La crise actuelle des réfugiés nécessite une réponse audacieuse, systématique et mondiale. Dans le même temps, les pays de l’OCDE devraient adapter leurs politiques afin de favoriser l’intégration des réfugiés appelés à rester dans leur pays d’accueil. Si cette démarche implique des coûts initiaux importants, elle est aussi essentielle pour bénéficier à moyen et à long terme d’importants avantages économiques et sociaux.

John Kolesidis

Ces dernières années, l’économie grecque a souvent fait la une des journaux, mais toujours pour de mauvaises raisons. La période d’essor économique qui a suivi l’organisation des Jeux olympiques de 2004 a été stoppée de façon spectaculaire en 2010, lorsque la Grèce, incapable de rembourser sa dette, a failli quitter la zone euro. 

L’Irlande sort aujourd’hui du plan d’aide de trois ans de l’UE et du FMI. La croissance est là, les finances publiques sont stabilisées et le chômage recule. Notre stratégie fonctionne et les Irlandais retrouvent le chemin du travail. 

©Yannis Behrakis/Reuters

La crise chypriote est la conséquence de décisions erronées et d’un échec de la responsabilité collective, ainsi qu’une illustration des dégâts que peut causer une action politique inappropriée si elle n’est pas corrigée. Il est maintenant trop tard pour prendre des mesures plus simples qui auraient pu prévenir les problèmes actuels, mais il existe des alternatives au programme à courte vue et mal conçu de la Troïka (le comité dirigé par la Commission européenne avec la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, qui négocie des prêts pour les États les plus touchés par la crise de la dette souveraine).

©André Faber

La crise de l’UE est autant une question  de leadership et de solidarité que de  budgets et de dettes publiques. Il est  temps d’en finir avec les caricatures  et d’écrire le prochain chapitre de  l’histoire de l’Union. Pour cela, nous  aurons besoin de données précises et  transparentes. 

Début 2012, Frédéric Oudéa, Président directeur général du Groupe Société  générale, a rencontré le Secrétaire général  de l’OCDE, Angel Gurría, pour discuter  de l’économie mondiale, de l’entreprise  et de la crise financière. Extrait de leur  conversation

Comment ouvrir les marchés du monde entier au bénéfice des consommateurs, des entreprises et de l’emploi européens ? La réponse de l’Union européenne à cette question est simple : en montrant l’exemple. Nous formons le plus grand marché unique au monde, et notre politique commerciale extérieure vise à poursuivre activement la libéralisation des échanges en négociant sur le plan multilatéral et bilatéral. Que se passe-t-il néanmoins si les autres ne suivent pas notre exemple ?

© REUTERS/ François Lenoir

La Pologne n’est pas encore membre de la zone euro, mais elle suit l’évolution de la situation de l’euro avec beaucoup d’intérêt.

Deutsche Bank

La nouvelle architecture de l’euro, qui doit entrer en vigueur dès juillet, est encore très imparfaite et les États en difficulté n’ont toujours pas prouvé leur capacité à se maintenir dans la zone euro, selon Thomas Mayer.

© Reuters/Wolfgang Rattay

Les dirigeants européens devraient cibler en priorité la croissance et non plus l’austérité, en particulier pour lutter contre le chômage, selon la Confédération européenne des syndicats (CES), qui demande instamment à ce qu’un protocole sur le progrès social soit annexé aux traités européens.

Jeunes, qualifiés, formés, ouverts sur le monde et pourtant sans travail : voici les caractéristiques d’une génération que l’on dit sacrifiée. Les difficultés des jeunes sont aujourd’hui trop nombreuses, et diffèrent selon les régions et les individus. Beaucoup de jeunes souffrent du chômage ; certains doivent lutter pour leurs libertés fondamentales ou pour créer des structures représentatives de la jeunesse, d’autres sont confrontés à différentes formes de discrimination. Les Indignés sont légion !

La mondialisation a toujours été un processus de changements importants et souvent inattendus, ainsi que de transferts de pouvoir, et cela se reflète dans l’essor et le déclin des grandes villes. Quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’avenir ?

© Srdjan Zivulovic/Reuters

Depuis deux ans, la zone euro est au centre de la tourmente financière mondiale, et certains observateurs commencent à se demander si elle survivra à ces turbulences. La dernière Étude économique de l’OCDE sur la zone euro indique comment faire en sorte que la courageurse entreprise d’intégration économique européenne fonctionne.

Le PIB réel devrait chuter de 14,4 % cette année, pour se stabiliser à peu près en 2010 et se redresser en 2011, avec une croissance attendue de 3,9 %. Cette prévision dépend pour une large part de l’évolution des grands marchés tournés vers l’exportation, de la réaffectation des ressources à l’expansion des activités correspondantes et l’attrait que saura exercer le pays à l’égard de flux nouveaux d’IDE au profit du secteur des exportations lorsque la reprise s’installera. Le maintien de la caisse d’émission dans l’optique d’adopter l’euro dès que possible reste l’objectif premier de la politique économique. Il faudra, pour satisfaire au critère de Maastricht plafonnant le déficit public à 3 % du PIB, conserver une politique budgétaire très stricte. Les évaluations externes de la crédibilité des politiques économiques de l’Estonie, et notamment de ses perspectives d’adhésion à l’euro, seront aussi décisives pour les flux d’investissement direct étranger et les coûts du crédit.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

Bien que la Slovénie soit déjà sortie de la récession au deuxième trimestre de 2009, le déclin précipité des deux trimestres précédents fut assez sévère pour engendrer une chute du résultat en glissement annuel proche de 8 % en 2009. Un faible rebond, imputable à la demande extérieure, a eu lieu, et on s’attend à ce qu’il continue en 2010, avant que la croissance ne gagne en solidité en 2011 grâce au renforcement des investissements. Un écart de production négatif et un chômage élevé devraient contribuer à maintenir une inflation modérée.

Après la forte relance budgétaire de 2009, la politique budgétaire devrait se resserrer en 2010 et 2011 pour des raisons d’assainissement. Une nouvelle réforme des régimes de retraite devrait stimuler cet assainissement budgétaire, alors que les réformes visant à accroître la flexibilité des marchés du travail devraient contribuer à accélérer la reprise de l’emploi.

La contraction marquée de l’activité dans la zone euro semble s’être achevée plus tôt que prévu, grâce à la poursuite de l’amélioration des conditions financières, aux mesures de relance budgétaire et à la stabilisation de la demande à l’exportation. Néanmoins, les vents contraires liés au désendettement du secteur financier et à la montée du chômage laissent à penser que la reprise sera progressive. Les conditions d’octroi des prêts bancaires restent rigoureuses, la croissance des crédits aux ménages et aux entreprises est faible, et les prix de l’immobilier sont en recul dans de nombreux pays. Malgré l’amélioration des perspectives, l’inflation sous-jacente devrait continuer à diminuer jusqu’à la fin de l’année 2010 du fait de l’ampleur des ressources inutilisées dans l’économie.

Compte tenu de la faiblesse de l’inflation sous-jacente, des conditions de crédit restrictives et de la persistance d’un écart de production négatif, il serait bon que la politique monétaire conserve son orientation expansionniste actuelle jusqu’à la fi n de 2010. Après quoi, les mesures d’urgence de soutien au crédit devraient être démantelées et les taux directeurs relevés progressivement. Les perspectives de croissance à moyen terme seraient renforcées par des programmes clairs et crédibles d’assainissement budgétaire pour la période à venir, ainsi que par de nouvelles mesures structurelles destinées à approfondir le marché unique, à intensifier les pressions concurrentielles et à renforcer la régulation et la surveillance financières.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

À Copenhague, les dirigeants de la planète ont avancé ensemble sur le dossier du changement climatique. Cette année, il faudra faire davantage.

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La productivité avait commencé à chuter dans les pays de l'OCDE quelques années avant l'éclatement de la crise financière. Selon des statistiques récentes de l'OCDE, ce recul révèle plusieurs choses.

Mari Kiviniemi, Ministre finlandaise des collectivités publiques et des collectivités locales ©Gouvernement finlandais

La crise économique touche des familles et des communautés dans le monde entier. Les régions étant les premières concernées, les politiques régionales peuvent jouer un grand rôle dans la recherche de solutions.

Le livre, qui relate l’évolution politique de l’Europe de 1945 à 2003, a pour point de départ une Europe qui se retrouve en ruines et totalement désorientée, alors qu’elle dominait le monde une génération plus tôt.

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Lorsque les chefs d’États et de gouvernements se sont rencontrés au Sommet de Lisbonne en 2000, ils se sont donnés pour objectif de faire de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Cet objectif est loin d’être atteint, en particulier dans l’éducation supérieure.*

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