourraient être épuisées dans un peu plus d’un siècle. Si l’efficacité et l’utilisation du charbon augmentent encore, ce déclin pourrait s’accélérer.


World Energy Outlook 2009 est disponible sur www.oecd.org/librairie, ISBN 978-92-64-06130-9


©L'Observateur de l'OCDE N° 278 mars 2010

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

Cheryl Ravelo/Reuters

Salués il y a peu comme successeurs imminents des combustibles fossiles, les biocarburants traversent une passe difficile. Le temps de freiner est-il venu ?

JP Moczulski/Reuters

L’agriculture ne fait pas que contribuer au changement climatique et en subir les effets. Elle peut aussi faire partie de la solution.

Une adhésion qui marque un tournant; Alléger la pression fiscale; Économie; Haïti; Investissement; Aide et climat; Verbatim; Nouvel Économiste en chef

Les entreprises européennes ont été déçues par l’accord de Copenhague sur le changement climatique. Propositions pour aller de l’avant.

À Copenhague, les dirigeants de la planète ont avancé ensemble sur le dossier du changement climatique. Cette année, il faudra faire davantage.

L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.

Cliquer pour agrandir. ©StiK pour L'Observateur de l'OCDE.

L'Observateur de l'OCDE n° 275, novembre 2009

Le gouvernement du Royaume-Uni a établi une carte du monde montrant les différents effets du changement climatique région par région. Cette carte, qui a été présentée au Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría par l'ambassadeur britannique à l'OCDE, Dominic Martin, montre l'impact potentiel d'une hausse de 4 °C de la température moyenne mondiale sur la planète.

Après une année éprouvante marquée par le pessimisme, nous entrevoyons les premiers signes d'une reprise économique. Les mesures économiques et financières résolues prises par les gouvernements tout au long de l'année commencent à produire leurs effets.

La série de catastrophes naturelles qui a frappé les régions du Pacifique et de l'Océan indien ces dernières semaines a laissé un lourd bilan humain et écologique. Des milliers d'hommes et de femmes ont péri, des vies et des communautés entières ont été dévastées. Aurait-on pu éviter ou atténuer cela ? Nous avons déjà connu une situation similaire, notamment après le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud et la côte orientale de l'Afrique en 2004. Les derniers tsunamis, typhons et tremblement de terre nous ont tragiquement rappelé la vulnérabilité de certains habitats, et soulignent l'importance d'intégrer le risque de catastrophe naturelle dans les pratiques liées au développement.

Tandis que se déploient les actions d'assistance, il est utile de tirer les leçons des catastrophes passées. Nombre des ces enseignements ont été regroupés sur le site de la direction de la Coopération pour le Développement (www.oecd.org/cad). Les auteurs indiquent que les dégâts causés par les catastrophes naturelles peuvent anéantir des années d'aide au développement, et que même une aide humanitaire bien intentionnée peut venir gâcher certaines avancées. Quelques principes clés peuvent aider à éviter certains chausses-trappes.

Ainsi, il faut recenser les besoins réels, notamment en donnant la priorité aux questions considérées comme urgentes par les « bénéficiaires de l'aide » eux-mêmes, plutôt que par les organismes d'aide.

De même, le pouvoir de l'information est crucial : « L'information sur l'aide et les programmes de développement est le point de départ qui permet aux gens de décider par eux-mêmes de la manière dont ils veulent mener leur vie. »

La prévention est également essentielle, comme le savent les professionnels de l'aide. Les tsunamis et les tremblement de terre sont inévitables, mais la réduction des risques et une préparation adéquate peuvent permettre aux communautés et aux pays de mieux faire face aux futures catastrophes et de mieux gérer leurs suites. Répondre à l'urgence est nécessaire, mais l'objectif final doit être que les rescapés retrouvent une vie normale, voire si possible qu'ils améliorent leurs conditions de vie.

Autre exigence fondamentale, pour améliorer l'aide humanitaire et l'aide au développement, il faut continuer à apprendre.

Bien entendu, certaines leçons sont récurrentes. Comme l'a écrit Richard Manning, ancien président du Comité d'aide au développement de l'OCDE, « le séisme à l'origine du tsunami a été très court, mais il nous a transformé à jamais. Il nous a beaucoup appris sur notre condition de mortels, le développement, l'environnement, mais aussi sur l'aide, la solidarité et la coopération entre les continents. »

Voir aussi « Le tsunami : quelques réflexions », L'Observateur de l'OCDE n° 246/247, décembre 2004-janvier 2005, et « Réflexions sur le tsunami : concrétiser les engagements », n° 249, mai 2005.

Malgré les progrès réels des politiques et des législations vertes, les pays de l'OCDE auront du mal à tenir leurs grands engagements et objectifs environnementaux. Plusieurs raisons expliquent cet écart entre les intentions et les faits. Le respect des exigences environnementales est rarement - sinon jamais - absolu. Fixer le degré d'exigence souhaitable peut être difficile, et en déceler les manquements, puis les sanctionner, s'avérer complexe et coûteux. De plus, les institutions qui veillent au respect des réglementations environnementales doivent être indépendantes et capables de résister aux pressions politiques et à la corruption.

©Aladin Abdel Naby/Reuters

De nombreux programmes de relance prévoient des investissements en faveur de l'environnement. Des politiques appropriées pourraient ainsi stimuler la croissance tout en ménageant la planète.

©OCDE

La crise actuelle offre l'occasion de fonder un nouveau modèle économique où l'environnement, l'un des piliers du bien-être humain, doit occuper une place centrale.

Avec l'urgence accrue de barrer la route au changement climatique, l'encouragement des populations à utiliser les transports publics se répand partout dans le monde. Une stratégie globale incitant à délaisser voitures et camions au profit du train et des tramways électriques peut vraiment contribuer à réduire la pollution, les embouteillages et les émissions de gaz à effet de serre.

L'OCDE a élaboré avec ses partenaires un Guide pour l'action publique afin d'aider les gouvernements qui envisagent une participation du secteur privé aux questions liées à l'eau. Ce guide s'articule autour des 24 Principes de l'OCDE pour la participation du secteur privé aux infrastructures, et met en exergue les particularités de chaque secteur, les aspects à prendre en considération par les pouvoirs publics, et les outils et pratiques disponibles. Ces principes sont regroupés en cinq volets :

Investir dans l’eau est l’affaire du secteur public comme du secteur privé. Ce sont les conditions de l’investissement qui importent.

Parmi les plus singuliers monuments du monde, les gigantesques moai de l’Ile de Pâques sont les vestiges, comme les pyramides d’Égypte, de ce qui fut un jour une société innovante et complexe – mais aussi une société peu soucieuse de la durabilité de ses ressources, et qui finit par détruire son écosystème.

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La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Poznan, en Pologne, s’est soldée par un bilan mitigé. Les participants ont reconnu qu’il était temps de passer à l’étape suivante des négociations, et des éclaircissements ont été apportés sur certaines questions, mais sur le fond, les choses n’ont guère avancé.

Améliorer la diversité des habitats biologiques et des écosystèmes est un objectif vital, pourtant les mesures encourageant la biodiversité ont leurs défenseurs et leurs opposants. Les limitations sur l’usage des sols pour protéger la biodiversité peuvent parfois réduire les revenus, mais présentent de larges bénéfices pour le grand public.

©Reuters/Nikola Solic

La navigation internationale rejette autant de CO2 que certains des plus grands pays du monde. Que faire ?

©Reuters/Kai Pfaffenbach

L’amélioration du contrôle des vols et de la gestion du trafic aérien peut être bénéfique pour l’environnement, mais il faut trouver des solutions pour répondre à la demande future.

©RJC

Si les émissions de CO2 dues au transport provoquent le changement climatique, pourquoi ne pas encourager le cyclisme ? C’est exactement ce que commencent à faire Bruxelles, Copenhague, Vienne et Berlin, entre autres. On parle aussi beaucoup de Paris. On pourrait penser que les habitants du pays du Tour de France ont toujours aimé pédaler. Pourtant, jusqu’à l’année dernière, les vélos et pistes cyclables étaient plutôt rares dans la capitale.

©Reuters/Gregg Newton

Devant la croissance du transport aérien en termes du nombre d’appareils ou de passagers, l’industrie a engagé avec franchise un important dialogue sur la manière de continuer à croître de manière responsable tout en réduisant encore son impact sur l’écosystème mondial.

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