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La Chine est parmi les près de 200 pays qui ont adopté le 12 décembre 2015 l’Accord de Paris sur les changements climatiques lors de la conférence historique des Nations Unies. La manière dont la Chine, économie émergente et l’un des premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, mettra en œuvre cet accord sera importante. Nous avons demandé son avis à Xuedu Lu, de la Banque asiatique de développement.

Des citoyens réclament des actes à la conférence sur les changements climatiques des Nations Unies à Paris en novembre-décembre 2015 ©GDE AGUNG/Citizenside/AFP

Aboutissement de nombreuses années d’un travail acharné, l’Accord de Paris fera date dans l’histoire de l’action collective face au changement climatique. À présent, il s’agit de le mettre en œuvre.

Qu’ont donc en commun des produits aussi courants que les crèmes solaires, déodorants, batteries de smartphone et raquettes de tennis ? La probabilité de contenir des nanomatériaux. Les applications industrielles, commerciales et médicales de ces très petits objets – de 1 nm à 100 nm – sont en plein essor. Entre 2006 et 2011, le nombre de produits contenant des nanoparticules a quintuplé. La nanotechnologie est peut-être révolutionnaire, mais elle n’est pas sans risques.

Ces dix dernières années, la France a nettement amélioré ses performances environnementales. En témoignent la signature de l’Accord de Paris ainsi que l’entrée en vigueur de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, qui favorisent protection de la biodiversité, gestion responsable des ressources, lutte contre le gaspillage et dessinent un nouveau modèle de gouvernance participative. Toutefois, sa politique environnementale demeure lacunaire, selon le dernier Examen environnemental de la France, qui recommande au pays de mettre rapidement en œuvre la transition énergétique.

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Accord de Paris est un succès sans précédent dans la lutte contre le changement climatique. Un nombre record de pays se sont réunis, d’abord dans la capitale française pour la COP21* en novembre-décembre 2015, puis pour la signature officielle de l’accord à l’ONU le 22 avril 2016, afin d’assurer aux générations futures un monde stable, sain et habitable. Cet accord nous place sur une trajectoire permettant de contenir la hausse des températures mondiales par la réduction des émissions.

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Accord de Paris sur le climat marque la fin des vieilles habitudes pour les entreprises énergétiques. Pour la première fois dans l’histoire, plus de 150 pays développés et en développement se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais à quel point ces engagements sont-ils contraignants ? Et stimulent-ils l’action locale en Afrique ?

©Rickey Rogers/Reuters

Saviez-vous que le Brésil possède l’une des plus riches biodiversités de la planète ? On y trouve un dixième des espèces animales et végétales connues et la plus vaste forêt tropicale du monde. 

Marcelo Del Pozo/Reuters

Trois éléments clés aideront les leaders mondiaux et les représentants des entreprises, des organisations syndicales et de la société civile à conclure un nouvel accord efficace sur le changement climatique lors du sommet décisif des Nations Unies à Paris, et à accélérer l’action en faveur du climat en 2015 et au-delà. 

En 2015, de nombreux pays ont souffert de graves sécheresses et d’inondations. L'Afrique du Sud n'avait pas vu de telle sécheresse depuis 30 ans, l'Éthiopie pourrait connaître une crise alimentaire majeure, et la canicule a sévi en Californie pour la quatrième année consécutive. Les inondations ont fait plus de 2 000 morts en Inde l’été dernier, et causé des dégâts sans précédents en Angleterre, au Paraguay et en Caroline du Sud. Or, le changement climatique devrait accroître la fréquence et la gravité des événements météorologiques extrêmes dans les années à venir.

Les dirigeants mondiaux présents à la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris savent qu’ils ont une occasion unique de forger un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et tracer la voie vers un monde décarboné. Tous les acteurs devront relever leurs ambitions pour éviter que le réchauffement global ne dépasse 2°C, seuil convenu au-delà duquel le changement climatique serait catastrophique. Au-delà de cet objectif, un avenir sobre en carbone présente aussi d’autres avantages, en termes de santé, de coût et de développement durable.

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Il devient de plus en plus évident que l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas seulement l’affaire de nouvelles politiques climatiques. Il faut aussi s’assurer que les mesures et réglementations en place ne contredisent pas les objectifs visés : à cet égard, les subventions aux combustibles fossiles sont le meilleur exemple. 

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Depuis des décennies, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) progressent. Un petit groupe de grands pays est responsable de l’essentiel de ces émissions mondiales.

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L’économie florissante de l’Asie du Sud-Est représente un défi majeur pour l’environnement : durant les dernières décennies, son modèle de croissance a reposé sur une exploitation intensive des ressources. Son capital naturel représente plus de 20 % de sa richesse totale, contre 2 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

Cliquer pour agrandir. ©StiK pour L'Observateur de l'OCDE.

L'Observateur de l'OCDE n°304, novembre 2015

Les transports produisent 23 % des émissions mondiales de CO2 liées aux combustibles fossiles et sont donc le deuxième secteur émetteur, après la production d’électricité et de chaleur (42 %). Ses émissions de CO2 ont augmenté de 57 % entre 1990 et 2012, et la décarbonation du secteur est à la traîne. Dans l’UE, les émissions dues au transport ont augmenté de 36 % entre 1990 et 2007, alors que les autres grands secteurs réduisaient les leurs d’environ 15 %. Les baisses récentes des émissions de CO2 du secteur sont davantage dues à la crise économique qu’à une transition écologique. 

La Conférence sur le changement climatique tenue à Paris en novembre et décembre marque le point d’orgue d’une année où plusieurs jalons ont été posés pour assurer un meilleur avenir à tous. La prise en charge du changement climatique occupe une place déterminante dans les 17 objectifs de développement durable (ODD) convenus à New York en septembre 2015 ; la signature d’un accord à Paris pourrait non seulement appuyer les efforts qui ont conduit à ces ODD historiques, mais aussi redonner espoir à tous les habitants de la planète, surtout les plus vulnérables.

©David Rooney

Les nouvelles entreprises innovantes sont indispensables pour intensifier la lutte contre le changement climatique. Il faut donc de nouvelles politiques favorisant le dynamisme des entreprises, en particulier dans le secteur de l’énergie.

Les responsables politiques doivent faire davantage pour encourager les fonds de pensions et autres investisseurs institutionnels à investir leurs actifs considérables dans des infrastructures d’énergies renouvelables. Les gains seraient significatifs. Reste à savoir comment faire.

La Conférence des Nations Unies (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre offre une occasion unique de parvenir à un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et accélérer notre transition vers une économie bas carbone. Les participants à ce sommet sont conscients de l’urgence de la situation. Cependant, au vu des contributions nationales annoncées jusqu’ici, il nous faudra redoubler d’ambition pour que la hausse des températures mondiales ne dépasse pas la limite convenue des 2ºC. L’« imbroglio du carbone » dont sont tributaires nos économies menace de nous faire entrer en collision avec la nature. 

Phil Noble/Reuters

Au moment de la création de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 1974, on commençait à peine à se soucier du changement climatique. Si l’effet de serre était un phénomène connu, il n’était pas encore largement admis, et le débat sur les impacts à long terme des émissions de CO2 restait circonscrit à la communauté scientifique.

©John Macdougall/AFP

Dans la réalisation de leurs objectifs d’atténuation, nos pays accusent un retard qu’il leur faudra rattraper. Pourtant, nous connaissons la solution au problème du changement climatique. Qu’attendons-nous donc pour l’appliquer ?  

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Entretien avec SEM Jeannot Ahoussou-Kouadio, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) 

Quel rôle l’énergie nucléaire peut-elle jouer dans la lutte contre le changement climatique ? Pour l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE, ce rôle est tout à fait central. 

L’évolution structurelle vers une économie bas carbone créera des emplois mais en supprimera aussi, et les premiers touchés ne sont pas ceux auxquels on pense en premier. Une transition énergétique juste devra être opérée, mais de quelle façon ? 

Olivier Martin-Gambier

En permettant à des générations de femmes et d’hommes d’accéder à la mobilité, l’automobile a ouvert la voie de la modernité, de la liberté et de l’indépendance. Mais ces avancées ont eu leur revers. Le transport individuel représente 15 % des émissions de gaz à effet de serre. En développant une gamme de véhicules électriques « zéro carbone » à l’usage, Renault et Nissan disposent aujourd’hui de la solution la plus efficace pour diminuer les émissions de CO2. Une solution à l’origine de nouvelles sensations de conduite. Explications... 

Les politiques qui ne sont pas alignées sur les efforts de lutte contre le réchauffement planétaire risquent d’entraver la transition vers une économie bas carbone et d’aggraver le changement climatique. Il faut s’y attaquer.

Une usine géothermique en Indonésie Reuters/ Beawiharta Beawiharta

Le changement climatique est le plus grand défi de notre temps. Il faut mobiliser des financements pour l’atténuer et s’adapter à ses conséquences. 

Est-il possible de remplacer les combustibles fossiles par des sources renouvelables comme le solaire et l’éolien ? La route est encore longue, et devra notamment passer par une utilisation différente de l’énergie.

©Reuters/Stringer

L’économie fait partie intégrante de notre société, elle-même ancrée dans un écosystème mondial pourvu de limites. Son principal objectif devrait être de subvenir aux besoins humains et sociaux essentiels actuels et futurs, sans porter atteinte aux services écosystémiques mondiaux dont toute vie dépend. Comment y parvenir ?

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