©Charlotte Moreau

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le « triple bilan comptable » permet aux entreprises de présenter, outre leurs traditionnels résultats financiers, les pertes et profits que leurs activités engendrent pour la société et la planète. En effet, leurs actionnaires et clients tiennent de plus en plus à ce qu’elles ne polluent pas et adoptent des pratiques responsables, au point que cela influe parfois sur leur cours en bourse.

©AFP

Les États insulaires de faible altitude comme les Maldives et les villes côtières densément peuplées comme New York ont une chose en commun : ils doivent faire face à la montée du niveau des océans. Près d’un quart de la population mondiale vit à moins de 100 mètres de la mer. Sans pouvoir précisément en prédire le rythme et la limite de la montée actuelle, nous savons que le phénomène se poursuivra et que les conséquences en seront coûteuses. 

©Laurent Kalfala/AFP

Le bassin de la Seine connaît un hiver très pluvieux et le niveau de la Seine augmente actuellement à grande vitesse, de 2 cm environ par heure. À la station hydrométrique d’Austerlitz, celui-ci devrait afficher un peu plus de six mètres, une hauteur qui pour les Parisiens correspond aux cuisses du Zouave du Pont de l’Alma (voir photo).

Étant donné le rythme alarmant du recul de la biodiversité marine, il ne restera bientôt plus grand-chose de l'« Octopus’s Garden » des Beatles. Selon Marine Protected Areas : Economics, Management and Effective Policy Mixes, la pollution, la surpêche et le réchauffement ont endommagé ou détruit 60 % des écosystèmes marins de la planète. Mais les décideurs luttent pour la préservation de cette biodiversité et, pour ce faire, recourent de plus en plus aux aires marines protégées (AMP).

Dimitar Dilkoff/AFP

Les océans du monde se dégradent sous l’effet d’une accumulation sans précédent et constante de déchets. Essentiellement issus d’activités humaines, ces débris marins sont entraînés par les courants, souvent très loin de leur lieu d’origine. Ils s’accumulent dans tous les océans, généralement loin de nos côtes, et contaminent leurs eaux comme leurs écosystèmes.

« Les marchés sont passés à autre chose, le monde est passé à autre chose, le temps du charbon est révolu », a déclaré Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, alors qu’elle lançait l’Alliance : Énergiser au-delà du charbon, avec la Grande-Bretagne et 23 pays, États et régions partenaires lors de la COP23, la conférence sur le climat qui s’est tenue à Bonn le 16 novembre 2017.

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De nouveaux modèles commerciaux commencent à agiter la concurrence dans le secteur électrique.

©James Thew/Alamy Stock Photo

La météorologie a été la première discipline scientifique à utiliser le potentiel des capacités spatiales dans les années 1960. Aujourd’hui, l’observation par satellite de l’atmosphère et de la surface océanique permet d’établir des analyses, prévisions, avis et avertissements météorologiques pour la surveillance du climat et autres activités environnementales. Les données utilisées dans les modèles de prévision numérique du temps dépendent aux trois-quarts des relevés satellitaires.

©Alamy

Des villes du monde entier prennent des initiatives remarquables pour combattre le changement climatique et réduire les inégalités. Une coordination mutuellement bénéfique de leurs programmes permettrait toutefois d’obtenir de plus grands résultats.

©Damir Sagolj/Reuters

Pour Bangkok, la capitale de la Thaïlande, et ses cinq provinces limitrophes, verdir est une question de survie. À l’heure où pluies extrêmes et vagues de chaleur estivales deviennent la norme, Bangkok doit s’adapter et développer sa résilience climatique ou s’exposer à disparaître.

La mer recèle une profusion de ressources naturelles ainsi qu’un fort potentiel pour la croissance, l’emploi et l’innovation. Elle constitue également un allié indispensable face à de nombreux défis mondiaux comme la sécurité alimentaire, le changement climatique, la production d’énergie, l’approvisionnement en ressources naturelles et les soins de santé. Mais ses ressources sont déjà surexploitées, polluées et confrontées au changement climatique.

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La Chine est parmi les près de 200 pays qui ont adopté le 12 décembre 2015 l’Accord de Paris sur les changements climatiques lors de la conférence historique des Nations Unies. La manière dont la Chine, économie émergente et l’un des premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, mettra en œuvre cet accord sera importante. Nous avons demandé son avis à Xuedu Lu, de la Banque asiatique de développement.

©Charlotte Moreau

L’île de Jeju se situe dans le détroit de Corée. Souvent décrite comme « l’Hawaï de Corée », elle est également le joyau tropical de la stratégie d’économie verte du pays.

Ces dix dernières années, la France a nettement amélioré ses performances environnementales. En témoignent la signature de l’Accord de Paris ainsi que l’entrée en vigueur de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui favorisent protection de la biodiversité, gestion responsable des ressources, lutte contre le gaspillage et dessinent un nouveau modèle de gouvernance participative. Toutefois, sa politique environnementale demeure lacunaire, selon le dernier Examen environnemental de la France, qui recommande au pays de mettre rapidement en œuvre la transition énergétique.

©Peter Treanor/Alamy Stock Photo

La pollution atmosphérique dans les villes africaines est un problème sanitaire et environnemental majeur qui doit être mis au centre des politiques urbaines. On respire mal à Onitsha, grand port fluvial du Nigeria. L’air est chargé de gaz d’échappement. Les vieux navires sur le fleuve Niger crachent de la fumée. Les décharges publiques qui brûlent à côté des marchés tentaculaires épaississent l’air. Ajoutez à cela les générateurs diesel et les foyers à ciel ouvert, au bois, au fioul ou au charbon, et cette ville devient le premier producteur au monde de particules fines (PM10). Lorsque ces minuscules polluants sont inhalés, ils provoquent des dégâts mortels : cancer du poumon, accidents vasculaires, maladies cardiaques et asthme chronique et aigu.

Des citoyens réclament des actes à la conférence sur les changements climatiques des Nations Unies à Paris en novembre-décembre 2015 ©GDE AGUNG/Citizenside/AFP

Aboutissement de nombreuses années d’un travail acharné, l’Accord de Paris fera date dans l’histoire de l’action collective face au changement climatique. À présent, il s’agit de le mettre en œuvre.

Qu’ont donc en commun des produits aussi courants que les crèmes solaires, déodorants, batteries de smartphone et raquettes de tennis ? La probabilité de contenir des nanomatériaux. Les applications industrielles, commerciales et médicales de ces très petits objets – de 1 nm à 100 nm – sont en plein essor. Entre 2006 et 2011, le nombre de produits contenant des nanoparticules a quintuplé. La nanotechnologie est peut-être révolutionnaire, mais elle n’est pas sans risques.

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Accord de Paris est un succès sans précédent dans la lutte contre le changement climatique. Un nombre record de pays se sont réunis, d’abord dans la capitale française pour la COP21* en novembre-décembre 2015, puis pour la signature officielle de l’accord à l’ONU le 22 avril 2016, afin d’assurer aux générations futures un monde stable, sain et habitable. Cet accord nous place sur une trajectoire permettant de contenir la hausse des températures mondiales par la réduction des émissions.

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Accord de Paris sur le climat marque la fin des vieilles habitudes pour les entreprises énergétiques. Pour la première fois dans l’histoire, plus de 150 pays développés et en développement se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais à quel point ces engagements sont-ils contraignants ? Et stimulent-ils l’action locale en Afrique ?

©Rickey Rogers/Reuters

Saviez-vous que le Brésil possède l’une des plus riches biodiversités de la planète ? On y trouve un dixième des espèces animales et végétales connues et la plus vaste forêt tropicale du monde. 

Marcelo Del Pozo/Reuters

Trois éléments clés aideront les leaders mondiaux et les représentants des entreprises, des organisations syndicales et de la société civile à conclure un nouvel accord efficace sur le changement climatique lors du sommet décisif des Nations Unies à Paris, et à accélérer l’action en faveur du climat en 2015 et au-delà. 

En 2015, de nombreux pays ont souffert de graves sécheresses et d’inondations. L'Afrique du Sud n'avait pas vu de telle sécheresse depuis 30 ans, l'Éthiopie pourrait connaître une crise alimentaire majeure, et la canicule a sévi en Californie pour la quatrième année consécutive. Les inondations ont fait plus de 2 000 morts en Inde l’été dernier, et causé des dégâts sans précédents en Angleterre, au Paraguay et en Caroline du Sud. Or, le changement climatique devrait accroître la fréquence et la gravité des événements météorologiques extrêmes dans les années à venir.

Les dirigeants mondiaux présents à la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris savent qu’ils ont une occasion unique de forger un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et tracer la voie vers un monde décarboné. Tous les acteurs devront relever leurs ambitions pour éviter que le réchauffement global ne dépasse 2°C, seuil convenu au-delà duquel le changement climatique serait catastrophique. Au-delà de cet objectif, un avenir sobre en carbone présente aussi d’autres avantages, en termes de santé, de coût et de développement durable.

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Il devient de plus en plus évident que l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas seulement l’affaire de nouvelles politiques climatiques. Il faut aussi s’assurer que les mesures et réglementations en place ne contredisent pas les objectifs visés : à cet égard, les subventions aux combustibles fossiles sont le meilleur exemple. 

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Depuis des décennies, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) progressent. Un petit groupe de grands pays est responsable de l’essentiel de ces émissions mondiales.

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L’économie florissante de l’Asie du Sud-Est représente un défi majeur pour l’environnement : durant les dernières décennies, son modèle de croissance a reposé sur une exploitation intensive des ressources. Son capital naturel représente plus de 20 % de sa richesse totale, contre 2 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

Cliquer pour agrandir. ©StiK pour L'Observateur de l'OCDE.

L'Observateur de l'OCDE n°304, novembre 2015

Les transports produisent 23 % des émissions mondiales de CO2 liées aux combustibles fossiles et sont donc le deuxième secteur émetteur, après la production d’électricité et de chaleur (42 %). Ses émissions de CO2 ont augmenté de 57 % entre 1990 et 2012, et la décarbonation du secteur est à la traîne. Dans l’UE, les émissions dues au transport ont augmenté de 36 % entre 1990 et 2007, alors que les autres grands secteurs réduisaient les leurs d’environ 15 %. Les baisses récentes des émissions de CO2 du secteur sont davantage dues à la crise économique qu’à une transition écologique. 

La Conférence sur le changement climatique tenue à Paris en novembre et décembre marque le point d’orgue d’une année où plusieurs jalons ont été posés pour assurer un meilleur avenir à tous. La prise en charge du changement climatique occupe une place déterminante dans les 17 objectifs de développement durable (ODD) convenus à New York en septembre 2015 ; la signature d’un accord à Paris pourrait non seulement appuyer les efforts qui ont conduit à ces ODD historiques, mais aussi redonner espoir à tous les habitants de la planète, surtout les plus vulnérables.

Données économiques

PIB +0.5% T3 2018
Échanges exp +2.7% ; imp +3.0% T4 2017
Inflation annuelle 2,9% sept 2018
Chômage 5.2% sept 2018
Mise à jour: 22 nov 2018

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  • Le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, avec le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
  • Regarder la conférence de presse finale de la réunion ministérielle de l'OCDE 2018.
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