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« Qu’est-ce que la cité, sinon le peuple ? » s’exclame Shakespeare dans Coriolan. En effet, la population et la qualité de vie sont toujours au cœur de la planification urbaine. Au Brésil, les grandes agglomérations ont pris forme dans les années 1950, lorsque le pays comptait environ 52 millions d’habitants, dont 36,2 % seulement dans les villes. Dans la période d’après-guerre, le modèle de développement inspiré des canons modernistes qui avaient présidé à la conception de Brasilia s’est répandu dans de nombreuses villes où la voiture jouait un rôle central, favorisé par l’investissement dans la construction, dans tout le pays, de routes et d’autres infrastructures − portuaires, ferroviaires, centrales électriques, notamment.

Après une décennie euphorique, des réformes s’imposent pour consolider les acquis récents et affronter les défi s à venir. 

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La croissance ne suffit pas

Les leaders syndicaux au Brésil affirment depuis longtemps que la croissance économique ne doit pas être une fin en soi. Selon eux, l’important n’est pas tant la taille du « gâteau » économique, mais la manière dont il est partagé. Depuis quelques années, les appels à la justice sociale ont de plus en plus influencé les politiques publiques, donnant lieu à une véritable « révolution » de l’économie au Brésil.

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©REUTERS/Ueslei Marcelino

Considéré jusqu’à présent comme un modèle en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, le Brésil a récemment affronté la colère de centaines de milliers de protestataires de tous horizons, en révolte contre l’inflation et exigeant un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation et aux autres services publics. Les explications de Horacio Levy, analyste à l’OCDE.

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Grâce à sa croissance économique, le Brésil a connu des bouleversements considérables pendant la dernière décennie. Les inégalités sociales ont régressé et le revenu est aujourd’hui plus équitablement réparti. Ces modifications concrètes se traduisent par un regain de confiance de la population brésilienne. La demande est plus forte et les priorités ont changé, ce qui a conduit à des modifications au sein du gouvernement ainsi que dans le secteur privé.

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Aujourd’hui, les gouvernements reconnaissent le rôle des énergies renouvelables, non seulement pour promouvoir le développement durable et combattre le changement climatique, mais aussi en tant que source potentielle d’innovation et de croissance économique.

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Grâce à sa croissance économique, le Brésil a connu des bouleversements considérables pendant la dernière décennie. Les inégalités sociales ont régressé et le revenu est aujourd’hui plus équitablement réparti. Ces modifications concrètes se traduisent par un regain de confiance de la population brésilienne. La demande est plus forte et les priorités ont changé, ce qui a conduit à des modifications au sein du gouvernement ainsi que dans le secteur privé.

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L’expansion du secteur financier au Brésil témoigne du positionnement du pays comme l’un des marchés émergents les plus lucratifs au monde. 

Après avoir reculé pendant deux trimestres, le PIB a progressé au deuxième trimestre. L’activité a connu un solide rebond grâce à la résistance de la consommation privée et à la poursuite de la reprise de la production industrielle, qui s’était fortement contractée les mois précédents. Dans plusieurs secteurs manufacturiers, l’utilisation des capacités de production n’est plus très loin des niveaux antérieurs à la crise. La reprise de l’investissement ne s’est toutefois pas encore manifestée. La demande intérieure devrait connaître au dernier trimestre de 2009 et en 2010 une croissance vigoureuse soutenue par une combinaison de politique budgétaire et monétaire accommodante.

Le cycle d’assouplissement des conditions monétaires s’est interrompu en septembre après une baisse cumulée de 500 points de base du taux directeur en 12 mois. L’affaiblissement continu des résultats budgétaires est imputable à des facteurs conjoncturels, à la hausse inexorable des dépenses récurrentes – notamment de la masse salariale de l’administration centrale – et aux mesures discrétionnaires qui ont été prises en réponse à la crise mondiale. Il est donc peu probable que l’objectif budgétaire de fin d’année soit atteint. Il serait souhaitable de rapporter judicieusement les mesures de relance à compter de début 2010 si, comme escompté, la reprise se confirme.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

La Convention contre la corruption de l'OCDE, qui fêtera son 10ème anniversaire en décembre, a été le premier instrument international de lutte contre la corruption dans les entreprises transfrontalières. Aujourd'hui, 30 pays membres de l'OCDE et huit pays non-membres - l'Argentine, le Brésil, la Bulgarie, le Chili, l'Estonie, Israël, la Slovénie et l'Afrique du Sud - ont adopté la convention.

L'OCDE a un important défi d'image à relever. Vous soulignez que l'organisation, connue pour ses analyses de fond et la fiabilité de ses statistiques, a pour but de représenter toutes les économies pertinentes. Pourtant, les pays émergents ont l'impression que malgré ses efforts de coopération et de développement allant bien au-delà de ses pays membres, l'OCDE reste le porte-voix des pays riches.

Mari Kiviniemi, Ministre finlandaise des collectivités publiques et des collectivités locales ©Gouvernement finlandais

La crise économique touche des familles et des communautés dans le monde entier. Les régions étant les premières concernées, les politiques régionales peuvent jouer un grand rôle dans la recherche de solutions.

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